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COLOMBIE

Ipiales + Popayan JOUR 264 :


 

Lorsque nous montons dans le véhicule blanc, nous ne nous doutons pas que nous allons très bien le connaître en passant neuf heures à l'intérieur. Et oui, le conducteur s’arrête très souvent et quelques fois, personne ne monte, nous laissant perplexes et interrogatifs quant aux choix de ces nombreux arrêts. Mais force est de constater que la patience est de notre côté. Arrivés à Popayan en fin d'après-midi, nous prenons un taxi histoire de négocier le prix d'une auberge vue sur internet. Une fois cette négoce faite, nous traçons manger un morceau : une bonne pizza. Nous interrogeons le serveur afin de savoir où pourra-t-on regarder la finale de la coupe du monde ! Il reste bouche bée et nous répond que c'est dimanche demain si bien que beaucoup d'établissements seront fermés à 10h du matin. Le stress s'empare de Sam qui recherche activement sur internet un lieu. Mo l'aide et finalement, nous dégotons deux adresses grâce à l'aide de contacts trouvés sur les réseaux sociaux. OUF ! Au moment de nous coucher, nous croisons les doigts en espérant être champions !

Popayan JOUR 265:

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Nos copains Strasbourgeois nous ont rejoint dans la nuit, arrivés, une fois n'est pas coutume, en retard. Nous partons vers le bar, maillot sur le dos, rejoindre la troupe de Français qui devrait être présent ! Il est 9h30, le match est dans trente minutes. Devant l’enseigne, c'est un peu la panique, elle est fermée ! Nous activons alors le plan B, à savoir un autre bar quelques mètres plus loin. En espérant que ce soit bon. Fort heureusement, il est ouvert, nous pénétrons à l'intérieur et constatons qu'il n'y a pas grand monde. Parfait ! La Marseillaise retenti pendant que nous entamons notre petit dej’, c'est alors que le match commence.

Très vite, nous abandonnons le café pour la bière locale au vu du stress et de la domination Croate. Mais à la mi-temps, la France est devant, c'est inespéré et les Français, contactés la veille, nous rejoignent. Les bières continuent de couler lors de ce second acte en voyant deux nouveaux buts pour les bleus. Il ne peut rien arriver à l'équipe, c'est dingue. Même quand Lloris nous fait une boulette monumentale nous trinquons ! Coup de sifflet final ! On a eu de la chance mais bien provoquée !

C'est la fête. Incroyable sensation. Les musiques habituelles retentissent, nous chantons, dansons, buvons et festoyons dans une ambiance exceptionnelle. Nous prolongeons ensuite tout ça en mangeant tous ensemble. Plus tard, après une petite demi-heure de repos bien méritée, nous trinquons sur le cerro de la ville avec un bon rhum colombien, apprécions le couché de soleil, jouons aux cartes et nous étalons sur nos lits en mode CHAMPIONS DU MONDE !

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Popayan JOUR 266 :

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La journée est difficile pour Sam qui est malade. Mo, pour sa part, passe la journée avec Marine et Ugo. C’est un peu chaotique, ils veulent faire le walking tour et prendre un petit déjeuner mais l’horaire qui leur a été communiqué pour la visite de la ville n’est pas le bon. C’est donc un loupé, ils retenteront leur chance dans l’après-midi. Et cette fois, c’est la bonne. Une petite dizaine de personnes, tous de la même famille, les accompagneront durant la découverte de la ville. Et cela s’avérera vite une difficulté. La famille étant en majorité , ils décident d’imposer le rythme de la visite : arrêt boisson, pause toilette pour tout le monde pendant vingt minutes. Ce tour aura finalement duré quasiment trois heures, pour une si petite ville c’est un peu excessif. Mais malgré cela il faut retenir le positif et les nombreuses explications données par le guide afin de comprendre un peu mieux l’évolution de cette ville.

Popayan + Salento JOUR 267:

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Nous n'avons pas dit 1, pas 2 mais 3 ! Oui trois bus dans la journée c'est notre objectif. On sait que ça va être fastidieux mais il faut avoir de la volonté dans la vie. Nous disons, une bonne fois pour toutes, au-revoir à Marine et Ugo et c'est parti donc pour une journée longue en perspective et le premier bus nous confirme cela. Les arrêts sont nombreux et pas obligatoires ce qui rallonge la durée du trajet. Mais nous arrivons tout de même à Cali. Nous aurions pu rester dans cette ville, lieu de rassemblement de la salsa en Colombie mais nous avons opté pour la tranquillité et le petit village de Salento. Mais il nous faut rallier Armenia avant, c’est chose faite une heure plus tard et nous sautons dans un autre bus pour la même durée. En arrivant dans le « pueblito » nous sommes enchantés, c’est calme et ça sent bon le village atypique. Nous prenons une chambre, cassons la croûte et partons nous reposer… En espérant ne pas rêver de bus !

Salento JOUR 268 :

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Il faut émerger et ce n’est pas évident aujourd’hui. Nous appelons nos familles, cela fait longtemps que nous ne les avons pas vus. Cela fait du bien. Ensuite nous nous dirigeons vers le mirador touristique de la ville. En empruntant l’artère principale et en grimpant les marches, nous nous élevons et apprécions une vue très sympathique. Salento est un des beaux villages de Colombie, certainement l’un des plus connus et des plus visités, notamment du fait de sa proximité avec la sublime Vallée de Cocora, en plein milieu de la zone café. Nous observons la vie locale et voyons les architectures colorées de cette bourgade.

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Les chapeaux de western sont de sortie, les copains se retrouvent autour d’un billard et d’une bière fraîche, on sent la population détendue et heureuse. Les touristes peuvent, ici, s’en donner à cœur joie : photos, achat de café, de vêtements artisanaux. Il y en a pour tous les goûts. Vallonné, Salento est charmant avec ses couleurs abondantes, ses marchands et son accueil. Les gens rendent un bonjour et toujours avec le sourire. Ensuite nous rentrons nous poser. Sam discute avec des voyageurs pendant que Mo reste tranquille dans la chambre.

Salento JOUR 269 :

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Une journée de ratée, une ! Et oui, les échecs arrivent alors qu’on ne les voie pas venir. Aujourd’hui nous voulions faire beaucoup de choses mais rien n’est allé dans notre sens. Ce n’est pas grave, nous nous vengeons en buvant une bonne bière et relativisons en prévoyant une grosse journée demain.

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Salento JOUR 270 :

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Vingt minutes de trajet nous suffisent pour arriver à notre destination. Dès les premiers pas, le paysage nous entourant nous donne des frissons. La vallée de Cocora est un endroit naturel situé dans une vallée montagneuse des Andes centrales de Colombie, plus précisément dans le département de Quindío, qui fait partie du Parc naturel national de Los Nevados. La vallée, ainsi que la ville voisine de Salento, sont parmi les principales destinations touristiques en Colombie. La vallée de Cocora est le berceau de l’emblème national colombien, le palmier de cire Quindío (Ceroxylon quindiuense). C’est un des seuls endroits sur la planète où vous pourrez côtoyer des palmiers gigantesques en pleine montagne ! Certains arbres ont plus de 400 ans et peuvent atteindre 70 mètres de haut. Les arbres, menacés d’extinction, sont protégés par le gouvernement depuis 1985 grâce au statut de parc naturel national. Auparavant les Colombiens s’en servaient en effet pour fabriquer des bougies ou des rameaux pour les fêtes religieuses… Autres espèces de flore et de faune que l'on trouve dans la vallée, Cocora était le nom d’une princesse Quimbaya, et signifie “étoile de mer”.

