BOLIVIE
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La Quiaca + Villazon + Tupiza JOUR 162 :
Nous débarquons, œils collés et cheveux en bataille dans ce village désert de La Quiaca. Nous marchons quelques minutes et passons la frontière sans soucis. Nous voulons prendre un train en direction de Tupiza, ville de départ des excursions vers le Salar d’Uyuni. Nous cherchons, demandons aux locaux mais c’est un échec : pas de train depuis trois mois !
Nous fonçons alors au terminal de bus afin de grimper dans un véhicule. Une heure trente plus tard nous voici arrivés. Heureux, nous voulons nous reposer après ce long voyage. Après plusieurs minutes, nous dégottons une chambre privée dans une auberge proposant également des excursions.
Tupiza JOUR 163 :
Est-ce l'altitude ou tout simplement un coup de mou passagé suite à nos péripéties ? Nous ne voulons pas sortir de notre chambre. Comme toujours, ce sentiment est difficile à vivre puisque nous nous sentons coupable de ne pas visiter, s'immerger et observer les premiers visages boliviens de notre aventure.
Mais, avec philosophie, nous activons le mode glandouille en pensant que dans deux jours nous serons en mode hyper actifs ! Notre première sortie sera pour aller manger. Nous trouvons un petit resto proposant l’Almuerzo pour 13 bob (1,50€ environ), avec entrée, soupe, plat et dessert. C’est cool la Bolivie !
En fin d'après-midi, nous retrouvons tant bien que mal nos deux guides vus hier afin de valider l'excursion sans agence. Nous discutons ensemble de la route, des formalités et du prix. Ils proposent, comme hier, un prix identique à ceux des agences. Nous voulons baisser cette somme en négociant pour les quatre passagers. Nous n'arrivons pas à valider un prix, ils veulent discuter, on se retrouvera demain pour un dernier rdv.
Le soir, nous rejoignons Morgane et Marlène qui viennent d’arriver sur Tupiza et mangeons pour un peu plus cher que le midi mais la nourriture est bonne et le repas toujours aussi complet.
Tupiza JOUR 164 :
Toujours aussi peu motivés afin de visiter les environs, nous gardons notre énergie pour le Salar et sommes pressés de valider le Trek avec les guides. Mais en revenant du très copieux petit déjeuner, nous sommes sous le choc : ils ne veulent plus partir avec nous, nous demandant de passer directement par l’agence. Nous sommes désemparés, rien ne va en ce moment, tout est difficile et peu de choses nous sourient !
Sans s'énerver, même si nous en avons envie, et avec l'aide de notre nouvelle compagne de route, nous cherchons une solution. Elle sera trouvée quelques minutes plus tard en réservant avec l'agence de l'hostel.
Nous faisons ensuite un petit tour de la ville et découvrons tout de même l'état d'esprit Bolivien. Les gens sont souriant et un marchand nous déposera même devant un magasin où Sam pourra acheter des lunettes de soleil. Un marchand, très sympathique, prénommé Juan Adolpho (mais il n'aime pas les nazis attention !) prends le temps de discuter avec Sam sur le chemin. Il travaille douze heures par jour et n'est plus d'accord avec la politique actuelle. Finalement, il nous propose de venir acheter et même manger au Mercado puisque c'est beaucoup moins cher. Un garçon vraiment adorable et avec beaucoup d'humour.
Une fois les courses faites, tous les français de l'hostel se retrouvent sur la terrasse afin de trinquer. Demain le départ est prévu à sept heures et demi.
