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URUGUAY

Punta del Diablo + Castillos JOUR 43 :

Nous posons nos souliers sur une terre battue sèche qui vole dans tous les sens subissant les rafales de vent. Enfin nous sommes à destination ! Nous trouvons notre auberge mais la réalité nous rattrape. Il n'y a pas de distributeur de billets et nous n'avons pas assez de monnaie pour s'assurer les trois nuits voulues. La fatigue de ces dernières heures, les attentes lors du trajet, le peu de place dans le bus, tout ce voyage est monté crescendo en matière de mauvais points. Lorsque nous apprenons ça c'est la détresse ! L'émotion est à son comble et notre patience en prend un coup.
Le garçon de l'auberge est extra et nous aide, il nous propose de payer en euros la nuit mais nous ne pouvons pas, en effet nous n'aurions plus d'argent pour repartir et il n'y a pas d’atm dans le patelin. Nous revoilà donc à attendre le bus pour une ville où l’on pourra se procurer du cash. Nous payons en euros et nous débarquons à Castillos petite bourgade uruguayenne où l'on restera pour la nuit le temps de visiter les environs.

Castillos + Aguas Dulces JOUR 44 :

 

Départ vers le « Frotaleza de Santa Teresa » vers 11H. Cette forteresse militaire fut construite en 1762. C’est une enceinte spectaculaire que nous prenons plaisir à visiter. De plus il nous a fallu une bonne dose de courage pour y arriver : bus, stop et marche le tout avec nos « mochilas » bien remplis. A l’entrée, deux jeunes femmes nous proposent de garder nos sacs pendant la visite. Nous acceptons, heureux de ne pas avoir à les porter !

Nous nous infiltrons dans les cavités, découvrons les différents panoramas érigés derrière d’impressionnants remparts et apprenons l’histoire de l’Uruguay. Ce bâtiment avait, comme tous les forts militaires, un emplacement stratégique ; il fut ainsi construit sur un monticule afin d’avoir une vue sur plusieurs kilomètres ; bâti proche de la mer pour distinguer les forces ennemies au large ou en plaine.

Après deux heures et demie de découverte, nous attendons le bus en jouant à un jeu : devine à qui je pense ! Mo l’emporte aisément alors que Sam est dépité. Mais tout le monde est ravi, le temps est passé vite et nous escaladons les quatre marches du bus. Nous rejoignons donc Aguas Dulces, une ville balnéaire un peu plus au sud du pays. Le bus nous dépose au terminal du patelin.

Nous voulons anticiper le prochain départ mais nous sommes surpris de voir que l’établissement est ouvert de 8h à 11h ! Le rythme dans ce continent est complètement différent du notre. L’attente et la patience sont des vertus ancrées dans la culture, c’est incroyable. Ils attendent tout le temps, personne ne se presse. Les services sont peu ouverts et c’est comme ça !

Fort heureusement nous voyons les horaires du bus affichées sur la porte. Nous courrons vers notre auberge. Mo attends le propriétaire alors que Sam file acheter de quoi se restaurer ; ce sera pâtes, jambon tomates, oignon et fromage ce soir, un festin.

Aguas Dulces (Cabo Polonio) JOUR 45 :

 

Aujourd’hui direction Cabo Polonio. C’est un village posé dans un parc naturel qui porte le même nom. Les bus sont peu fréquent et nous décidons de nous diriger la-bas en stop. Nous attendons 35 minutes en plein cagnard lorsqu’un véhicule nous embarque . Il nous dépose 5 kms plus loin, il nous en reste dix !

C’est alors qu’un pick-up se stoppe devant nous. Depuis le temps que Sam attend ça, cela valait le coup d’attendre, de tenter le stop et forcer le destin. Nous voila donc dans l’arrière du véhicule cheveux dans le vent (surtout Mo) content d’être heureux. De vrais gamins.

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Nous pénétrons dans le parc naturel. Nous fouinons mais nous ne comprenons pas le fonctionnement. Il faut en fait payer un bus pour accéder au village. Nous sommes surpris et demandons si c’est possible à pied : oui mais il faut trois heures ! Petites tennis au pied et le manque de temps nous font acheter un billet aller-retour. Le prix de ce billet nous étonne aussi : 12 € !

Le bus est aménagé de belle manière mais cela nous questionne aussi. Il ressemble à un engin de safari prêt à affronter des terrains difficiles. Les roues sont grosses et les suspensions sont impressionnantes. L’arrière est aussi organisé : des fauteuils, des bâches, et sur les structures d’autres sièges en hauteurs. C’est assez fou. On se demande ce qu’il nous attend.