Nous nous élançons donc vers la première ascension en piétinant un chemin large entouré d’une végétation dense et verdoyante. La vue est incroyable , ces palmiers de cires nous dominent pendant que nous continuons de nous élever. Lors d’un stop, nous sommes subjugués par la vue où les nuages se dévoilent et nous laissent apercevoir un magnifique sommet de l’autre coté de la vallée. C’est une rando qui est déjà dans le top 5 de celles qu’on a faites depuis le début du trip. La suite est d’autant plus belle que variée. Nous nous enfonçons dans le fond de la gorge où coule un ruisseau.

Cette variation nous emballe tout autant que les ponts de singe que nous traversons : Mo de manière rapide et Sam tranquillement. Pendant de longues minutes, nous progressons dans cet environnement enivrant. A la sortie de cette forêt, nous abandonnons le torrent, et marchons dans un paysage à nouveau ouvert où nous disons au revoir à ces palmiers monumentaux !

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Bien heureux et fiers de notre forme malgré un moment sans activités, nous rejoignons le centre dans une nouvelle jeep. Sam se marre derrière, debout, évitant les branches au bord de la route pendant que Mo est bien installée à l’arrière. Nous mangeons un délicieux burger maison et repartons de plus belle pour une visite d’une finca de café.

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Après avoir visité une production ultra locale lors de notre passage au Pérou, pendant un trek de cinq jours (c’est ici pour le lire ou le relire ), nous débarquons dans une gigantesque propriété où nous pourrons découvrir les méthodes de travail plus industrielles. Nous sommes en compagnie d’une famille Colombienne fort sympathique.

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Au cours de cette visite, nous sommes guidés à travers le cycle de production des cafés de spécialité. Nous commençons notre voyage en découvrant le rôle important que le café a joué dans le développement culturel de la région. Ensuite, nous apprenons à connaître pas à pas le processus de culture des grains de café à partir du moment où les graines sont plantées jusqu'à leur sélection et leur récolte. Puis nous sommes emmenés à travers les plantations pour voir l'une des nombreuses sources où l'eau douce et limpide trouve son chemin jusqu'à la rivière. Cela nous permet de déceler les caractéristiques uniques du climat, de l'altitude, de la flore, de la faune et des oiseaux qui permettent aux plantations de donner les grains de café les plus sucrés. Nous assistons également aux processus d'épluchage, de lavage, de séchage, de torréfaction et de commercialisation nécessaires avant qu'une tasse de café durable n'arrive sur la table. La sélection manuelle est effectuée par des femmes locales dans un travail qui mêle patience, force et observation. Enfin, nous sommes immergés dans l'expérience tentante de déguster des cafés avec différentes méthodes de torréfaction, de moulure et de préparation. L'ensemble de l'expérience nous laisse des sensations mémorables à tous nos sens, le tout, superbement guidé par Daniel, un jeune Colombien de Medellin.

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L’heure est déjà au retour dans le centre de Salento. Cette journée répond à celle d’hier de belle manière. Nous sommes conquis et rassasiés. Un peu de repos nous fera du bien avant de partir vers une ville de plus de trois millions d’habitants et une histoire aussi flippante que célèbre : Medellin.

Salento + Medellín JOUR 271 :

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Nous partons à huit heures pour un bus unique qui nous déposera dans le terminal. Le trajet est folklo dans un minibus où les virages nous secouent autant les uns que les autres. A notre arrivée dans la mégalopole, nous sautons dans un taxi et filons vers notre auberge de jeunesse. Un endroit calme et placé dans un quartier tranquille. Nous dégustons une spécialité colombienne succulente a base de bœuf et de sauce aux légumes : Le Sobrebarriga. Un vrai délice. Nous discutons du programme des prochains jours. Nous choisissons l’option « Guatapé », petit village à deux heures de Medellin car il n’y a pas de Walking tour le dimanche. Ce sera donc pour plus tard.

Medellín JOUR 272 :

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Une fois l’itinéraire bouclé nous positionnons nos corps réchauffés par les rayons du soleil à l’arrêt de bus. Nous patientons lorsque l’on embarque dans une petite machine où à l’entrée se situe un tourniquet d’accès. Recroquevillé, Sam paye le conducteur en confirmant le stop voulu alors que Mo se dirige vers des fauteuils disponibles. A la sortie, nous accélérons la cadence pour nous diriger vers le métro : voici un réseau vraiment simple d’utilisation, vous payez directement le bus ou achetez des unités sur une carte pour le métro. Les locaux possèdent une carte rechargeable que nous n’utiliserons pas faute de temps. Bien aidés par le pilote du minivan, nous courrons, en escaladant les marches quatre à quatre afin de s’insérer dans le vaisseau qui est prêt à démarrer. Mo se faxe littéralement entre les portes qui se refermaient plus rapidement que prévu ! Ouf ! C’est une ligne aérienne construite dans les années 90 mais tout de même moderne et cela permet d’apprécier la ville. Nous sommes conquis.

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Terminal Norte. Encore une usine de transport ou des milliers de voyageurs sont agglutinés et galopent dans tous les sens. Mais, habitués que nous sommes, nous interrogeons une personne, au premier comptoir venu histoire de ne pas perdre de temps : plus vite en route plus vite arrivés. Entre-temps, nous avons pris les informations pour filer sur la côte caraïbe. Nous envisageons le voyage de nuit pour douze heures en nous disant que nous réserverons peut-être ce soir après avoir réfléchi ensemble. La guichetière nous indique le lieu d’embarquement, dans un quart d’heure nous décollons. Le trajet est vraiment joli, nous survolons la ville en fonçant sur l’asphalte creusé par le temps dans les hauteurs entourant Medellin. Plus tard, dans un carrefour quelconque, nos carcasses sont jetées sur le bas-côté. Nous pivotons nos têtes à droite et devinons la direction en repérant les escaliers. Nous sommes à la « Piedra del Penol » , ce caillou sorti de terre ressemblant étrangement à son grand frère le « Pain de Sucre » à Rio de Janeiro.

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Une fois le premier monticule gravit, nous payons l’entrée (5€ pour 625 marches, rien que ça!) et nous nous ruons sur l’escalier. Mo prend son temps et laisse Sam, devant, qui cavale comme un fou, puis prend le temps de prendre des photographies du paysage magnifique qui s’offre à chaque niveau discerné. Le cardio s’est accéléré puis les jambes ont chauffé un poil mais la vue est fantastique. Le sommet est, par contre, noir de monde. Surpeuplé et commercialisé, les touristes se faufilent essayant d’enregistrer les meilleurs selfies dans leurs appareils numériques. Nous ne sommes pas en reste mais évitons les autoportraits puis craquons, finalement, devant le spectacle d’îlots, à l’eau turquoise et limpide. Celle-ci entoure la terre de manière magnifique mais aussi étrange et interrogative. Dans les années 80, le gouvernement a inondé 50% du village et des champs aux alentours afin de créer un complexe hydroélectrique qui reste aujourd’hui un des plus importants de Colombie. À cette époque, il y eut un exode et le village fut en grande partie délaissé. Une communauté se créa afin de remettre en état le village et surtout de paver les rues. Chaque propriétaire apporta une contribution équivalente au nécessaire en ciment pour refaire la route devant leur propre maison. Ils donnèrent aussi de leur temps pour la construction et pour rapporter les pierres non loin du village. Aujourd’hui, on a du mal à s’imaginer ce passé tellement les rues sont belles mais un peu de patience pour découvrir cela.