Sud Lipez [Tupiza-Quetena Chico] JOUR 165 :
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Nous partons vers huit heures moins le quart de l'hostel qui organise aussi les tours. Nous embarquons avec Amandine et Margaux, nos deux nouvelles compagnes de route, dans le quatre-quatre qui sera notre véhicule pour la totalité de l'excursion. Nous faisons connaissance avec notre guide, Christian, qui est aussi notre chauffeur ainsi qu'avec Nancy notre cuisinière. Ils sont jeunes et très sympathiques, nous les avons choisi car Théo ne nous en avait dit que du bien. Les premières heures se résument à de la route. Mais pas celle que vous croyez. Un chemin caillouteux et poussiéreux accompagne nos premiers kilomètres. L'atmosphère est très agréable et nous apprenons à connaître nos amies de route. Margaux, une jeune belge de dix-huit ans et Amandine, une trentenaire du sud. C'est super sympa et nous enchaînons les dénivelés avant un premier point de vue. “Sillar” est un panorama assez impressionnant rappelant les canyons que nous avons vu précédemment. Il y a des colonnes dressées ocres que nous surplombons et nous commençons le festival de photos. Les 4*4 se suivent en nombre en ce jeudi ensoleillé. Les différentes agences de Tupiza se retrouvent pour le même itinéraire et l'on espère que ce ne sera pas un regroupement ou même un attroupement à chaque site visité.
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Nous enchaînons sous un soleil de plus en plus fort, l'altitude ne nous attaque pas ou peu. Les arrêts, assez rares il faut le dire (mais on avait été averti), sont déjà très beaux alors que nous ne sommes qu'au quart du voyage. Des flamands roses par centaines, des pics enneigés ou des cerros multicolores : nous sommes prévenus, nous allons en prendre plein les yeux ! Pause repas, c'est hallucinant, attablés, nous sommes merveilleusement servis et mangeons copieusement avant de regagner la voiture. Toujours suivis de l'étoile lumineuse, nous avalons les kilomètres et photographions les paysages qui défilent sous nos yeux. Christian à chaque arrêt nous explique les sites et les détails de l'endroit.

Ici c'est “Pueblo Fantasma ” le village fantôme. L'histoire est fascinante mais ahurissante. Une légende digne des plus grandes épopées antiques et fantastiques. Nous repartons ensuite en direction de Quetana Chico notre stop final où nous mangerons et dormirons. La soirée est courte mais sympathique, la douzaine de jeunes voyageurs du monde entier échangent et rigolent. Les changements de langue ne nous facilitent pas la vie mais nous arrivons à communiquer. Aux environs de 21h, tout le monde est au lit !
Sud Lipez [Quetana Chico-Huaylla Jara] JOUR 166 :
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Réveil aux aurores ce matin afin de profiter au mieux des différents sites qui nous attendent aujourd'hui. Après avoir englouti un bon p’tit déj, la troupe de voyageurs ainsi que les guides et cuisinières foncent sur les chemins du Sud Lipez. L'air est frais mais le soleil réchauffe les cœurs et l'humeur est très positive. Les arrêts sont nombreux ce matin et les deux premiers lacs sont très surprenants : Hedionda, Kollpa. Nous poursuivons notre route et les blagues fusent dans la jeep dirigée de mains de maître par notre pilote d'élite. Les lacs ou petits Salars (désert) que nous découvrons sont constitués d'eau, de roches et de borax, un minéral de sodium, fortement présent dans ces eaux cristallines. C'est incroyable, par moment les reflets sont à couper le souffle.
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Toute cette région est sauvage, nous ne croisons que peu d'animaux. Il y a bien des lamas, des vigognes ou plus rarement des renards mais ce désert interminable est vraiment nu de vie. Les véhicules touristiques sont facilement visibles : la poussière qu'ils dégagent nous permet de les distinguer à plusieurs centaines de mètres.
C'est alors que nous arrivons au désert Salvador Dali qui doit son nom aux roches qui sont comme déposées sur le sable sud Bolivien, rappelant les célèbres œuvres de l’artiste. Ces pierres volcaniques sont issues du cratère qui borde la vallée de sable dans laquelle nous piétinons et observons cette nature folle. Après la Laguna Verde, nous rebroussons chemin pour déjeuner dans un refuge très touristique.

