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ARGENTINE - 2ème partie 

Tandil JOUR 74 :

 

On part visiter la ville aujourd’hui. Mais avant nous devons laver notre linge et écrire le carnet de voyage. Nous nous relayons pour plus d’efficacité puis partons découvrir Tandil. Nous nous dirigeons vers le lac artificiel qui se trouve à une trentaine de minutes de notre hôtel. La cité est pleine de surprises architecturales et nous constatons un véritable changement visuel : nous sommes bien en Argentine ! En effet, les routes, les trottoirs et les panneaux sont plus archaïques ainsi que les bâtiments. Près du lac, il y a un point de vue sympathique qui nous permet d’observer la ville.

Ensuite nous marchons autour de l’étendue d’eau en suivant un itinéraire conseillé par la municipalité. C’est très sympa, nous grimpons sur un monticule chargé d’histoire ; sur celui-ci une statue est posée, c’est le créateur de la ville. Il y a encore possibilité d’admirer la vue. Nous continuons de nous élever surplombant le patelin.

En continuant nous arrivons sur le « cerro Libertador » où le site est assez inattendu. Des pierres gigantesques recouvrent la végétation alors qu’un chemin de pavés permet de se balader autour des monuments. Mais Sam se sent mal, nous décidons de nous arrêter quelques minutes et repartons. Cela fait près de trois heures que nous randonnons et nous sommes à une heure de l’hôtel.

En rentrant nous nous posons, enregistrons nos contenus pour le site et dormons très rapidement.

Tandil JOUR 75 :

 

Une fatigue mentale se fait sentir. Toutes les semaines et des fois tous les trois jours nous devons partir. Là n’est pas le problème, c’est juste que ce n’est pas évident de trouver des logements à bon prix et les demandes de volontariats ainsi que de couchsurfing ne donnent rien. Il faut chercher des options, se prendre la tête sur comment faire et où se loger, sans parler du transport : nous avons l’impression de perdre du temps et de l’énergie à essayer de faire les meilleurs choix possibles. Toute raison gardée puisque nous sommes très chanceux et nous pesons nos mots mais c’est un quotidien auquel on ne s’attendait pas. Pour nous il était évident que ce ne serait pas les difficultés premières alors que sur place c’est bien le cas.

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Nous débattons assis tranquillement sur un banc au milieu de la place principale. L’idée est d’aller où nous voulons et d’arrêter de se prendre la tête sur les logements et les transports quitte à dormir à l’arrache, faire du stop ou attendre longuement les cars. Il faut, sans faire les fous furieux, se mettre plus en danger, vivre au jour le jour, c’est sûr mais surtout et c’est le but de notre aventure, nous laisser guider par nos envies, nos émotions et nos rencontres. Tout à coup, la sensation de bien être revient, comme une légèreté retrouvée et un sentiment de béatitude redécouvert.

 

Après avoir bien mangé, requinqués, nous découvrons un autre lieu assez exceptionnel après une bonne heure de marche. Élevé à 266 mètres, un immense caillou est posé en équilibre sur de la roche, nous avons l’impression que cette pierre est comme tombée du ciel, caressant délicatement sa famille rocheuse. Un spectacle naturel aussi impressionnant que relaxant. Cela confirme notre ressenti après notre discussion : Allons où nous voulons et nous nous y retrouverons. Nous rentrons en stop repassant par un site religieux : la religion est planétaire c’est dingue. Le site est d’une démesure à couper le souffle ! Nous avons l’impression que les Argentins sont encore plus croyants que d’autres peuples.

Trajet + Azul JOUR 76 :

 

C’est décidé, nous partons. Pas d’horaire de bus en tête, pas de réservation pour dormir, nous prenons, déterminés, la route. Environ trente minutes nous séparent du terminal, nous marchons jusque là, radieux, sous un soleil de janvier assez puissant. Transpirants, nous écoutons au terminal de bus, les différentes options qui s’offrent à nous. Nous en retenons une, notre véhicule part à 16h, nous avons donc près de quatre heures d’attente. Ce n’est pas un soucis, nous mettons en garde nos sacs à dos et traçons vers Carrefour où une grande galerie nous attend. L’objectif est simple : acheter une tente !

Cela passe par ça aussi, changer ses habitudes et camper, de plus il semble inévitable de poser sa « carpa » en Patagonie. Une heure et demie plus tard, nous avons notre sésame acheté en réduction. Pour la qualité, on verra en l’utilisant !

L’attente nous semble moins longue que prévue et nous profitons d’un accès wifi pour contacter nos proches.

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En arrivant à Azul, Sam essaie de décoller ses yeux et de se « recoiffer » alors que Mo est au taquet pour demander la suite du trajet : nous voulons aller à Sierra de la Ventana. « Pas de bus, enfin pas aujourd’hui ! » c’est la réponse que l’on nous donne au guichet. Nous avons besoin de réflexion, nous trouvons un banc pour nous poser, grignoter et fumer une cigarette. Mo saute alors sur une femme près de nous. Il y a bien des hôtels à côté du terminal mais elle n’a pas idée des prix. Le camping est à l’autre bout de la ville. Bon que fait-on ?