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Le travail physique pour la descente est intense, ensuite, pour zigzaguer entre les uns et les autres, nécessitant quelquefois de les brusquer. Nous dégringolons, mais sur nos pieds, le colimaçon carré pour nous acheminer vers la cité, située à 4 kilomètres de là. Nous parvenons dans le centre mais côté lac, ni une ni deux, nous nous introduisant dans un restaurant indien. Oui, en Colombie. Le repas est très bon, les plats finement préparés, et la vue dégagée. Ensuite nous filons déambuler dans le centre qui se veut bigarré et bohème.

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Les maisons sont toutes peintes avec des couleurs vives et le bas des est orné de Zocalos. Ce sont des peintures en relief qui représentent l’histoire des habitants, les différentes professions de leurs occupants ou simplement des formes géométriques. Les couleurs éclatantes nous permettent d’estimer ce village comme il le faut, la place est un modèle du genre sud-américain avec sa fontaine, ses arbres et son église généralement incolore mais aux encadrures rouges.

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Après cette balade, loin d’être un slow, nous regagnons le coin de départ des bus. Ici ce n’est pas un terminal, c’est la cohue pour venir et partir. Heureusement nous avons déjà réservé notre billet et repartons en fin d’après-midi. Le retour est un calvaire, des embouteillages incroyables nous suivent jusqu’à Medellin, nous mettons deux fois plus de temps qu’à l’aller. Il est 22h30 lorsque nous arrivons dans notre chambre, au préalable, nous avions craqué pour un bon burger !

Medellín JOUR 273 :

 

Nous retrouvons notre guide Julian à la station San Javier au sud-ouest de Medellín et non loin de notre auberge. Nous patientons tranquillement avec une portoricaine et une « Paisa » ( le nom des locaux ici) en discutant de chose et d’autres. Nous sommes donc quatre mais cela ne va pas durer.

Nous retrouvons, dans la rue, une famille d’américains venue pour un mariage, et grimpons tous dans un bus pour nous rapprocher du quartier que nous allons visiter : Comuna 13.

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C’était l’un des quartiers les plus pauvres et les plus dangereux de Medellin en Colombie, mais Comuna 13 est dorénavant l’un des plus grands succès de la ville. En se promenant dans cette zone colorée avec son art de rue funky, il est difficile de croire que c’était autrefois le quartier le plus violent de la deuxième ville de Colombie. Comuna 13 attire maintenant les touristes avec son escalator de 385 mètres, un projet de régénération géant qui a fourni un système de transports bien nécessaires pour les résidents. Mais ce ne sont pas que de nouvelles infrastructures qui transforment cette zone. Situé dans les collines de l’ouest donnant sur Medellin avec l’accès stratégique à une voie principale du trafic de drogue, le contrôle de Comuna 13 signifiait le contrôle des armes à feu, des drogues et de l’argent qui entrait et a sortait de la ville.

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Après une opération militaire gouvernementale sanglante dans la région en 2002, l’État a pu exercer une plus grande influence pour rendre le quartier plus sûr et l’intégrer dans la ville. Les escalators et l’art de rue sont deux des représentations les plus vives de la façon dont les choses ont changé dans ce quartier.

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En 2014, la société colombienne Pintuco a offert des pots de peinture aux habitants du « barrio » pour repeindre les façades des maisons. Si on n’efface pas plus de quinze ans de violences à coups de peinture, l’initiative a permis de réhabiliter une bonne partie du quartier. Dans le même temps, les « murales » (des graffs’ geants), pour la plupart réalisées par des artistes locaux, se sont multipliées dans la favela.

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Il y a beaucoup d’éléphants sur les murs parce qu’ils pleurent les disparus comme le font les êtres humains. Les pandas représentent une espèce menacée, comme le sont les enfants dans ce quartier. Aujourd’hui, avec ses œuvres de street art et ses escalators construits à flanc de montagne en 2012 pour désenclaver le quartier, la Comuna 13 est devenue l’un des symboles du renouveau de Medellín, la « ville de l’éternel printemps » et de Pablo Escobar.

 

En conséquence de cela et de ses maisons peintes, Comuna 13 se distingue désormais de l’architecture de briques brun-orange de la ville comme l’endroit le plus coloré de Medellín, plutôt que son coin le plus sombre. Et, même si le quartier a encore plus que sa juste part de violence et de problèmes de gangs à affronter, l’avenir est certainement plus lumineux dans cette communauté.

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Visiter ses ruelles et ce quartier avec l’orientation des arts montre tout le travail effectué depuis des années par les différents acteurs du quartier mais pas qu’eux. Pendant ces trois heures, nous auront pu constater qu’il est possible, même pour des lieux terriblement atteints, d’avancer et de montrer les valeurs fortes de communautés aussi meurtries que visionnaires. Par contre, aucun mot concernant Pablo Escobar, comme si son fantôme volait au-dessus de nous et des tous les participants mais qu’il n’y avait pas de possibilité de parler de cette sanglante histoire.

En fin d’après-midi, nous abandonnons le guide et filons rejoindre notre chambre avant de tomber nez à nez avec un bon plat que nous dévorons en dégustant une bonne bière. La journée fut une très belle découverte. Demain, nous irons en savoir plus sur l’histoire de cette ville de plus de trois millions d’habitants en allant au musée de la mémoire.

Medellín JOUR 274 :

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Après avoir tous les renseignements d’itinéraires, les bonnes adresses notées et l’envie débordante, nous filons vers le musée de la mémoire. Un trajet assez rapide en transport, nous montrant tout de même que pour savoir où aller, il vaut mieux savoir qui on est, pour savoir quand ça finira, sinon les locaux, bien qu’involontairement, nous aurait emmené au mauvais endroit. Fort heureusement, nous arrivons à bon port mais pas en bateau, c’est à pied que nous finissons notre route.

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Durant trois bonnes heures, nous nous imprégnons de cette histoire violente remplie d’émotions et de compréhension sur le mode de vie de cette cité. Construit en 2011 dans le cadre du Programme d’aide aux victimes du conflit armé de la ville de Medellín, le Musée Maison de la Mémoire est le premier musée public colombien ayant pour objectif de mettre en récit le conflit armé qui secoue le pays depuis plus de 60 ans. S’il est clair que ce musée fait partie de la vaste palette des dispositifs (procès, Commissions de Vérité et de Réconciliation, réparations matérielles, publication de rapports sur le conflit) visant à favoriser la « transition vers la paix » des pays ayant connus un conflit civil ou une dictature, l’approche locale permet de faire émerger des enjeux qui relèvent de problématiques classiques de la sociologie politique.