Nancy, que nous avions déposée un peu auparavant, nous attend de pied ferme et a déjà tout préparé. Le couvert est dressé et la nourriture abondante arrive. Ce n'est pas durant ces quatre jours que nous allons perdre du poids. Mais malgré tout, les repas sont équilibrés, et cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas connu ça. A la suite du déjeuner, c'est le moment détente, nous enfilons les maillots de bain et pénétrons dans les eaux thermales du coin : 28 degrés dans l’eau. La différence avec l’extérieur est telle qu’il y fait trop chaud. Mais quel bonheur d’être posés dans un bassin avec une vue aussi spectaculaire. Ce moment hors des chemins caillouteux est de courte durée et nous remontons en voiture afin d’arriver tôt à notre auberge.
Après avoir déposés nos affaires, nous laissons Nancy préparer le repas du soir et repartons en jeep à la découverte de la Laguna Colorada. Nous en prenons encore plein les yeux en compagnie de multiples flamants roses : des couleurs bleues, rouges, jaunes et blanches vraiment surprenantes. Il est ensuite l'heure de retourner à l’hostel pour un bon repas et une soirée douce, bercée par la magnifique voix de notre compagne de voyage, Margaux.
Sud Lipez [Huaylla Jara-Villa Candelaria] JOUR 167 :
Nouveau réveil à 4, et un petit déjeuner de folie, avec de très bons pancakes préparés par notre cuisinière. Nous prenons la route en tête en direction Del Arbol de Piedras. On se demande comment mais d’énormes blocs de pierre sont en équilibre au milieu de nul part : la journée s'annonce encore une fois époustouflante.
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Après ce premier arrêt nous continuons notre chemin vers différents lacs, aux couleurs et aux reflets toujours plus surprenants. Le dernier de notre aventure sera la Laguna Negra. Nous filons ensuite vers la Valle de Las Rocas où nous prenons notre déjeuner en mode pique-nique avec notre guide et notre cuisinière. Un bon moment de partage où nous découvrons encore un peu plus la culture bolivienne. L’avant dernier arrêt est dans un bar d’un petit village où nous dégustons une bonne bière artisanale à la coca, au quinoa, au miel ou encore au cactus. Nous profitons du moment sous une chaleur appréciable mais rapidement Christian nous presse de partir. Il nous reste encore pas mal de poussière à avaler avant d’arriver à notre auberge et il veut que nous soyons dans les premiers afin d’avoir les meilleurs chambres.

En ce dernier soir, nous dormons dans un hôtel de sel. C'est assez incroyable mais toute la structure est vraiment faite de ce minéral alors que Sam a donné de sa personne pour vérifier tout cela. Première douche de l’aventure et chaude en plus, un bonheur. Par la suite, la soirée est très conviviale et nous pensons déjà au lendemain. Il nous faut de bonnes idées pour réaliser les photos dans le Salar. Tout le monde part se coucher assez rapidement car le réveil est prévu pour 5h30.
Salar d’Uyuni + Uyuni + Potosi JOUR 168 :
Comme c’était prévu 5h30, le réveil sonne et Christian ne rigole pas ce matin. Il ne veut pas être en retard pour le levé de soleil. Nous décollons à six heures moins dix, roulons quelques minutes et nous pénétrons enfin dans le désert de sel le plus grand du monde ! Rien que ça !