La vie est bien faite. Les choix faits nous poussent à agir différemment et les gens le voient. Nous nous disons ça une fois que nous sommes posés au camping de la ville avec une bonne bière. Comment avons nous fait ? Vous voulez que l’on vous raconte cette histoire : Ok, retour en arrière.

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Alors que nous sommes encore à fumer, un homme nous accoste, parlant à la vitesse de l’éclair, il veut nous aider. Nous essayons de communiquer, non sans mal, et nous le suivons pour prendre un taxi. Saul (avis aux amateurs), de son prénom, est un homme d’une soixantaine d’années, architecte, vivant à Azul. Il nous a vu dans le besoin. Un de ses amis est le responsable du camping municipal qui est loin mais qui dispose de douche, d’un court d’eau et qui n’est pas cher. 130 pesos la nuit soit environ 6€ pour deux.

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Mais il n’y a pas de bus qui aille jusque là-bas. Il nous négocie, donc, un taxi dont il paye plus de la moitié sans qu’on est rien demandé : cet homme au crâne dégarni et à l’allure d’un touriste, avec ses lunettes miroir, est vraiment génial. Le taxi nous dépose devant l’entrée, nous pénétrons dans l’enceinte et sommes accueillis par le gérant. Trois quarts d’heures après nous sommes au petit oignons à discuter avec un Uruguayen.

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Anecdote dont on se souviendra longtemps et choix gagnant pour un moment enivrant et ce n’est que le début. Nous avons accosté un jeune homme, casquette noir sur la tête, et nous discutons ensemble durant de longues minutes. Renzo est un ouf, un ouf malade ! Il traverse l’Amérique du Sud depuis l’Uruguay jusqu’à Ushuaïa et remonte par les routes de la Cordillière : le tout en bicyclette ! Il est maçon en Uruguay et habite à proximité de Colonia del Sacramento, une ville que nous connaissons un poil.

Nous sommes ravis d’échanger avec lui car il fait des efforts, cela nous donne envie d’en faire. Nous prenons confiance. En plus il est très poli, il nous dit que nous parlons bien et que nous comprenons ce qu’il dit. On déguste ensemble ce coucher de soleil en discutant de choses et d’autres.

Arrive le moment où un homme préparant la « parilla por la cena » vient nous parler. Un Argentin d’une cinquantaine d’années au maximum commence à raconter des blagues que nous comprenons quand il parle lentement. Il nous explique que son amie va revenir et qu’elle parle français : elle était prof il y a des années. En plus, il adore quand sa dulcinée parle notre langue.

La femme revient et nous nous amusons à parler espagnol et français. C’est très intéressant pour nous car cette femme peut traduire quand ils parlent à grande vitesse.

Très vite , ils nous invitent à leur table et à dîner. Le barbecue bat son plein avec de gros bouts de viandes de bœuf à griller. Ils nous font goûter un mélange succulent à en faire saliver plus d’un : aubergines, courgettes, ail, piments et de l’huile le tout servi frais. Un délice. C’est à ce moment que l’on fait les présentations : elle c’est Lorena et lui c’est Carlos.

 

Ils sont supers avec l’envie de vraiment bien nous recevoir. Des amis arrivent ensuite et nous passons un moment plus qu’appréciable mangeant à la main la viande, partageant les couverts pour la salade ainsi que le mélange et buvant de la bière. Nous parlons de gastronomie, de coutumes locales, de pêche, de l’Europe, de voyage et bien sur de football. Les Argentins sont fous quand il s’agit de foot, vraiment incroyable ! A minuit, nous partons dormir, le départ sera assez tôt demain afin de ne pas manquer le seul bus allant vers Sierra de la Ventana.

Trajet + Serra de la Ventana JOUR 77 :


Nous remballons notre tente quatre étoiles ! Elle est super, nous sommes conquis. Nous quittons le camping fatigué, il y a eu la fête toute la nuit dans les environs avec de la musique jusqu’à huit heures du matin. En partant nous demandons au responsable du camping d’appeler un taxi. Dix minutes plus tard il revient, ouvre le coffre de sa voiture et nous fait signe : c’est lui qui va nous déposer en gare routière. Un grand merci à cet homme, père de famille et travaillant depuis 20 ans dans cet établissement. Sur la route, nous lui posons quelques questions sur son pays et lui demandons son avis sur plusieurs sujets.

Il tient un discours complètement différent des autres que nous avons eu jusque là. Pour lui, les Argentins se plaignent beaucoup, parlent énormément mais ce n’est pas si dur que ça de vivre ici. Il est moins évident d’habiter dans des lieux comme la Colombie, le Venezuela et le Pérou qui sont des pays beaucoup plus pauvres. Et oui, ça paraît dingue mais c’est simple et il a sûrement raison : « Dans ces endroits, ils ne mangent pas à leur faim, moi ça va, regarde mon ventre ! » dit-il en se touchant le bidon. Une bonne leçon et un avis que nous retenons pour la suite de notre périple. Il nous dépose au terminal de bus et nous allons manger avant de prendre la route. Depuis le temps que nous voulons aller à Sierra de la Ventana, nous sommes optimistes et pressés d’arriver à destination !

Arrivés en terre promise, nous cherchons activement un coin pour dormir. Ce patelin est vraiment dépaysant et l’on sent que l’on va apprécier les environs et les beautés cachées de cette région. Nous nous posons dans une chambre située à l’intérieur d’un camping pour environ 15€ la nuit.