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Medellín fut connue à cause ou grâce à Escobar mais elle fut peuplée par différentes ethnies bien avant cela. C’est au XVème siècle que la ville commence à se bâtir et s’agrandir autour des invasions espagnoles qui recherches richesses et autres trésors. C’est un chamboulement cauchemardesque pour les différentes tribus déjà installées sur place depuis des lustres. Les conquistadores s’installant aussi et construisant des villages qui sont aujourd’hui des quartiers ou places de la ville. Cette évolution constante fait que cette mégalopole s’est bâtie sur presque 400 km² !

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Ce musée, gratuit, est une expérience riche et permet vraiment de comprendre le passé historique des conflits et de la peur qui y régnait durant des années noires. Une émotion puissante et quelquefois froide faisant penser à un devoir de mémoire.

Une fois sortis et après avoir repris notre souffle, nous traçons vers les lignes de transports. Nous nous amusons, pour le prix d’un billet, à emprunter les lignes de métro et de téléphériques. En une heure de temps, nous visitons la ville d’une manière plaisante en compagnie des paisas et en assistant à un spectacle détonant en s’élevant grâce au métro-câble local. Sam est comme un gamin et même le métro, aérien, permet de discerner l’architecture ancienne ou les grands immeubles. Au retour, nous grimpons dans un bus, nous connaissons l’itinéraire, et filons dans notre quartier afin de nous restaurer.

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Medellin JOUR 275 :

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Sam a besoin de se reposer et préfère rester à l’hôtel pour avancer le site. Mo part donc seule en direction du centre ville pour le Walking Tour. Il s’agit de l’un des tours les plus longs du voyage, plus ou moins quatre heures, mais nous sommes prévenus d’avance. Mo se réjouit en se disant que le centre est grand et qu’avec son passé, cette ville a énormément de choses à raconter. Arrivée au point de ralliement, elle rencontre deux Anglaises et une Américaine avec qui elle commence à discuter de leurs expériences. Tout le monde est présent, c'est donc parti pour une longue balade.

Pour commencer, le groupe d’une petite vingtaine de personnes s’installe sur des marches. Nous faisons connaissance les uns avec les autres, prénom et pays, avant que Camillo notre guide débute sa présentation de la ville: l’invasion espagnole, une ville immense au passé douloureux puisqu’il n’y a encore que quelques années la guerre sévissait toujours dans certains quartiers ; une ville désormais dynamique et en plein essor. Et avant même d’y avoir penser, Milo nous coupe la chique pour nous parler de Pablo Escobar. Il n’en est pas à son premier tour et sait très bien que la question viendra à un moment donné.

 

Il préfère donc prendre les devants. Tout d’abord, il nous explique que les séries télé et films racontent, en généralisant, plus de bêtises que de faits concrets. Il faut donc être vigilant par rapport à ça. Ensuite ce personnage ne sera jamais nommé lors du tour, ou bien par d’autres termes (“the worst Columbian” , “the famous traffiquant”) car cela reste encore un souvenir douloureux mais surtout tabou pour les Paisas, et il peut être très mal interprété de parler de lui en pleine rue. Selon lui, notre vision de la situation est trop restrictive entre les pro Escobar, correspondant aux pauvres, et les antis, correspondant aux riches. En réalité, il y a trois catégories de personnes: les antis, qui ne supporteront justement pas d’entendre parler de ce personnage dans la rue, qui ont généralement vécu l’époque Pablo Escobar et ne peuvent cautionner ce qu'il s'est passé. Tout le monde pouvait être touché par la perte d’un membre de sa famille. “ils ont trop vu de sang couler”.

 

Milo nous raconte d'ailleurs une anecdote qui par l’a profondément marqué. Il avait 7 ans et partait à l’école, une personne venait d'être tuée et son cadavre était sur le trottoir. Il a poursuivi son chemin comme si de rien n’était car finalement pour lui c'était normal. Il était trop petit, ne comprenait pas vraiment et était habitué ! Il est depuis révolté par rapport à ses actes, au sentiment qu'il a eu, et hait profondément PB. Dans le deuxième groupe, on retrouve les pro Escobar, qui sont souvent plus jeunes, qui n’ont pas connu cette époque et grandissent à l'heure des nouvelles technologies, séries télé et grosse production. Ceux là ne voient que l’aide qu’il a pu apporter. Et la dernière catégorie, la plus “dangereuse” selon Camillo, regroupe les sans opinions. “Il a tué des milliers de gens, certes mais à côté de ça a fait de nombreuses choses pour aider les plus démunis”. Pour clôturer ce chapitre, il nous redit que les personnes ayant vécu cette époque ne peuvent que détester cet homme, les obligeant à vivre sans cesse dans la peur d'une balle perdue.

Nous démarrons ensuite la marche, après quasiment une heure d’information, par la visite de l’ancienne station ferroviaire, le palais du gouvernement et le palais de justice, puis le parque de las luces. Nous faisons de nouveau une halte pour quelques explications, cette fois ci sur le contexte politique de ces trente dernières années: des gouverneurs qui n'étaient pas aimés, les farcs, les narcotrafiquants, la corruption. Medellín était une plaque tournante du pays qui l’a rendu tristement célèbre comme étant la ville la plus dangereuse. Le parque de las luces étaient auparavant l'un des endroits les plus meurtriers de la ville et il est aujourd'hui le symbole du changement, passant par l'éducation et l'espoir.

Sur cette place, on trouve une “forêt haute” de bambous, invitant les paisas à regarder vers le ciel bleu pour ne jamais perdre espoir et elle est désormais entourée de 9 bibliothèques alors qu’en plein milieu se trouve le bâtiment de l’éducation du département. Une place encore plus belle après toute ces explications. Nous empruntons ensuite la carrera 52, faisons une rapide pause pour goûter les empanadas Colombiens, jusqu'à arriver sur la place Botero ou la place des sculptures.

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Medellín est devenu une ville de culture et d’art. Fernando Botero était un sculpteur d’antioquia, département ayant pour capitale Medellín. Nous nous retrouvons sous un arrêt de métro, Parque Barrio. Le métro est l’élément rendant le plus fier les paisas. Il faut savoir qu'il s'agit du seul métro de tout le pays ! Mis en service en 1995, en pleine période de crise, ce fut l’élément d’espoir pour

pour bon nombre d’habitant au milieu du chaos.

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Et leur respect envers cette infrastructure est impressionnant. Vous ne verrez aucun graffiti, aucune rayure, personne ne laissera de papier ou même ne mangera dans le métro. Le tour se termine ensuite par une rue piétonne avec à ses deux extrémités la Basilique et la place San Antonio. Une matinée très riche sous un magnifique soleil.

​Mo retrouve Sam, enchantée mais vraiment fatiguée. Il faut maintenant attendre quelques heures pour prendre notre bus de nuit en direction de San Onofre. Nous prenons un taxi et c'est parti pour 12 heures de voyage. La Colombie est un pays très grand, nous retrouvons donc la joie des longs trajets

San Onofre + Rincon del mar JOUR 276 :

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La nuit à été un peu compliquée. Il faut se réhabituer au bus de nuit, et à ses nombreux arrêts. A chaque nouveau stop la lumière revient et nous réveille comme une mauvaise blague du matin. De plus, nous avions été prévenu mais la climatisation est à son maximum dans les bus colombiens. On pourrait limite sortir nos duvets malgré les 30 degrés extérieur.