Nous embarquons, en escaladant les structures situées à l’avant au-dessus de la cabine du conducteur, et rigolons après les premières secondes de route.

Le petit chemin gravillonné n’est qu’un jeu d’enfant pour le camion. Ensuite nous voyons un panneau : 6 kms. Faire six kilomètres en trois heures : « n’est-ce pas un peu abusé ? » se dit-on. Lorsque nous distinguons la suite nous comprenons : des dunes et une route de sable impraticable avec une voiture basique ! Ça secoue dans tous les sens. Le véhicule de l’enfer envoie toutes ses forces dans la bataille. Il y a plusieurs chemins creusés dans le sable et le conducteur choisit celui qu’il veut emprunter. C’est complètement dingue, nous savons pourquoi il y avait tout ce cinéma à l’entrée. Nous traversons le parc national en mode trek, c’est génial. Cela fait vingt minutes que nous roulons lorsque nous pénétrons sur la plage. La mer envoie de belles vagues poussées par le vent. L’engin fonce le long de la plage et nous apercevons au loin Cabo Polonio. C’est insensé ! Comment des gens peuvent-ils vivre la-bas ?

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Le camion nous dépose dans le « centre ». Ici, on vit dans le sable, il n'y a que deux rues goudronnées : celles qui mènent au phare. Nous déambulons dans de minuscules ruelles colorées. Un moment hors du temps, vraiment inimaginable. Ce sentiment est renforcé quand nous découvrons les éléphants et lions de mer ! C’est pas possible, mais où est-on ?

Le phare en brique rouge et élevé de tout son long, domine l’espace alors que nous restons de longues minutes à observer ces mammifères méconnus. On n'en revient pas et nous philosophons sur cet endroit. Il faut savoir qu’il y a moins de quatre-vingt habitants à l’année et que c’est un des meilleurs endroits pour regarder les étoiles, l’électricité étant quasi nulle. Trois heures de temps passées dans ce patelin, coupés du monde par ces dunes interminables, nous ont requinquées. Nous re-tentons le stop : à notre plus grand désarroi quand nous voyons un auto stoppeur se positionner juste devant nous. Mais la vie est bien faite et nous embarquons avec lui dans un généreux taxi qui nous dépose à l’entrée du village. Encore une journée mémorable. Demain changement de cap. Direction Punta Del Este, autre cité balnéaire. Nous verrons si elle est aussi touristique que l’on dit.

Trajet + Punta Del Este JOUR 46 :

 

Nous quittons un hôtel qui ne restera pas dans nos mémoires, loin de là ! Encore une fois, nous faisons fureur en stop, n'attendons que cinq minutes à 8h15 du matin. La seconde voiture vue nous a pris de suite. Billets de bus achetés, nous patientons avant d’enchaîner deux heures de bus et du stop pour rallier notre prochaine étape.

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On s’échappe vite du bus afin d’avancer pour faire du stop. San Carlos, où nous avons atterri, est à vingt minutes de Punta del Este. Sur la route principale beaucoup de voitures circulent donc nous tentons le coup : avec succès ! Une voiture s’arrête deux minutes après. Très sympa, le conducteur tape la discut’ et nous dépose idéalement. Nous marchons quelques minutes vers notre auberge.

Un jeune homme nous reçoit, sympathique. Nous voyons notre chambre qui est un dortoir. Ce n’est pas ce que nous avons réservé, il y a 48h. Il ne comprend pas tout de suite mais s’excuse vite du quiproquo et nous présente la chambre. Nous voilà donc sur la même longueur d’onde… Pour l’instant.

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Nous décidons d’aller retirer de l’argent afin de le payer rapidement et découvrir la ville. C’est une cité balnéaire comme on en connaît plein. Rien de fou si ce n’est des immeubles et des aménagements adaptés. Mais nous ne pouvons pas retirer. Deux heures après, la moutarde nous montant au nez, nous contactons notre banque depuis l’hôtel. Mo essaie et arrive à contacter une conseillère attendant une réponse pendant que Sam essaie de rentrer dans la chambre : La clef est bloquée dans la serrure, il y a un problème. Le réceptionniste vient gentiment aider et casse la clef dans la serrure ! La journée si bien débutée il y a quelques heures prend une tournure assez inattendue. La banque ayant répondu et étant enfermés dehors nous nous redirigeons vers les distributeurs, encore. Cette fois-ci c’est bon nous avons du cash.