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Imaginez 11450 km² donc 1145000 hectares, environ 110km de long pour 100 de large. Un véritable mastodonte sans fin. De forme pyramidale, la profondeur peut atteindre 150m et 20m sur les côtés. Le Salar culmine à 3 658 m d’altitude. La disparition du lac préhistorique Tauca, 14 000 ans auparavant, a donné naissance à la croûte de sel la plus grande du monde qui recouvre aujourd'hui ce salar. En s'asséchant, il laissa derrière lui deux petits lacs encore visibles, le lac Poopó et le lac Uru Uru et deux grands déserts de sel, le salar de Coipasa et le gigantesque Salar d'Uyuni. Il s’agit de la zone la plus froide de Bolivie avec de grandes amplitudes de températures : de +20°C le jour à -20°C la nuit. On estime sa quantité de sel à 60 milliards de tonnes ! Avec 25 000 tonnes exploitées chaque année, il reste du temps avant d’épuiser les réserves ! D’après le United States Geological Survey, Uyuni est le plus grand gisement de lithium au Monde avec 5,5 millions de tonnes soit 40% des réserves mondiales. Comme vous le savez le lithium est un composant utilisé dans les batteries des appareils électroniques et vu l’expansion de l’électronique (téléphones, voitures, robots, …), il y a de fortes chances que le lithium devienne le nouvel Or Blanc, devant le pétrole.
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Nous coupons le moteur une première fois. Le soleil va se lever et nous profitons de la présence de l'eau pour apprécier les reflets miroirs du paysage. Un moment inoubliable. La saison des pluies permet au Salar de devenir un grand terrain de jeux pour tous les amateurs de photos et d'effets.
Mais cette eau peut s'avérer contraignante car elle rend impraticable des surfaces où les véhicules s’embourbent ou patinent. C'est le cas d'une voiture alors que nous traversons l'espace blanc en fendant l'eau durant de longues minutes. Autour de nous il n'y a rien. Du sel à perte de vue et des montagnes qui flottent au loin. L'impression est exquise. Une fois revenus sur un sol dur, nous ouvrons le coffre et nous aidons Nancy à préparer le petit déjeuner. C'est inimaginable mais nous mangeons un bon gâteau et buvons un café chaud dans la froideur du Salar. Quelle chance et quelle beauté.
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En attendant les autres véhicules, nous commençons ce que les locaux appellent les photos “locas”. Ce sont des clichés improbables mais qui sont possibles grâce à l'étendue interminable de sel. Différence de hauteur, de grosseur et de grandeur mais aussi utilisation d'objets : nous pouvons nous amuser pendant des heures. Une fois rejoint par le reste du groupe nous nous gavons de clichés aussi rigolos les uns que les autres. Un autre moment délicieux.
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Mais nous devons partir pour visiter le tout premier hôtel de sel en plein milieu du Salar. Près de lui se dresse un monument de pierre où il est indiqué Bolivia ! C’en est déjà fini de ce lieu incroyable et c'est un peu frustrés que nous changeons de cap.




Direction le cimetière des trains, lieu où ces wagons ont été laissés à l'abandon. Un final assez surprenant. C'est une image difficile à concevoir pour nous mais c'est touristique ici. Bref, en noir et blanc les clichés sont tout de même très jolis. Ensuite, nous regagnons Uyuni afin de continuer le voyage. Notre pilote et notre cuisinière nous déposent au terminal de bus et nous nous embrassons heureux des jours vécus ensemble à rigoler et apprendre de la région mais aussi du mode de vie des locaux tournés vers le tourisme de ce géant naturel.
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Tout ce petit monde va maintenant se séparer, Amandine retournant à La Paz, les trois M filant à Attacama au Chili et nous poursuivant l'histoire à Potosi. Mais, manque de bol, il nous faudra attendre trois heures notre bus. Gentiment les filles acceptent de nous laisser squatter leur chambre. Elles nous accompagnent jusqu'au bus pour un dernier au revoir alors que les portes se referment, le temps est encore passé à une vitesse folle. Ces quatre jours ont été merveilleux et nous sommes ravis d'avoir été accompagnés de Margaux et Amandine avec qui tout c'est bien passé. En dehors des paysages complètement dingues, nous avons aussi partagés de très bonnes ondes ensemble ainsi qu'avec nos fidèles copines Morgane et Marlène. A la revoyure comme on dit !