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Sierra de la Ventana JOUR 78 :

 

Nous avons une réponse positive. Oui, enfin. Mais il faut faire machine arrière, ne dit-on pas qu’il vaut mieux reculer pour mieux sauter ? Et bien il faut réfléchir mais on nous propose d’aider dans la construction d’une maison à Tandil ! Ça nous tente vraiment de participer à cette nouvelle aventure.

Motivés et ragaillardis par cette super nouvelle nous voulons découvrir le parc provincial situé à 25 kilomètres de là. La réponse de l’office de tourisme nous refroidi : Il y a trois bus le matin qui mène au parc, un à 6h00, un à 7h10 et le dernier à 9h50. Il est dix heures passé, nous irons au parc demain. Nous décidons de visiter la ville et de grimper sur une colline offrant un point de vue sur la bourgade. Ce que nous nous empressons de faire. Aujourd’hui c’est la fournaise : près de 33° à dix heures. Nous ne nous démobilisons pas et allons dans un premier temps jusqu’à une plage aménagée en bordure de rivière. C’est très sympa mais garnit de monde donc nous fuyons au plus vite. Nous escaladons alors le Cerro « Centinela » ou « del Amor » qui offre donc le panorama. C’est sympa, assez simple malgré le coup de chaud logique au vu du temps. Nous buvons énormément et discernons au loin un autre lieu de baignade. Nous y courons et y restons un long moment en profitant de l’eau et d’un coin ombragé afin de discuter, jouer au fameux jeu le « Love Letter » et se reposer. En rentrant nous trouvons sur notre chemin un bar à bières artisanales, le top. Nous savourons nos boissons houblonnées et picorons du fromage, jambon et autre bout de poulet. Nous ne traînons pas, demain le réveil sonnera à 6h00.

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Sierra de la Ventana JOUR 79 :

 


Réveil très matinale aujourd'hui. Une grosse journée nous attend pour fêter l’anniversaire de Samuel. Nous avons décidé d’aller au Parc provincial randonner. Pour cela, nous prenons un “combi” à 7h10 (c'est un minibus en fait) pour rejoindre l’entrée B. Le parc se divise en fait en deux parties et il faut environ 30 minutes pour y arriver. Bien sûr le transport est payant, l’entrée aussi et certaines randonnées également. Celle que nous envisagions de faire n’est pas autorisée en ce moment. Il faut dire que nous subissons un épisode de canicule depuis plusieurs jours qui rend cette ascension d’environ mille mètres trop dangereuse. De ce fait nous décidons de nous rabattre dans les parcours inclus dans l’entrée et nous voilà partis pour un peu plus de trois heures de marche sous un soleil et une chaleur plombante. Sur le retour du premier parcours, Mo en tête entend un pied glissé, se retourne et voit Sam tomber au ralenti. Plus de peur que de mal pense-t-elle, mais malheureusement Sam s'est vraiment fait mal. Son talon est venu percuté une autre pierre et malgré la bonne chaussure, un bout de peau est partie. La journée s'annonce plus compliquée que prévu. Et joyeux anniversaire surtout ! Passé quelques instants, nous repartons, un peu plus lent pour finir le chemin. Sam est motivé pour continuer, la douleur était plus vive sur le coup, et nous entamons la rando suivante. Une ballade moins belle mais tout de même impressionnante, et oui nous devons des fois escalader les pierres pour se frayer un chemin.

Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte et me modifier. C'est facile.

11h30 nous sommes de nouveau à l’entrée du parc, profitant d'un moment de récupération, boisson et encas lorsque Mo chuchote : Sam retourne toi mais sans geste brusque, il y a un énorme lézard derrière toi ! À quelques centimètres de nous l’animal déambule et se rapproche même encore un peu plus. Ces bêtes sont vraiment étonnantes. La couleur verte et grise et l’aspect de la peau nous surprennent. Nous reprenons ensuite un combi en direction de la deuxième entrée du parc à 4 kilomètres de là. C'est reparti pour 2h30 de marche. Le premier parcours est une ascension de 760 mètres. Passé midi, sous le cagnard accompagné de bonnes rafales de vent, après déjà quelques heures de randonnée, la fin de la montée est éprouvante. Mo est en légère souffrance mais le panorama d’en haut vaut le détour et les difficultés sont rapidement oubliées. Sur la descente s'est au tour de Mo de se faire mal, son pied reste coincé entre deux pierres et crac la cheville. Plus de peur que de mal mais cela sonne l’heure de rentrer se reposer. Le prochain combi étant dans une heure nous décidons de faire du stop. L’idée semble très bonne, sans compter que la route est en plein soleil, qu'il n’y a absolument aucun endroit pour se protéger et que nous arrivons dangereusement sur la fin de nos 5 litres d'eau prévus pour la journée. Nous nous postons quand même le long de route. En apercevant une voiture arriver au loin, Sam commence à prier: “c'est mon anniversaire, c'est mon anniversaire, aller s'il vous plaît la première voiture”. Et bingo ! La voiture s’arrête, Mo demande au conducteur s'il va dans notre direction et double bingo ! La chance nous a souri. Les deux jeunes argentins de Bahia Blanca sont très sympathiques et discutent tout le long du trajet. Nous rentrons au camping bien fatigués de cette journée. Nous prenons le temps de nous reposer et de nous rafraîchir, il y en a besoin, avant de repartir manger au restaurant pour fêter les 32 ans de Sam. Mais la soirée ne sera pas bien longue.