Nous sommes requinqués et partons vers le port histoire de se changer les idées. Nous voyons au loin sur les quais des étalages de poissons et fruits de mers. C’est beau et ça sent bon, nous déambulons dans les environs lorsque nous apercevons un lion de mer, ici, dans l’eau du port au milieu des bateaux et des badauds. Stupéfaits, nous nous approchons pour observer ce spectacle. C’est génial, les gens jettent des restes de poissons, crustacés ou mollusques ; les mouettes se mêlent à l’affaire et plongent à pic dans la baille histoire de récupérer à manger. Cela nous fait du bien pendant cet instant de profiter.

Enfin pas vraiment longtemps, cinq minutes après nous être posés une mouette chie sur Sam : son tee-shirt et son bras sont plein de merde blanche du volatile ! C’est le pompon ! La goutte d’eau comme on dit ! Vexés (enfin surtout Sam car Mo est pliée), nous repartons voir si nous pouvons entrer dans notre chambre.

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C’est réparé, super la chance nous sourit de nouveau… Mais un court instant car Mo s’énerve sur le jeune garçon de l’accueil. Il veut nous faire payer le triple de notre réservation de base, un scandale. Ce petit jeu dure une bonne vingtaine de minute. Mo, désabusée, crie pendant que Sam essaie la technique du mec sympa et compréhensif. Mais rien n’y fait : Nous voici, dehors, sacs à dos positionnés, à rechercher une chambre, il est 19h.

Deux heures et demi de recherches, rien que ça ! C’est le temps qui nous a fallu pour trouver. Une journée qui restera dans les mémoires, quoi que...

Une fois nos douches prises, nous mangeons un morceau dans une bonne auberge. Un apéro bien mérité, un bon repas, c'est mérité. Nous questionnons les serveurs : « Où sont les endroits sympa pour danser et boire un verre ? » Ils nous répondent en coeur : « Le Moby Dick ! »

En avant donc pour le « Moby Dick » qui nous ouvre ses portes ce soir et nous avons, en plus, des réductions données au resto. Mo est fatiguée et pas motivée alors que Sam est chaud comme la braise ! Nous restons deux heures au bar. Une ambiance sympathique même si nous sentons l’air de l’argent, du flouze et du pèze dans ce lieu et cette citée balnéaire. Même le groupe venu jouer n’est pas applaudi. Nous nous couchons et nous endormons rapidement.

Punta del Este JOUR 47 :

 

Il faut se changer les idées. Ici c’est l’été et le soleil tape comme il se doit. Nous naviguons vers une île située à une dizaine de minutes de la ville. Le mini voyage est très sympa nous prenons le large et voyons le continent au loin.

L’îlot est très petit, le tour est fait en 45 minutes, en se baladant à pied. C’est super sympa, rien à voir avec la ville à dix minutes de là. Nous choisissons un endroit pour manger sous les sapins et partons à la conquête de la mer. Il fait chaud et de toute manière elle doit être brulante ici. Posés en bordure d’ombre, nous mettons un orteil dans l’eau : elle est gelée ! Plus froide qu’en France, ce n’est pas normal !

On insiste mais Sam se demande vraiment si il va pouvoir y aller. Mo n’est pas fière non plus. Pourtant nous ne sommes pas frileux et adorons se baigner, de plus l’eau est d’une limpidité extraordinaire ! Sam se jette dedans et ressort de suite. Mo y va progressivement jusqu’au moment fatal et rentre entièrement. Elle est vraiment froide mais nous avons réussi. Nous en profitons quelques minutes et nous nous reposons sur la plage au calme.

Punta del Este + Montevidéo JOUR 48 :

 

Nous changeons de ville aujourd’hui. Nous contactons nos proches avant de décoller et arrivons dans la capitale Uruguayenne vers 14h30. Un léger retard à l’arrivée pour cause de panne du bus. Normal ! Le terminal est gigantesque et il y a énormément de monde à courir dans tous les sens.

Nous réservons nos prochains billets pour Colonia Del Sacramento, une ville à la renommée historique, qui nous conduira à Buenos Aires en bateau.