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Nous arrivons sur San Onofre vers 6h15 et à peine le pied posé par terre, des hommes en moto taxi nous saute dessus afin de nous conduire jusqu’à notre destination finale. Nous leur demandons, bien gentiment, de nous laisser le temps d'atterrir surtout que nous souhaitons d'abord prendre les renseignements pour notre départ. Nous dirigeons vers l’agence et deux motos taxis nous suivent. Ils ne vont pas lâcher le morceau. Après avoir eu les informations que l'on souhaitait, nous négocions avec les deux. Un local rencontré dans le bus nous avait dit que le véritable prix était de 8000 pesos par personne, et après quelques minutes, ils finissent pas accepter.

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​Nous voici donc en selle pour une petite demie heure de moto. Nos gros mochilas à plat devant le conducteur et les petits sur notre dos ! Nous sommes contents, quelle aventure pour se rendre dans ce village. Mais au bout de 5 minutes, Mo est un peu moins rassurée, la route goudronnée n'est plus que chemin de terre et de gravillons, ponctuée de multiples trous et de flaques d’eau ou de gadoue. Il faut se cramponner. En arrivant dans le village, la route change encore pour du sable cette fois ci et les motos sont obligés de s’arrêter avant un ponton, ne pouvant circuler jusqu’à notre hôtel. L’homme nous indique la direction et nous terminons à pied. Nous passons le petit pont, marchons, et interrogeons les locaux. Les personnes ne savent pas où se trouve l’auberge, on nous indique une direction, puis une autre… On tourne en rond.

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Mais après une vingtaine de minutes à marcher, chargés, dans le sable nous arrivons, tout transpirants dans cet hostel. Le cadre est magnifique, un ciel bleu, une eau turquoise, un sable fin, des bateaux de pêcheurs, des maisons blanches et colorés. Enfin nous y sommes ! Nous nous installons dans notre chambre avec balcon vue sur mer, après avoir avalé un bon petit-déjeuner, fait un peu de lessive : nous filons à l’eau. Pas besoin d’hésiter, elle est tellement chaude qu’il ne faut pas plus de deux secondes pour y entrer. On se pose ensuite sur les chaises longues et savourons l’instant. Quel bonheur.

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​Malheureusement comme nous en avons l’habitude, cela sera de courte durée car juste après déjeuner (un gros poisson fraîchement pêché de la nuit), un énorme orage éclate. L’après-midi sera donc sous le signe du repos, en espérant que le soleil revienne le lendemain puisque nous avons prévu une sortie en bateau.

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Rincon del Mar JOUR 277 :

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Faux départ ! Une tempête tropicale s’abat sur le hameau privant les navires de se jeter à l’eau, et nous avec ! C’est ça aussi la côte caribéenne, le climat caractériel mais la zénitude des locaux qui nous demandent de revenir demain pour partir au large. Nous nous mettons d’accord et partons nous réfugier dans notre chambre en attendant que l’orage passe. Par la suite, nous profitons d’une éclaircie pour se faire plaisir en longeant la plage pendant de longues minutes. C’est avec grand bonheur que Sam sort l’appareil et même si ce n’est pas d’un bleu azur, le paysage est clairement incroyable.

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Tout d’un coup, nous stoppons la marche et filons à l’eau, refroidit par les ondée de la matinée mais toujours aussi délicieuse et limpide. De retour à notre hostel, nous trinquons et rencontrons une famille de suisse en vacances pendant trois semaines dans le pays. Nous discutons et échangeons des infos alors que, comme dans de très nombreuses régions sud-américaines, le soleil commence à se coucher gentiment.

Rincon del Mar JOUR 278 :

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Deuxième faux départ vers les îles ! Décidément, le temps ne joue pas en notre faveur. Nous sommes déçus et partons à la découverte d’un autre bout de plage sous un arbre entre rayons de soleil essayant de percer, éclairs virevoltants et un arc en ciel aux couleurs vives. Un moment à part. Nous verrons le temps de demain pour nous décider mais versons un acompte pour partir, enfin, vers les îles à quarante minutes de là en bateau.

Rincon del Mar JOUR 279 :

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Dimanche 29 juillet, et c’est parti ! Le temps n’est pas estival mais la chaleur, comme toujours, est au rendez-vous et la lumière aussi. Nous prenons le matériel nécessaire pour se protéger ayant fait les frais de la puissance de l’astre du jour bien que camouflé sous ces nuages tropicaux. Et oui nous avons des coups de soleil malgré la crème solaire.

En voiture Simone… Euh non, en navire Morgane. Accompagnés des cinq membres de la famille de Genève, nous nous dirigeons vers trois îles : Isloté, petite et surpeuplée, Mucura la plus touristique et Titipan la plus accessible pour plonger.

Le premier stop est renversant, nous devons payer en plus, une somme dérisoire, à l’entrée. Mais nous n’avons pas nos billets sur nous. Nous ne pourrons que visiter la ville mais sans guide et sans accès à l’océnario, lieu d’observation de tortues et requins. Pas plus frustrés que cela, nous déambulons quelques minutes sur cet îlot minuscule mais où grouillent des centaines d’habitants. Nous nous interrogeons vraiment sur le nombre et sur les habitudes de ces personnes. Nous remarquons aussi que c’est très pollué. Déjà sur la plage de notre auberge, c’était le cas mais nous avons le sentiment que c’est multiplié ici. Sûrement que les vents et courants accentuent cette idée.

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Nous repartons de plus belle vers Mucura où le capitaine alerte Sam en lui montrant l’hôtel cinq étoiles, très fier ! Mais nous nous arrêtons quelques instants plus tard sur une zone touristique incroyable. L’eau est d’une clarté dingue et le ciel est dégagé. Nous nageons avec des petits poissons venus se taper l’incruste. Mo n’a pas rencontré de mer aussi limpide depuis la Nouvelle Calédonie alors que Sam n’en a jamais connue… C’est tellement magique.

Une heure se passe et nous réenclenchons le moteur pour un autre endroit paradisiaque sur l’îlot de Titipan. Un arbre mort au milieu de la crique pour les amateurs de photos et une impression de carte postale. Nous sommes aux anges et continuons d’apprécier cet environnement magnifique. Le dernier arrêt se trouve en mer, sur un site entre petite profondeur et coraux ou pendant une demie-heure, qui paraissent cinq minutes, nous pouvons apprendre à connaître quelques habitués des environs. Quelle demie journée ! La Colombie est tout à fait étonnante.

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Au retour sur le site de notre logement, nous sommes surpris du vacarme tout à coté de la maison de nos hôtes. Deux baraques plus loin, où un anniversaire a lieu dans quelque chose qui ne sont que des basses additionnées les unes aux autres, loin d’être de la musique. Nous sommes tout de même habitués, et jeunes, mais le couple Suisse part faire ses sacs pour trouver un endroit plus calme. Nous avons aussi hésité mais le rapport qualité prix ainsi que l’accueil génial nous feront rester une nuit de plus. Nous fuyons tout de même ce « bruit sonore », habituel en Colombie et sur la côte parait-il, pour nous réfugier un peu plus loin, une table posée sur la plage sous un préau de palmier, dans un bar restaurant très coloré. Après ce début de journée harassant, nous commandons une bière à la serveuse locale.