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Sierra de la Ventana, JOUR 80 et 81 :

 

Pour l’anniversaire de Sam, Mo a décidé de lui faire une petite surprise en l’emmenant dans un endroit à priori pas fait pour nous. Nous quittons le camping familial et sa colonie pour atterrir dans un magnifique hôtel, avec piscine et spa. Sam est ravi et Mo est très heureuse aussi. Durant ces deux jours, nous profitons de l’eau à foison. Cela nous aide à mieux vivre la canicule. L’heure est au repos avant notre prochaine mission. Un moment hors du temps, juste une parenthèse dans le trip. 

Sierra de la VENTANA + Trajet, JOUR 82:

 

Aujourd’hui nous quittons ce petit nid douillet pour retourner vers Tandil où de nouvelles aventures nous attendent. Après avoir pris un petit-déjeuner monstrueux, nous demandons s'il est possible de libérer la chambre à 10h30 comme prévu et de rester dans l'hôtel pour travailler sur le site et éventuellement faire un petit saut dans la piscine. Notre bus n'étant qu'à 23h00 le soir, nous avons le temps de voir venir. La personne de la réception, après avoir vérifier si nous pouvions faire un check-out late, nous informe que malheureusement non. Nous pourrons rester dans l’hôtel et avoir accès à internet mais pas à la piscine. Nous remontons donc pour boucler nos affaires et redescendons quelques instants plus tard, chargés comme des bourricots. Un responsable de la clientèle (enfin c'est ce que nous pensons) vient nous voir pour s'excuser. Il n’y a pas de problème, nous pouvons rester plus longtemps et profiter de l’ensemble des prestations de l’hôtel. Pour nous, c'est sans surplus. On se demande toujours pourquoi ! Faux départ nous retournons donc dans notre chambre. Après un rapide tour dans le centre, nous décidons d'aller directement à la piscine. La canicule nous suit toujours et il fait très chaud : 35 degrés à 10h00. Nous avançons ensuite sur le site, photos et écriture avant un ultime bain. Le bonheur s'empare de nous ! Cette fois-ci, c'est la bonne. Nous partons pour de bon. Nous nous dirigeons vers la gare routière enfin si on peut dire une gare. En fait c'est un « kiosco » qui fait office de gare routière. Nous manquons de peu de monter dans la mauvais bus et roulons toute la nuit en plusieurs étapes.

Trajet + Tandil JOUR 83 :

 

Nous faisons halte à Olavarria de deux heures à trois heures du matin environ. Ensuite nous partons vers Tandil. Vers 6h00 nous débarquons dans un endroit que nous connaissons. Nous patientons quelques heures car la femme qui nous reçoit a gentiment décidé de venir nous chercher. Sylvia arrive et nous prenons la route vers son domicile. La maison se situe à proximité de la ville, 6 km à peu près. C'est près de la cité mais en pleine campagne, c'est une maison en argile encore en construction bâtie sur la moitié d'un hectare. Nous faisons connaissance avec son compagnon Gabriel et les enfants Lisia 12 ans et Amanda 11 mois .

Ils nous proposent un petit déjeuner et nous piquons la tente dans un coin du grand terrain qu'ils possèdent. Ensuite nous nous reposons un peu avant d'aider à organiser les travaux, ranger et aménager. Nous trions le bois pendant un petit moment. A la suite de ça les parents de Gabriel arrivent et nous discutons de choses et d'autres avec ces gens charmants. La mère de celui-ci parle un peu français, c'est rigolo. Le soir nous mangeons un bon petit plat à base de quinoa et partons au lit.

Tandil JOUR 84 :

 

Nous avons dormi comme des marmottes, nous nous levons vers 10h30 et déjeunons avant de nous lancer sur un petit chantier : il y a, sur une partie du toit, de la terre et des pierres à enlever. Armés de seaux, d'une pelle et d'une truelle nous exécutons. C'est assez physique, il faut charger les seaux et jeter le contenant dans l'herbe. Après deux heures de boulot, nous mangeons de superbes pizzas végétariennes à base de carottes, d’œufs, d'oignons et de fromage. Sur certaines, il y a du basilic c'est très bon. Nous goûtons aussi un jus de citron avec de la menthe, un délice. Nous repartons ensuite sur notre chantier. Maintenant que les bâches sont mises à nues, nous devons en remettre une qui recouvre entièrement le toit et la recouvrir de terre. La bâche est facilement posée même si le vent nous embête un peu. Pour remettre la terre, nous remplissons des seaux que nous montons manuellement à l'aide d’escabeaux ! Nous remettons la terre enlevée ce matin mais il n'y en a pas assez. Demain nous continuerons.