Potosi JOUR 169 ;
Réveil speed pour prendre le petit déjeuner ce matin mais malheureusement nous sommes un peu tard et il n'y plus rien ou presque à déguster. Tant pis pour nous, nous serons à l'heure pour le prochain. Dans la journée, nous visitons les rues situées près de notre hostel de cette cité coloniale. Demain nous affinerons l'observation, c'est vraiment beau du premier coup d'œil. Le soir, nous mangeons dans un “boui-boui” peu cher mais où nous restons plus longtemps que prévu. Pas besoin d'alcool pour refaire le monde avec une Bolivienne, timide mais gentille, un Argentin, avenant mais à l'écoute et une Cubaine, bavarde mais incompréhensible. Un partage génial et une bonne poilade !
Potosi + Sucre JOUR 170 :
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Nous filons en fin de matinée en découvrir plus de la ville. Potosi est une cité coloniale aux architectures typiques et colorées. Ce que nous avions aperçu se confirme en grimpant une tour de plusieurs mètres de haut. L’accès se fait par une série de marches à monter dans un étroit donjon. Entourée de Cerros, la ville est garnie de nombreuses églises aussi belles les unes que les autres. Nous apercevons, du point de vue, une gigantesque école où nous observons les enfants s’amuser.

Ensuite, nous visitons le marché incroyablement grand où les couloirs d’exposition n’en finissent pas. Il y a de tout : des babioles, des friandises, des vêtements mais aussi de la nourriture, des produits hygiéniques, des cds et dvds. L’espace viande est exposé brutalement avec des pièces découpées où nous reconnaissons les parties des corps des animaux : répugnant ! Mais pas pour un chien présent, qui scrute les étalages bovins et volailles, se léchant les babines, attendant qu’un morceau chute. Puis en continuant, nous prenons un jus naturel. Ananas pour Mo et banane, papaye pour Sam : exquis ! Nous nous faufilons autour d’une foule dense, dans les ruelles étroites, où les exposants hurlent leurs bonnes affaires. Après une bonne heure de marche, nous avons dévalé une bonne partie du marché mais pas l’entièreté. Nous ne nous en sommes pas rendus compte mais nous avons descendu alors nous remontons les rues en direction du resto d’hier.
Après avoir bien mangé nous regagnons l’auberge avant de prendre un taxi en direction du terminal de bus. En Bolivie, lorsque vous voulez voyager, les vendeurs des compagnies vous sautent dessus à la recherche du client parfait. Mais pour nous, il faut surtout voir le bus. Il y a des véhicules archaïques et peu sécuritaires. Nous trouvons notre sésame pour 20 bob (environs 2,20€) et à peu près trois heures de trajet. Nous attendons un petit moment et partons. Cinq minutes plus tard, nous nous arrêtons à un feu… enfin c’est ce que nous pensons. En fait, le conducteur attend sagement à l’extérieur pendant qu’une vendeuse essaie de vendre les ultimes billets. La route est longue puisqu’un bébé ne fait que de pleurer sur la route mais nous arrivons dans les temps à Sucre.
Vers vingt heures, la vie est à son comble nous dit le pilote de taxi. C’est vrai qu’une foule considérable fonce dans tous les sens, en voiture ou à pied. Nous partons au lit dans notre auberge, pour 5 nuits, après avoir mangé, et bien content de se reposer.
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Sucre JOUR 171 :
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Réveil matinal afin de profiter du petit déjeuner : échec ! Il n’est pas si bon que ça et pas forcément copieux. Après une matinée d’activité posée, nous partons découvrir une nouvelle ville coloniale Bolivienne. Nous arpentons les rues jusqu’à un resto où des concerts ont lieu le soir. Toujours économique et copieux, nous nous régalons et partons juste à coté s’informer des activités et visites à faire ici. Nous avons du temps pour apprécier la cité, cinq nuitées, avant d’enchaîner ensuite vers La Paz, la grande capitale.