Maintenant, notre mission est de trouver notre hôtel (réservé à un bon prix, n’espérant pas de nouvelles mésaventures). C’est un véritable hôtel, une fois n’est pas coutume. Super classe, nous nous installons afin de contacter nos familles. Le soir, nous mangeons près de notre chambre. Nous sommes très surpris en nous rendant compte que dans la même chaîne de restaurants, les prix annoncés ont environ 100 pesos de moins qu’à Punta Del Este.

Montevidéo JOUR 49 :

 

Premier jour dans la cité. Seule véritable mégalopole du pays, cette ville est classée, selon des études, dans les trente meilleures où vivre dans le monde. Pressés de découvrir cela, nous remontons l’avenue du 18 juillet, artère principale, qui rejoint le quartier du terminal à la vieille ville. C’est une grande rue très animée où les uruguayens déboulent dans tous les sens. Nous trouvons un office de tourisme et grimpons jusqu’au 22ème étage d’un immeuble afin de profiter d’un super panorama.

Il y a sur la terrasse aménagée des panneaux d’explications sur les différents immeubles de la cité. C’est très intéressant et nous restons plusieurs minutes à prendre les infos nécessaires et nous cultiver. Ensuite, nous filons vers le quartier des arts et graffs’ ! Il nous faut une bonne vingtaine de minutes afin de rallier le coin. On voit la différence, clairement,entre les deux endroits, ce dernier étant un quartier ouvrier. Cela ne nous marque pas plus que ça, même si nous marchons pendant plus d’une heure observant les moindres recoins. La journée s’achève alors que demain nous irons sur le « Cerro » de la ville.

Montevidéo JOUR 50 :

 

Il y a une heure de route environ de notre hôtel à ce quartier situé à l’opposé de la ville. Un bus nous y dépose. A chaque fois que l’on prend le bus, c’est une expérience très sympathique : Rang social mélangé, écoute de la langue parlée à une vitesse digne d’un TGV, paysages urbains très variés, conduite sportive, paiement variable en fonction du conducteur ! Une fois à destination, Nous marchons un petit quart d’heure avant d’escalader la colline en peu de temps. Arrivés au sommet, nous dominons la ville à 136 mètres de haut.

C'est très beau, nous examinons la ville au loin durant un bon moment. La vue sur l'estuaire et la zone portuaire est assez impressionnante. On distingue une petite île La « Isla del La Libertad” sur laquelle il y a un conteneur énorme posé en plein milieu, fonction de dépôt portuaire oblige. On voit aussi le building d’hier, facile à reconnaître avec ses briques rouges. Nous sommes au pied du Fortaleza de Montevideo. Nous le photographions de l'extérieur puisqu’il nous est impossible d'entrer. Encore une bâtisse militaire blanche très belle.

C'est l'heure d'aller visiter le parc Prado qui se trouve à quinze minutes de route. Nous le visitons rapidement, il ne casse pas des briques, on s'enfuit donc vers le parc Batlle un peu plus loin. Ce lieu verdoyant est plus sympa et nous prenons le temps d'avaler un sandwich et une banane au calme, à l'ombre d'un arbre, près du stade centenaire.

 

C'est alors que nous pénétrons dans l'enceinte spectaculaire. On y trouve le musée du football avec un nombre incalculable d'archives sur ce sport. L'Uruguay, première équipe championne du monde en 1930, est une nation qui respire le foot ! Au milieu des tuniques de joueurs comme Maradona, Pelé et Forlan, il y a même le maillot du célèbre arrière droit français champion du monde : Lilian Thuram. Sam est comme un gamin devant toutes ces coupes, maillots, articles et vidéos retraçant l'histoire.

 

Au moment d'entrer dans une tribune, nous sommes subjugués par la vue. Le stade est ouvert, comme beaucoup ici, donnant une impression de grandeur en largeur et de profondeur. Nous restons dans les gradins, s'asseyant, descendant et remontant afin d'apprécier les différents points de vue. Nous sortons de la visite comblés, c'était vraiment complet et ludique, il est l'heure pour nous de rentrer se ressourcer.

Montevideo JOUR 51 :

 

Nous ne sommes pas au taquet aujourd'hui, nous partons sur le tard découvrir la vieille ville. Après la place de l'indépendance nous nous engouffrons dans une rue piétonne qui rappelle un quartier de Nantes. Cette rue est interminable et nous la longeons pendant près d'une heure en découvrant les édifices historiques par la même occasion. C'est vraiment paisible, cette ville est chaleureuse et on s'y sent vraiment bien. Nous n'avons pas fait grand chose mais nous trouvons un des fameux marchés de la ville sous une halle.