Tandil JOUR 85 :

 

En ce lundi 15 janvier, nous brassons de la terre à nouveau. Nous mettons la date sur les conseils d’un bon copain… Nous vous demandons à vous chères lectrices et chers lecteurs de ne pas hésiter à nous contacter pour nous aider à ce que ce carnet de voyage, le vôtre, évolue dans votre sens. Vraiment, nous serions très heureux d’écouter vos suggestions et recommandations. N’hésitez pas ! Cette fois-ci c’est pour le futur agrandissement de la maison. Le tas de terre est juste à côté mais les murs sont déjà montés d’un mètre environ. Il nous faut donc remplir des seaux et les passer au-dessus de ce muret afin d’étaler la terre sur toute la surface. L’idée ici est de la répartir ainsi que de la tasser afin de pouvoir monter le niveau du sol. On y trouve des bouteilles vides : « C’est pas grave, on les laisse, mettez la terre dessus » nous dit Sylvia ! Pendant donc deux heures et demie nous opérons sous une chaleur lourde et sèche alors que de petites rafales de vent nous heurtent le visage de temps en temps.

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Nous traçons manger tandis que « notre » montagne de terre n’est plus qu’un pâté affalé sur le sol de la campagne. Après ce dur labeur durant ces heures d’effort, nous nous sentons forts bons bricoleurs mais nos ventres ne font pas les crâneurs… Nous avons faim ! Enfin assis, prêts à manger, nous sommes heureux comme des gamins. En parlant d’enfants, nous rencontrons Zoé et Pedro, les bambins de Sylvia, âgés respectivement de neuf et onze ans.

 

Les repas ici c’est quelque chose : cinq adultes, trois enfants et un bébé autour d’une petite table où chaque coin à son utilité. Les couverts sont quelques fois partagés tout comme les verres. Nous avons décidé de participer un poil, nous nous relayerons donc pour la vaisselle le midi et le soir. Logique !

Nous rejoignons notre chantier et bossons pendant une heure l’après-midi. A la suite de cela nous nous posons et mangeons aux alentours de dix heures, l’heure Espagnole, heu non Argentine.

Tandil JOUR 86 :

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Il fait encore beau, c’est très plaisant. Nous avons de la chance car nous pourrons avancer sur nos activités. On remet un peu de terre le matin et lorsque Gabriel revient du « centro » nous attaquons… la terre. Mais celle du toit, enfin c’est ce que nous croyons… Tout d’abord Morgane est envoyée à peindre. Le couple veut se construire un garage afin d’y ranger la voiture ! Ils ont récupéré une structure à assembler mais les pièces sont rouillées et ils veulent les repeindre.

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Gabi nous explique le tout et Mo fonce pinceau dans une main et feuille à poncer dans l’autre ! Ça lui fait du bien de changer d’activité. Sam est tout heureux de voir ça et se dit que lui aussi va troquer une action pour une autre.

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Mais tout à coup, Gabriel se rue sur le poulailler : il y a un « huron » ! Nous ne comprenons que quelques secondes plus tard : une bestiole est entrée dans l’habitation des poules pour les bouffer ! Sylvia est en détresse et nous la comprenons. Tous les œufs et la viande gâchés à cause de cet animal qui chasse directement à la source. Quel manque de respect, incroyable ! Mais au fait, c’est quoi un « huron » ? Premièrement, merci de le prononcer à l’Espagnol en avalant le « H » en roulant le « R » et en accentuant la terminaison par « onne » ! Merci bien, nous ne serons pas les seuls à faire des efforts ! Deuxièmement, il serait aimable de ne pas se moquer de nous à la fin de cette anecdote. Et troisièmement, il n’y a pas de troisièmement !

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On nous explique et nous comprenons que c’est un petit renard ! Tout content d’avoir compris, Sam se remet tranquillement au boulot en transportant des poutres qui serviront à l’extension du toit. Mais il est prêt à en lâcher une et se fracasser le pied quand Gabi fonce de nouveau vers l’ergastule du commissaire ! Sam se précipite et le suit à la trace. Mais il est encore loin quand Gabriel se charge du « huron » ! Deux, trois coups de machette assez impressionnants lui permettent de décapiter la bête. Sam s’approche lentement tandis que Mo regarde au loin, stupéfaite, la scène : il y a un furet zigouillé dans la basse cour. Il est complètement froid le pauvre, une partie du corps dans la cage et l’autre en dehors. A ce moment là, Sam se sent con, il faut le dire. Il regarde le bourreau de la bestiole, sourit et lui fait comprendre qu’il n’avait pas compris. Un quiproquo auquel Gabriel rigole en disant que ce n’était pas si simple d’expliquer ce que c’était ! Puis il exprime sa déception mais il n’avait pas le choix… 4 poules sont mortes tout de même. Mais le poulet a résisté. C’est alors que nous retournons au travail.

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Mo avance doucement sur ses ossatures métalliques, en effet elle fut perturbée par ces attaques délibérées et cette scène d’exécution. De son côté Samuel, accompagné de son acolyte Argentin, fait du ciment. C’est génial mais il ne sait pas réellement pour quoi faire. Dix minutes plus tard, il étale la bouillasse autour du poulailler. Et oui, cela en est fini des petits fripons de furets qui exterminent les poules !

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Morgane accentue la cadence et Sam remplit maintenant des seaux de terre pour le toit. Les deux hommes les envoient sur le revêtement plastique. Le soir, des courbatures apparaissent sur tout le corps de Sam et Mo le masse gentiment.