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Sucre JOUR 172 :
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Vendredi 13 ! La chance va nous sourire, nous sommes ravis. Nos copines nous rejoignent dans la soirée et vu les nuages présents dans le ciel, nous décidons de visiter en intérieur aujourd’hui. Nous marchons donc en direction du musée des Arts Indigènes à vingt minutes de là en s’élevant gentiment au dessus de la ville blanche. Mo arrive au mirador essoufflée alors que Sam sent battre son cœur fortement dans son corps. L’altitude fait son effet, se dit-on. Nous regardons la vue avec des montagnes au-loin cachées, de temps à autre, par la brume. Nous nous infiltrons dans un mini marché avant de pénétrer dans le musée. Une maison de blanche couleur, simple, où une pièce nous attend. A l’accueil, on nous donne un livret d’explications en français. Un peu surpris par la faible grandeur du site, nous découvrons en fait des escaliers où huit autres pièces nous attendent. Pendant plus d’une heure et demie, nous en apprenons plus de la culture et des coutumes indigènes. Les vêtements, la musique et les rituels ; beaucoup d’explications nous offrent une vision éclatante de la force de ces femmes et hommes ainsi que de leur talent et apprentissage de la musique. Par la suite, nous continuons à nous enfoncer dans le sous sol fort bien aménagé de bois, de paille et d’expositions aussi belles que colorées, et à ingurgiter encore sur les civilisations ancestrales d’Amérique du Sud. Il y a beaucoup de texte, d’explications que nous lisons et sortons de la grande maison heureux de cette découverte.

Lorsque nous sortons, nous faisons face à la pluie. Un bruine dense qui nous rappelle notre bonne vieille région. A la va vite, nous trouvons un mercado afin de manger et attendre que l’averse passe. Mais après avoir engloutis nos assiettes, le temps n’a pas changé donc nous partons nous abriter dans la chambre.
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A la suite de tout ça, nous enchaînons par le musée de « La Casa de la Libertad », le site historique sur la place centrale de Sucre. La bâtisse est très belle et nous nous enfonçons dans une cour lumineuse où, sur les pavés, sont exposés des sculptures historiques.
Nous sommes de suite accueillis par des guides, nous pourrons visiter avec l’un d’eux, en français. Pendant une heure et demie, nous découvrons les différents personnages emblématiques du pays, les combats acharnés, la place importante de cette maison dans la ville et les clins d’œil sur les présidents (mais aussi sur la présidente qui a gouverné le pays ! ).
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Comme convenu, Marlène, Morgane et Théo, un nouveau venu toulousain, nous rejoignent dans la soirée.
Demain nous voulons aller aux sept cascades mais les excursions ne sont pas données et le chemin paraît dangereux.
Sucre JOUR 173 :
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Journée placée sous le signe de la marche. N’allant pas vers les cascades, nous décidons de progresser jusqu’au marché « Campesino » à trente minutes de là. C’est impressionnant, une ville dans la ville où les nombreux exposants vendent vraiment tous les produits imaginables.
Une véritable caverne d’Ali Baba où les couleurs se mélangent tout comme les locaux et les touristes. Ce soir, nous voulons faire un apéro-dinatoire donc après avoir mangé en conséquence et savourer de bons jus de fruits naturels, nous commençons nos courses. Trouver les avocats est une petite mission et lorsque nous demandons aux marchands, il nous dirigent tous vers le même endroit. Au stand dédié, nous en voyons des énormes, peut-être les plus gros qu’on ait jamais vu de notre vie. Amusés, nous en achetons quatre en nous disant que ça fera l’affaire. Puis nous continuons nos emplettes et rigolons avec les vendeurs qui sont très généreux en nous offrant un fruit de plus à chaque achat. Une fois revenus à l’auberge de jeunesse, nous préparons le guacamole géant et autres légumes. Attablés à l’intérieur de la pièce commune, car le froid fit son apparition dix minutes avant, nous rigolons, mangeons et buvons quasiment tout. Mais nous notons tout de même une déception sur le guacamole trop liquide à notre goût.