 

Elle acquiesce et nous répond que son mari est Français, du pays basque, dit-elle. Une bonne surprise. Il suffit à Mo de demander du feu pour discuter avec Joël, quarante neuf ans, qui a tout quitté pour ouvrir son affaire ici à Rincon del Mar. Histoire, incroyable et géniale, faite de rencontre et de voyage. Nous causons durant un long moment, profitant même de savourer un bon Ricard, neuf mois après. Tellement sympa notre basque national, il nous emmènera au départ des bus pour Cartagène et nous réserve, avec notre accord bien sûr, notre auberge pour cette même ville. Super gentil, vraiment.

Rincon del Mar + Cartagena JOUR 280 :

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Nous retrouvons Joël et se femme pour une vingtaine de minutes de route avant de sauter dans un bus pour Cartagena ! Au préalable nous avons fortement remercié la famille qui nous a fort bien accueilli et qui, malgré des voisins tapageurs, propose des services simples mais défiant toute concurrence tout en étant aux petits soins pour nous mettre à l’aise.

Mais là, au beau milieu de la station essence la plus grande de la région, nous saluons Doriana et notre quasi quinquagénaire pour réserver notre bus.

Le terminale se trouve loin du centre historique, à savoir d’immenses remparts faisant notamment la célébrité de la cité. Nous optons pour un taxi et arrivons dans notre nouveau lieu pour deux nuits. Rapidement nous changeons de chambre pour plus de confort, et essayons, en retrouvant internet d’organiser la suite du périple et un nouveau volontariat. Pour finir cette aventure hors du commun et boucler la boucle, rien de mieux que de se retrouver au milieu des locaux afin d’échanger et d’en savoir plus sur cet immense pays rempli de moult cultures et différences.

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Cartagena JOUR 281 :

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Gros petit déjeuner au programme avant de courir vers la place Santa Teresa pour le free Walking Tour de la ville. Nous retrouvons un guide qui nous fera la visite en español. Parfait, il y aura moins de monde. Nous rencontrons Hanna une voyageuse avec qui nous échangeons avant de commencer la visite. La ville fut fondée en 1533 par le conquistador espagnol Pedro Heredia. Carthagène devient très vite une ville importante de la région Caraïbe et tout l’empire Espagnol. Sa position stratégique et la présence de nombreuses tombes de chefs indiens remplies d’or, attirèrent les conquistadors.

 

La ville va jouer un rôle majeur dans l’administration et l’expansion coloniale Espagnole. Elle développe rapidement sa fortune car elle est devenue un point de transit important dans la traite des esclaves et de l’or provenant des vols opérés chez les incas et les aztèques. Elle est également un point névralgique entre les autres colonies de St Domingue, du Mexique et du Pérou.

 

Sa richesse attira les convoitises des pirates et corsaires de l’époque. Le Français Robert Boal (1543), et l’Anglais Francis Drake (1586) l’ont assiégée et pillée ses réserves d’or. Entre 1653 et 1659 (soit 7 ans), un seul convoi réussi à atteindre Carthagène des Indes. Après de nombreuses guerres entre les royalistes et les indépendantistes et sous l’impulsion et le soutien de Simon Bolivar (le libérateur de l’Amérique du Sud) la ville devient indépendante de l’empire espagnol en 1821.

Nous découvrons donc cette cité fortifiée en pénétrant dans de splendides ruelles colorés qui ont toutes une anecdote mais aussi en se délectant de l'ambiance et de l'esprit caribéen des lieux. Les demeures et immeubles sont d'une beauté à couper le souffle bien aidés par la végétation et les nombreuses fleurs présentes aux balcons. L’héritage est là, présent, à chaque coin de rue et dans ces parcs au calme certain et d'un vert lumineux.

 

Nous sommes conquis par cette découverte tout en étant bouche bée de ces architectures joyeuses. Deux heures plus tard, nous prenons rendez-vous avec Hanna pour trinquer en début de soirée et nous partons en direction des remparts. L'idée est de déambuler sur ces édifices géantissimes faits de pierres et restaurés de manière impeccables.

Les contrastes sont dingue puisque nous sommes autour de la forteresse et qu'au loin se trouve les buildings commerciaux. Ce contraste typiquement sud-américain où l'histoire se mélange au moderne sans rechigner. Nous avançons pendant que le ciel s'assombrit généreusement laissant place à un spectacle magnifique accentué par les paysages citadins mais aussi naturels des vagues de la mer caribéenne.

 

Sentant l'orage arriver, nous décampons pour nous réfugier dans notre chambre et nous faisons bien, la tempête tropicale retentit et dure une bonne demi-heure. Après cela, nous retrouvons Hanna et passons la soirée ensemble autour de cocktails, repas et cervezas. Un bon moment avant de s'effondrer sur nos lits.

Cartagena JOUR 282 :

 

Nous ne sommes pas pressés, c'est la réflexion que l'on se fait ce matin, même si nous voulons continuer tranquillement de déceler la côte nord extraordinaire de cette Colombie remplie de surprises. Nous marchons quelques instants et arrivons sur le site du Castillo San Felipe de Barajas.

Ce château est un fort situé dans la ville colombienne de Carthagène des Indes ; c’est la plus grande forteresse construite par les Espagnols pendant leur période coloniale. Le premier fort date de 1536 — portant alors le nom de château de Saint-Lazare —, est reconstruit en 1657 et renforcé au milieu du XVIIIème siècle. La forteresse est située au sommet de la colline de Saint-Lazare (San Lázaro), une place stratégique : on y aperçoit tous les chemins pouvant mener à une invasion de la ville de Carthagène des Indes par la terre ou par la baie donnant sur la mer des Caraïbes.

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Le château est protégé par des récifs du côté de la mer et par des fossés côté terre. En 1984, l’Unesco inscrit le centre historique de Carthagène, l’ensemble de ses fortifications ainsi que le château de San Felipe dans la liste du patrimoine mondial. La fortification est composée de plusieurs murs très épais à leurs bases et étroits à leur sommet, surmontés de parapets. Les différentes batteries se protègent les unes les autres. Des canons sont orientés stratégiquement vers la baie de Carthagène pour contrer une attaque de la mer des Caraïbes.

Le fort est notable pour sa grande entrée, ses salles spacieuses, et son dédale de tunnels piégés permettant une évacuation en cas de prise par l’ennemi. Il comporte quatre échauguettes, un entrepôt, un réservoir d’eau et des logements pour les soldats. En face se trouve une statue de Blas de Lezo, un héros local.

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Tout au long de notre visite, nous nous informons grâce aux descriptifs et, en s'engouffrant dans les galeries, nous comprenons les stratégies de défense incroyablement construites.
Quasiment deux heures d’émerveillement et d'apprentissage sous une chaleur omnipotente. Ensuite nous faisons quelques courses et travaillons sur le site lors de la soirée.

Cartagena JOUR 283 :

 

Notre avant dernière nuit, ici, dans cette ville bordée d’histoire ou la chaleur est puissante et ultra-présente, ce n’est pas pour nous déplaire ! Nous n’avons pas prévu de faire grand-chose si ce n’est buller et profiter de notre temps. Nous nous échappons quelques instants dans la journée ici ou là et publions le site. Demain nous partons pour Santa Marta et Tayrona, un parc naturel en bordure des caraïbes, encore.