Pour les intéressé(e)s, le « huron », enfin son cadavre, a disparu dans la nature, mangé par les rapaces en très peu de temps.

Tandil JOUR 87 :

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Nous ne nous activons qu’en fin d’après-midi aujourd’hui. Nous en profitons pour nous balader dans les environs et découvrir un petit lac naturel. C’est la campagne ici, les routes sont caillouteuses et sablonneuses. Une demi heure plus tard nous rentrons à la « casa » pour manger. Silvia est une sacrée cuisinière et nous nous régalons encore une fois.

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Vers 17h00, c’est parti. Mo, telle Léonor Fini, continue son travail d’orfèvre sur les charnières métalliques. Sam, lui, doit révoquer la « casilla »(prononcer « ch » pour les deux L en Argentine!). C’est simple il faut la démembrer en enlevant les panneaux de bois mélaminés et les baguettes d’angles. Il y en a partout : sur les murs, au plafond. Armé d’un pied de biche et d’un marteau, il s’exécute. L’idée est de pouvoir refaire à neuf cette roulotte afin d’y dormir et de stocker du matériel.

 

Une fois le tout enlevé, le coup de balai n’est pas de trop pour laisser place plus tard à un bon coup de peinture ! Nous attendons ensuite de manger en s’occupant de plusieurs manières. Mo s’amuse au Uno, jeu universel, avec les deux filles Lijia et Zoé pendant que Sam lit et essaie de finir le Rubik’s cube ! Vingt-deux heures, c’est le moment de passer à table, tout ce petit monde s’entasse pour se régaler ! Une fois les dents brossées, nous regagnons notre tente et regardons un film, cela faisait longtemps.

Tandil JOUR 88 :

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Au levé, le rituel est toujours le même : S’habiller dans la tente, sortir et traverser le jardin, entrer dans la maison, dire bonjour aux habitants levés et foncer aux toilettes ! (Ce sont des toilettes sèches assez bien conçues. La cuvette est posée et fixée sur une marche en ciment. Cette élévation comporte un trou pour les gros besoins et un compartiment pour les petits besoins, c’est très bien fait. Le seul point négatif est le nettoyage et le remplacement de la bassine d'excréments. Odeurs très fortes lors de cet astiquage et quand cela fait quelques jours que ce n’est pas fait !) Ensuite, nous déjeunons simplement : café accompagné de pain et/ou biscuit en fonction des jours.

Nous exploitons notre matinée pour garnir le site et s’occuper de la prochaine vidéo qui arrivera vite. En fin de journée, nous bougeons nos popotins ! Mo continue ses œuvres d’arts et Sam détruit la caravane ! Quand Mo termine son atelier, elle vient rejoindre Sam tout près pour lui filer un coup de main. Nous sommes à fond pour destroyer tout ça. C’est alors que Gabi arrive, nous parlons avec lui pendant de longues minutes sur les différentes sociétés et les modes de vies.

 

Il a une vision féerique de la vie Européenne et Française. Un peu comme le rêve Américain. Nous lui expliquons les réalités de chez nous tout en lui énumérant les qualités de notre pays. C’est, encore une fois, incroyable de constater que les visions sont globalement les mêmes que chez nous ! Il nous demande même si nous voulons rester habiter dans son pays. Nous répondons que pour l’instant ce n’est pas prévu ! Cet échange permet de mieux se comprendre aussi, nous expliquons avec notre espagnol de primaire l’idée du voyage, ce que nous recherchons…

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C’est un rapprochement nécessaire mais pas forcé, totalement naturel. Lui est musicien, il donne des cours à des enfants et se produit sur scène, âgé de 46 ans qu’il ne fait pas du tout, il possède 5 guitares et un banjo. Quand ses doigts frottent la sèche sud américaine, on sent la passion, l’envol ; il joue un blues argentin au rythme décousu mais très plaisant. « La musique adoucit les cœurs » nous dira-t-il. Il adore parler français. De petite taille mais fort physiquement, ses longs cheveux bouclés et sa barbe lui donnent des airs d’aventurier. Sa fille vit au Brésil, à Paraty avec sa maman, il la voit essentiellement pour les vacances.

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Une fois le bois enlevé, il faut l’emmener, à l’aide de la brouette, au niveau de l’entrée du terrain et le coin des déchets. Nous ne sommes pas doués pour l’équilibre et les plaques de bois et de polystyrènes tombent ou s’envolent en chemin, les boulets. Finalement, nous réussissons notre mission et rentrons. Demain, nous commencerons plus tôt afin d’enduire les murs de boue ! Oui, oui !

Tandil JOUR 89 :

 

Alarme à 8h00 nous nous réveillons comme des fleurs mais heureusement pour nous pas besoin de doliprane. Nous sommes déterminés à nous éclater avec la boue. Nacho, un ami de Sylvia, est présent pour le coup afin de nous montrer comment procéder. Il faut être pragmatique : en quelques minutes nous avons les mains pleines de gadoue ! Nous avions déposer une petite dizaine de timbales de sable dans une cuvette naturelle près de la maison. C’est en fait un trou qui sert d’emplacement au mélange que nous appliquerons sur les murs.