C'est imposant et l'ambiance est bon enfant, de la samba résonne dans un coin de la rue, un sentiment de bien-être nous prend. Nous nous faufilons et faisons le tour du marché, les odeurs sont fantastiques, les étalages de toutes beautés. Ici cela ressemble aux marchés Espagnols avec des barbecues géants aménagés en resto. On y sert toutes les viandes possibles. Nous craquons et on s'assoit à une table. Nous dégustons une entrecôte délicieuse avec salade, frite et une sorte de sauce au poivre, poivrons, ail, oignons, origan et huile d'olive.

Nous accompagnons le tout avec un bon nectar d'Uruguay : du vin rouge. Nous passons un moment délicieux comme notre repas d'ailleurs et rejoignons notre chambre. Décidément cette journée ne fut pas très active. Nous profitons de rentrer tôt pour travailler sur le site, les photos et vidéos. Nous bougeons demain, déjà !

Trajet + Colonia Del Sacramento JOUR 52 :

 

Deux petites heures de trajet et nous voilà arrivés à destination. Nous trouvons rapidement notre auberge, la moins chère de la ville : 22 euros la nuit en dortoir. La réceptionniste nous montre notre chambre, une sorte de grotte aménagée, nous choisissons nos lits et partons à la découverte de cette bourgade historique. 

 

A peine après être sortis de la rue nous sommes nez à nez avec la “Portón de Campo”, la porte de la ville. C'est superbe, il y a une immense fortification qui nous emmène jusqu'à la plage. Les ruelles se dévoilent peu à peu. Nous flânons sur des pavés, en longeant la mer et en détectant des maisonnettes très mignonnes aux colorations variées. Des anciennes constructions nous font face :églises, bâtiments militaires ou civiles, haciendas.

Ce quartier historique est surprenant et très joli à voir, le tout à une heure un quart de bateau de Buenos Aires. Fondé en janvier 1680 par les Portugais avec le nom de « Colônia do Santíssimo Sacramento », la ville fut une partie du territoire ensuite réclamé par les immigrants Espagnols qui se trouvaient à Buenos Aires sur l'autre rive du Río de la Plata ("le fleuve d'argent"). Changeant de nationalité plusieurs fois pendant l'histoire, elle devint la capitale du département Colonia lorsque l'Uruguay prit son indépendance en 1828. La partie historique de la ville figure dans la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

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Une belle découverte n'est rien sans en goûter la gastronomie, c'est ce que nous pensons au moment de s'asseoir en terrasse. Nous dégustons de bonnes crevettes revenues à l'ail. Ensuite nous savourons un plat délicieux à base de poissons et fruits de mer, cuisiné en sauce et accompagné de riz. Le ventre plein, la tête illuminée, nous nous étalons sur nos lits.

Colonia Del Sacramento JOUR 53 :

 

Il fait une chaleur torride en ce matin de décembre. Nous allons au supermarché afin d'acheter de quoi cuisiner pour ce soir. Près de là, un grand parc nous sert d'immense nappe de pique nique. Nous en profitons pour nous balader et rentrons avec nos courses fraîches. L'après midi est consacrée à la visite de la partie ouest du remblai où nous trouvons un endroit charmant pour nous poser et contempler l'horizon. Nous rencontrons de nouveaux colocs, un couple d’italiens super sympas, qui sont en road-trip pour dix mois.

Colonia Del Sacramento JOUR 54 :

 

Cela fait bientôt deux mois que nous sommes en vadrouille et il y a des jours où nous sommes sans énergie. Mais, mentalement forts, nous traçons vers la « plaza de Torros  » !

Une heure de marche nous suffit pour rallier ce quartier et cette espace. Nous débarquons plein d’enthousiasme mais devenons vite indifférent ! En effet nous discernons une arène dans laquelle il nous est impossible de pénétrer, de plus, l'organisation autour de l'amphithéâtre antique est inexistante. Un lieu au potentiel fort mais inexploité et ce sans tomber dans le sur-touristique que nous n’affectionnons pas plus que ça. Nous repartons têtes baissées, bras ballants et le pas lourd vers le Barrio Historico…

La pluie arrive on le sent, cette après midi sera dédiée au site et montage vidéo !

Demain, nous quitterons une auberge sale, aux services négligés et où le sens commerciale est plus important que le contact humain… Mais c’est la moins chère de la ville.

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