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Cartagena + Santa Marta JOUR 284 :

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Nous sortons de l’auberge sous un cagnard lourd si bien que nous sommes tout transpirants en quelques secondes. Le taxi interpellé nous dépose dans le terminal d’une entreprise unique en nous disant que ce sera moins cher et plus direct. Bon, on ne vous cache pas qu’il devait y avoir des intéressements puisque le prix est plus élevé que la moyenne mais nous partons assez vite et logiquement, le bus ne s’arrêtant pas ou peu, nous gagnerons du temps. Se méfier de la logique est un sentiment d’une importance rare en Amérique du Sud. Comme toujours, le van s’arrête ici ou là et nous mettons cinq heures et demies pour faire 350 km !

Tout de même heureux, nous marchons à notre arrivée, un petit instant avant de pénétrer dans une auberge de jeunesse plutôt tranquille. La chaleur est intense et le petit ventilateur de la chambre tarde à nous faire ressentir l’air qu’il brasse.

Nous grignotons et partons au lit, plus le temps passe plus nos corps se fatiguent après les voyages en bus.

Ancre 1

Santa Marta JOUR 285 :

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Journée de préparatif avant d’aller dans le parc naturel de Tayrona non loin de là. Nous joignons le père de Morgane, cela fait du bien de le voir. Nous voulons embarquer beaucoup d’eau car elle est hors de prix parait-il à l’intérieur. Nous achetons aussi des fruits, barres de céréales et préparons des sandwichs. Il nous reste à boucler les sacs, Mo prend son petit et Sam le gros histoire de stocker l’eau. Le poids est conséquent, au départ du moins. Nous sommes parés pour en prendre plein les yeux pendant trois jours.

Santa Marta +Tayrona JOUR 286 :

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Nous courrons jusqu’au marché, lieu d’embarcation pour les bus qui déposent au parc. Nous essayons de négocier mais c’est impossible, c’est alors que nous escaladons les trois escaliers avant de démarrer le trajet. Nous dégoulinons de sueur pendant que certains locaux sont en jeans ! Une quarantaine de minutes suffisent pour arriver à notre départ : Calabazo. Nous devons dans un premier temps grimper pour redescendre vers « Pueblito », qui comme son nom l’indique est minuscule, puis pratiquer un chemin entre les roches de granit.

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Tayrona est une aire protégée située dans la région caribéenne de la Colombie, dans le département de Magdalena à 34 km de la ville de Santa Marta. Le parc abrite une biodiversité endémique dans les montagnes de la Sierra Nevada et comprend 30 km² de zone maritime dans la Mer des Caraïbes et 150 km² de terre. Voici une classification exhaustive des espèces animales vivant dans le parc : 108 espèces de mammifères et 300 espèces d'oiseaux. Le hurleur noir, l'oncille, le cerf élaphe et plus de 70 espèces de chauve-souris sont parmi les résidents les plus typiques du parc. Les 300 espèces d'oiseaux du parc incluent le condor des Andes, le hocco d'Albert, le tocro à front noir, des ortalides, le moucherolle royal. Il y a aussi approximativement 31 espèces de reptiles, 15 espèces d'amphibiens, 202 espèces d'éponges, 471 espèces de crustacés, 96 espèces d’annélides (autrement dit « vers »), 700 espèces de mollusques, 110 espèces de coraux et 401 espèces de poissons de mer ou de rivière.

Nous discernons une jungle magnifique qui recouvre la montagne, en se soulevant dès les premiers instants en empruntant ce large chemin déjà sablonneux. Il n’y a rien de très difficile mais nous sommes, très rapidement, rincés. La canicule a son effet et nous devons reprendre notre souffle ainsi que nous hydrater souvent. Finalement, nous avançons bien, malgré cette première partie délicate.

Lorsque nous arrivons à Pueblito, nous sommes surpris, le micro-village est comme fantomatique. Les casas sont construites essentiellement en bois avec quelques feuilles de palmiers afin de renforcer la toiture. Nous croisons deux enfants indigènes et un adulte qui nous indique le chemin mais rien de plus. Nous nous attendions à plus de touristes et un endroit un peu transformé par les passages réguliers, au lieu de ça, il est authentique, tant mieux. Nous cassons la croûte et enchaînons, il nous reste un peu de route.

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Très vite, nous abandonnons le sentier poussiéreux pour changer de terrain et entamer la partie « casse-gueule » du parcours. Par moment, il faut s’entre aider tellement les passages entre les cailloux sont difficiles mais nous profitons d’un spectacle éblouissant. La chute n’est pas loin après une glissade mais nous tenons bon. Les nombreux rochers présents dans le parc Tayrona sont énormes mais semblent avoir été posés délicatement et avec précision. Certains se sont fragmentés  créant ainsi des puzzles naturels, une touche de poésie géologique. En chemin nous rencontrons une famille française (ils sont partout vraiment!) où le père nous explique un peu le pourquoi du comment. A savoir que les roches sont déposées de manière à créer des cavernes souterraines où les indigènes à l’époque rassemblaient des objets de cultes religieux. Le chemin de pierre ou roche est lui une route sacrée vers la mer. Encore un dernier obstacle à passer pour Sam avec son sac : il doit se baisser et limite ramper entre deux roches.

 

C’est bon, enfin arrivés sur la plage nous constatons : les eaux turquoises de la mer Caraïbe, les plages au sable blanc, nous y sommes ! Cabo del Guia. Le pôle le plus touristique et ça se voit, la plage, placée entre les monticules de végétation, les palmiers et îlots, est bondée tout comme le camping où les tentes sont « collées » les unes aux autres en mode festival. Nous hésitons et reprenons la route pour regagner notre camp à une quarantaine minutes de là. Et oui, nous ne resterons pas ici où grouille une bonne partie des visiteurs.

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Nous commençons à sentir la fatigue de cette rando finalement assez dure lorsque nous arrivons au camping. De l’espace, du calme, certes un peu écarté de la plage mais nous sommes ravis. Nous nous posons, prenons une bonne douche et savourons une bonne bière sous une grosse chaleur.

Hâte d’être à demain pour découvrir le rivage, les eaux et le récif.

Tayrona JOUR 287 :

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Reveil aux aurores mais notre sommeil fut réparateur.

Le temps se couvre. Il est neuf heures lorsque nous sentons des gouttes tomber nous rafraîchissant le visage et pénétrant le sable déjà chauffé par les rayons du soleil. Ni une ni deux nous retournons au camping pour rentrer les affaires. En une vingtaine de minutes, le climat change, le vent pousse les nuages laissant un ciel bleu vif apparaître. Lorsque, pour la seconde fois de la journée, nous atteignons la plage d’Arrecife, nous plongeons rapidement dans l’eau. Le paysage est le même mais la vision est tout autre. Nous squattons cet espace durant un bon moment avant de poursuivre notre découverte.

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Et oui, tout le parc est bordé de multiples plages ou criques toutes plus belles les unes que les autres. Nous filons vers “la piscina” mais nous arrêtons d'abord sur une petite étendue de sable noir : Punta Las Graviotas. L’endroit est très tranquille, légèrement déserté des touristes car plus sauvage. C'est parfait pour nous.

 

Nous arrivons ensuite sur le spot le plus réputé, la Playa de la Piscina. Là encore l'endroit est à couper le souffle. Mais en plein soleil et vu la journée magnifique que nous avons finalement, nous allons cramer. Heureusement pour nous, une petite cabane de fortune se libère juste à notre arrivée et nous sautons sur l’occasion. L’endroit est un peu étroit mais nous permettra de nous poser, bouquiner ou siester à l’ombre, entre deux bains. Rapidement cela devient notre petit paradis même si les touristes s’arrêtent à deux centimètres de nos têtes pour déposer leurs affaires.