Le copain de notre hôte brasse à coup de pelle la mixture et la charge dans les seaux. Sam s'occupe de déposer le tout près de la zone de travail sur un grand plastique posé au sol. C’est super lourd. Quand il arrive sur place, en ayant contourné une partie de la maison, Mo l’attend de pied ferme. Elle prend une barrique mais ne la porte pas ! Le mélange de terre, de sable et d’eau est plus fort qu’elle. Nous enchaînons plusieurs passages et versons le mélange qui colle aux bassines. Ensuite Nacho nous expose les gestes et la méthodologie : Il faut, dans un premier temps, ajouter de la paille à la mixture, mélanger le tout à la main ou puisqu’il est en botte, grimper dans la boue et assembler tous les ingrédients.

En second lieu, il faut humidifier le mur afin que l’adhérence soit parfaite. Dans un troisième temps, il faut mettre la pâtée dans sa main, la jeter sur le mur et l’étaler. Il s’exécute et en deux temps trois mouvements. Il envoie tout ça sur la paroi et utilise ses doigts afin de remplir les trous puis la paume de sa main pour badigeonner au mieux l’enduit. Enfin il se retourne vers nous et s’exclame « Muy rapido ! » Il repart ensuite vers son bout de façade. La technique est limpide..

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Mo regarde Sam, Sam regarde Mo. En effet cela n’a pas l’air si compliqué ! Vamos ! Dix minutes se passent, nous avons bien galéré : « Muy rapido ? Es una broma ! » rigole-t-on. Avec un peu de temps, nous accomplissons de vrais miracles, ok on en rajoute un peu !

Plus sérieusement, nous apprivoisons l’activité. Cette façon de faire est original, un véritable travail de fourmis cela prend beaucoup de temps. Et puis c’est physique et le poids de ce mélange est non négligeable mais nous prenons beaucoup de plaisir à mettre la main à la patte !

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Vers 13h30 nous arrêtons de travailler, épuisés, à bout de force. Une sieste s’impose dans l’après-midi et le soir est très tranquille.

Tandil JOUR 90 :

 

Notre motivation est un peu en berne ce matin. Peut-être est-ce dû à l’investissement d’hier. Nous n’avons pas encore parlé avec nos hôtes de notre départ. C’est un sujet qu’il faudra bien évoquer histoire de ne pas déranger et que l’on soit sur la même longeur d’onde. Mo passe la journée entre lecture, écriture et relaxation. Sam, de son côté, lit aussi mais il passe plus de temps à regarder des vidéos de sport sur internet ! Dans l’après-midi nous nous dirigeons vers le jardin. Sylvia nous demande de désherber autour des arbustes près de la maison. Pas grand-chose de différent si ce n’est qu’elle met de la paille autour afin de protéger au mieux les arbrisseaux. Une fois terminé, nous partons à l’entrée du terrain où il y a un deuxième potager. C’est un vieux copain qui nous demande de l’entrain et nous y mettons les mains pour cultiver notre jardin, soucieux d’avoir de bons points, outils d’hier et de demain empoignés comme des coquins, nous nettoyons le coin, comme demandé, avec soin.

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Nous n’aurons pas fait grand-chose mais au moins cela nous a permis de se bouger les fesses. Soudain, Sylvia demande de l’aide à Sam. Gabi construit, côté est de la maison, une extension du toit pour protéger le mur des intempéries. Morgane porte la petite Amanda puisque Sylvia doit tuer le poulet, notre repas de ce soir ! Ce poulet aura survécu à plein d’évènements : le huron, la canicule qui a tué plusieurs de ses camarades et de nouveau les furets. Mais il ne résistera pas à Sylvia ! Pendant ce temps là, Mo occupe Amy afin qu’elle n’assiste pas à ce combat complètement déséquilibré. Gabi et Sam eux, bossent sur le toit jusqu’à la nuit tombée. Nous mangeons donc ce fameux coquelet. Un délice, une chair tendre mais épaisse et un goût fort sans écœurer. Nous engloutissons ce succulent repas et tombons sur nos matelas, emmitouflés dans nos duvets.

Tandil JOUR 91 :

 

Aujourd’hui c’est dimanche. Sam est un peu ronchon ce matin ! Il n’a pas très bien dormi et ça se ressent. Mo en essuie les plâtres d’entrée de jeu. Après le petit-déjeuner, il décide de tenter une sieste. Mais c’est un échec. Remotivé par la contrariété il décide finalement de proposer ses services à Gabi qui travaille déjà. Ils reprennent donc ensemble leur chantier de la veille en s’attaquant à l’extension. Cette fois si c’est de l’autre côté, à l’ouest et c’est le début puisque qu’il faut creuser des trous pour enfoncer les poutres qui serviront à l’extension. Sous une chaleur supportable ils travaillent pendant que Mo prend quelques clichés.

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Ensuite, nous discutons un long moment avec Sylvia. Tout d’abord, elle nous demande jusqu’à quand nous souhaitons rester. Ce à quoi nous lui répondons que c’est à eux de décider, on ne veut pas s’imposer ! Elle enchaîne en expliquant que pour le couple, cela se passe bien. Nous sommes faciles à vivre et gentils et qu’ils sont contents qu’on soit chez eux. Nous sommes très heureux de l’entendre nous dire ça. Nous nous mettons d’accord, deux semaines, c’est pas mal ! A la suite de ça nous discutons de nos emplois en France.