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Après un long moment, nous reprenons la route pour finir sur la plage de Cabo del Guia. L’endroit le plus fréquenté car de nombreuses excursions à la journée venant de Santa Marta arrivent et partent par bateau de cette plage. Nous faisons une trêve baignade pour nous restaurer un peu à la « cantine » ayant vu sur la crique. Sam prend un bon bout de viande et Mo des crevettes (congelées la loose !).

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Il est déjà 16h00 passé et nous décidons d’aller nous baigner. Mais alors que nous discutons encore à table, Mo se rend compte qu'il n'y a plus personne dans l’eau et que tout le monde est regroupé en arc de cercle sur la plage, comme observant quelque chose dans l’eau. Ni une ni deux, nous filons voir ce qu'il se passe.

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Un requin ? Un crocodile ? Banco ! C'est bien un crocodile qui se trouve dans la lagune. Nous avions vu plusieurs panneaux indiquant la présence de ces animaux dans les marécages alentours, insistant à la vigilance. Mais là, ce caïman a décidé de venir prendre un grand bain au milieu des touristes. Nous restons là, d’abord impressionnés par la scène puis bloqués pas les policiers ayant coupé la plage en trois afin de laisser le passage libre à Mr Caïman pour retourner chez lui. Malheureusement il n’a pas l’air décidé, et se plaisant plutôt bien dans cette immense étendue d’eau, nous restons environ 2h plantés là.

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Nous en profitons pour monter sur un mirador qui donne vue sur une partie du parc. En redescendant nous restons bloqués mais un policier laisse passer un marchand de glace, puis une groupe de quatre personnes. Rapidement, tout le monde s’empresse de traverser la plage pour retourner du bon côté. Le policier, mécontent, s'est laissé débordé. La gestion de la situation a été plutôt chaotique, mais ceci s’explique par le côté exceptionnel de l’événement.

Nous reprenons le chemin vers notre camping, sans avoir pu voir le crocodile sortir, dommage. Nous terminons la route alors que la nuit est déjà tombée et les conseils de Kani (notre guide en jungle Bolivienne) nous reviennent en boomerang. « Attention aux serpents se cachant sous les tas de feuilles par terre. » Sans lumière nous arrivons finalement à notre tente. Une journée riche en émotion qui se termine au bar du camping, une bière à la main. Il faut bien fêter tout ça !

Tayrona +Sant Marta JOUR 288 :

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Nous sommes réveillés par le soleil chauffant notre tente. Il est tôt mais nous sommes ravis de voir ce magnifique temps. Nous nous habillons, plions bagage et filons vers la plage de la Piscina pour profiter de notre dernière journée dans le parc. En arrivant vers 8h30 la plage est quasiment déserte et c'est avec joie que nous retrouvons notre cabane de la veille. Nous prenons notre premier bain en attendant de prendre notre petit-déjeuner. La jeune fille vendant des jus d’orange pressés n’est pas encore à son poste. Nous restons sous notre abri durant de longues heures, alternant entre baignade, lecture, sieste et bronzage. Un vrai moment de repos.

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Lorsque nous prenons le chemin du retour, on s’aperçoit que les touristes d’un jour sont bien présents. Nous faisons quelques stops sur d’autres plages, histoire de profiter jusqu’au bout de cet endroit paradisiaque. En nous dirigeant vers le camping, une petite tribu de singe nous fait l’honneur de se présenter. C'est toujours un plaisir de voir ces animaux dans leur milieu naturel. Il y en a même un qui a l’air de vouloir prendre la pose devant l’objectif de Sam. Nos affaires récupérées, nous mettons un peu moins d’une heure à rejoindre l’entrée principale du parc, reprenons un bus et rentrons à notre auberge. Trois jours hors du temps qui nous ont fait le plus grand bien.

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Santa Marta JOUR 289 à 293 :

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Du huit au douze août, nous logeons dans un endroit qui nous est inconnu. En terme d’habitude, de rythme, d’activités et de crise de nerf, nous sommes au top mais déboussolés. Ne rien faire fatigue, nous confirmons. Un timing de dix mois à bouger sans cesse et être toujours (ou le plus souvent possible) au taquet et mobiles nous rend compte que la paresse fatigue. Mais que c’est bon. L’inconnu est beau aussi, ainsi que de découvrir les yeux ébahis, tous ces paysages, ces gens, ces climats, montagnes et autres mégalopoles éclairées par la fine lumière orange vive du coucher du soleil. Finalement notre corps, notre esprit « reçoit » différentes énergies de différentes manières nous laissant nous abandonner, apprendre et apprécier.

Santa Marta JOUR 289 à 293 :

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Du huit au douze août, nous logeons dans un endroit qui nous est inconnu. En terme d’habitude, de rythme, d’activités et de crise de nerf, nous sommes au top mais déboussolés. Ne rien faire fatigue, nous confirmons. Un timing de dix mois à bouger sans cesse et être toujours (ou le plus souvent possible) au taquet et mobiles nous rend compte que la paresse fatigue. Mais que c’est bon. L’inconnu est beau aussi, ainsi que de découvrir les yeux ébahis, tous ces paysages, ces gens, ces climats, montagnes et autres mégalopoles éclairées par la fine lumière orange vive du coucher du soleil. Finalement notre corps, notre esprit « reçoit » différentes énergies de différentes manières nous laissant nous abandonner, apprendre et apprécier.

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Durant ces quelques jours nous « déconnectons » dans un hôtel classe, nous nous baignons dans la piscine sur le toit et nous relaxons. Rester posés une journée, décontractés à éplucher un bouquin libère l’esprit. Le 9 Août, Solène (une collègue basketteuse) débarque à Santa Marta avec son ami pour les vacances. Nous nous retrouvons tous les quatre, trinquons lors d’une soirée bien sympathique, arrosée de caïpirinha, cuba libre et mojito. Cela nous fait bizarre de croiser quelqu’un qu’on connaît après tout ce temps, se dit-on. Mais nous passons un super moment.

Le lendemain c’est l’anniversaire Mo et nous profitons de l’événement pour se régaler au resto de l’hôtel au sixième étage avec la vue sur la cathédrale et sur la mer des Caraïbes au loin. Mo est frustrée par son repas mais la soirée est délicieuse. Les jours passent et ce mode de vie surprend quand tu rentres dans ta chambre et que le lit est fait, que ta serviette a été changée.

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Le voyage est sur la fin mais nous allons repartir de plus belle vers de nouvelles aventures pour ce dernier pays et ce dernier mois. Et oui, dans quelques jours nous partons vers le désert de « Guajira » ! Encore un mastodonte de beauté au bord de la rive caribéenne. Cinq jours de visite du site pour remonter vers le nord et cette péninsule mythique au plus haut du continent. Ensuite nous irons en direction du sud et plus précisément Dibulla, petite cité posé en bordure de mer. Nous aiderons dans une auberge de jeunesse où l’état d’esprit à l’air de nous coller à la peau. Nous sommes pressées de nous plonger dans la dernière ligne droite.

MOCHILAS JUNTOS

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