Sam lui explique que c’est spécial puisqu’il travaille avec des bénévoles. Il y a beaucoup d’implication de la part de tous les partis. Elle comprend et nous discutons ensuite de l’école : ici les enfants y vont de 8h00 à 14h00 et ils sont libres l’après-midi. Dans l’école de Zoé et Pedro, des activités sont proposées, ce système n’existe pas partout mais Sylvia trouve que cette école et intéressante, que les enseignants sont impliqués et que l’état d’esprit qui y règne est très positif. Cette femme de 35 ans, a déjà deux enfants et le petit bébé mais elle est encore enceinte de quatre mois environ.

 

C’est une battante, une sorte de guerrière qui sait ce qu’elle veut. Comme dit Gabi : « Hay que ver con la réfé ! » Armée d’une longue crinière brune, elle a le teint mat, est douce, très bonne cuisinière et travaille dans le milieu écologique. Elle bossait à la ville avant d’en avoir marre et de décider de vivre autrement. Ce soir la famille part fêter l’anniversaire de la maman de Gabriel. Un magnifique gâteau a été fait pour l’occasion. Nous restons à la maison en solitaire et grignotons un peu.

Tandil JOUR 92 :

 

Nous avons décidé aujourd’hui, avec l’accord de nos hôtes bien sûr de ne pas travailler et de se faire une petite virée en ville. Après avoir pris notre petit déjeuner rapidement nous nous chaussons pour prendre la direction du centre. Il faut compter une bonne heure à pied. Nous entamons notre progression à travers les chemins de terre afin de retrouver la véritable route et faire du stop. C’est le cagnard, il est 12h30 donc c’est logique et les voitures ne se bousculent pas.

 

Trouver du positif à chaque situation, telle est notre nouvelle devise. Cela nous permet donc d’admirer de superbes maisons sur le même principe que celle que nous aidons à finir : construcción de barro ! Après un peu de temps un 4x4 Chevrolet s’arrête et accepte de nous emmener ! On ne va pas se mentir, ce n’est pas le genre de voiture qui habituellement s’arrête devant nous. Vous imaginez donc notre surprise en découvrant au volant un jeune d’une vingtaine d’années, moutachu et s’appelant Bernardo. On a bien cherché dans le bolide, on n’a pas trouvé Mr Renard.

 

Bien gentiment il nous dépose sur la place principale, devant un super resto niveau qualité / prix. Malheureusement nous le connaissons déjà et une fois descendus de voiture, nous nous mettons à la recherche d’une nouvelle table.

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Nous passons l’après-midi à flaner dans la ville à la recherche de différents objets dont le principal pour Sam est un Rubik’s Cube ! Une joie immense le submerge lorsque nous trouvons ce précieux et que de surcroît il est de meilleure qualité que celui sur lequel on s’entraîne depuis maintenant une semaine. Même l’arrivée de la pluie vers la fin d’après-midi n’entache pas la bonne humeur de Sam. Nous nous posons quelques minutes et réfléchissons : une heure à pied sous la pluie ou se faire ramener par Gabi qui est actuellement en ville… C’est tout vu ! Nous déambulerons encore deux bonnes heures en attendant notre chauffeur.

 

 

 

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Tandil JOUR 93 :

 

Au réveil, on se demande bien ce que l’on va faire ! Nous ne voulons pas trop retourner au jardin. Nous n’avons pas la main verte et ce n’est pas notre tasse de thé. C’est toujours bien d’apprendre mais si on nous propose autre chose, nous serons ravis ! Bon, et bien aujourd’hui c’est jardin ! Nous trouvons tout de même de la motivation et nous nous mettons en action.

 

Dans la serre, il y a un espace d’environ trois mètres carrés ou il faut éradiquer la verdure obsolète. La chaleur est folle sous cette serre, Sam dégouline et Mo part souvent respirer à l’extérieur. Mais nous carburons. Après cela nous voici dehors à enlever les mauvaises herbes dans le potager histoire de protéger les plans de tomates. Nous y mettons de l’énergie même si ce n’est pas notre boulot préféré ! En ce mardi 23 janvier, le vent se lève petit à petit testant notre tente par la même occasion.

 

L’heure est venue pour Samuel de nettoyer un peu le PC ! Enfin un peu était l’idée de base car finalement il a supprimé TOUS les documents importants et le carnet de voyage, bravo l’artiste ! Sans passer par la case corbeille, bien entendu. Désolé les amis, ceux et celle qui veulent une carte postale, revenez vers nous et envoyez-nous votre adresse hahaha ! Bref, durant l’après-midi nous essayons en vain de récupérer nos documents, certains étaient archivés par mail mais d’autres non. Il faut reprendre le carnet de voyage avec 6 jours d’écrits effacés sans sauvegarde.

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Plus tard, nous sortons et croisons un lézard qui a attrapé un œuf ! Impression garantie.

En fait c'est Gabriel qui donne des oeufs aux lézards, nouveaux animaux de compagnies afin qu'il restent aux alentours du jardin.

Le temps passe tellement vite en Argentine qui'il faut une autre page de récits ici !

MOCHILAS JUNTOS

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