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Sucre JOUR 174 :
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Après la soirée d’hier le groupe est à deux de tension ! Nous ne faisons pas grand-chose mais nous nous régalons d’un excellent repas le midi. En attendant le bus, nous squattons le jardin de l’auberge avant de s’envoler vers le terminal pour un bus de nuit.
Nous grimpons dans un « collectivo », sorte de camionnette / mini-bus où les gens sont tassés comme des sardines et nous nous faufilons tant bien que mal afin de ne pas gêner, ou peu. Les locaux le prennent plutôt bien, nous avançons vers la gare routière. Un moment très sympa où malgré le peu de place à cause de nos sacs, on nous fait signe de s’asseoir. Mo parle avec une dame puis deux, un monsieur questionne Sam, bref, les Boliviens sont cool !
Le bus part à 20h, il est très confortable, nous sommes prêt à passer une bonne nuit !
La Paz JOUR 175 :
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Nous arrivons aux alentours de 7h dans la capitale Bolivienne. On suit Théo, qui connaît déjà la ville, et qui, armé de son smartphone, nous guide vers l’auberge sélectionnée. Nous faisons connaissance avec les dénivelés, nombreux, de la cité et frappons à la porte. Malheureusement, il n’y a pas de place donc nous fonçons juste à coté. 35 bob la nuit, ok nous validons. Ensuite, nous faisons le tour des agences pour dévaler la « Death road » ou « El Camino de la Muerte »… Vous avez compris, ou pas ! Imaginez vous en vélo, descendant à 45 kilomètres par heure 3700 m d’altitude pour 63 km pendant trois à quatre heures entre asphalte, chemin caillouteux, cascades et précipices. Un truc de dingue. Mais les prix nous ramènent à la réalité. Cinquante euros par personne pour cette activité, certes qui a l’air folle car elle comprend aussi une tyrolienne de 500M, nous freinent. Nous ne ferons pas la descente. Théo et Marlène sont motivés mais doivent attendre avant de valider puisque Théo n’est pas vacciné. Et oui l’arrivée prévue est dans la jungle !
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Nous nous séparons donc : Les filles accompagnées de Sam font le tour guidé de la ville et Théo part pêcher des infos sanitaires. Lors du tour nous arpentons les ruelles incroyables où les marchands sont incalculables. L’offre est plus forte que la demande c’est certain, il y a des vendeurs installés partout à chaque coin de rues. Le mercado centrale est magnifique, on peut faire des photos mais il faut demander : la superstition est à son comble ! Nos enchaînons avec le quartier des sorcières où nous logeons. C’est pareil, nous apprenons plein d’anecdotes croustillantes sur ces « sorcières » qui utilisent plein de filtres différents afin d’ensorceler ! Pour les photos c’est pire, pas possible d’enregistrer un cliché car sinon elles envoient un sort…. Lorsque nous traversons le quartier, nous nous rendons compte que c’est un quartier assez touristique où les expositions de vêtements traditionnels sont en nombre. Et vint le moment politique, après avoir déambulés dans les rues commerçantes, nous nous asseyons sur les marches de la place. L’histoire en vaut le détour, les croustillants épisodes politiques contemporains sont fous.
Finalement, Mo propose à Sam de faire le parcours en vélo. C’est l’une des choses qu’il avait noté à faire avant même notre départ et s’il le fait tout seul, le budget que nous nous étions fixés pour deux sera respecté. Après de longues hésitations, Sam finit par accepter. C’est décidé, il accompagnera Marlène et Théo à la Dead Road pendant que les deux Morgane resteront dans la ville.
La Paz JOUR 176 :
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Jour J pour Marlène, Théo et Samuel, de leurs cotés, les deux Morgane vont inspecter la ville et visiter la « Vallée de la Luna ».
Mo :
Bizarre de voir Sam partir en sachant qu'il va descendre en vélo l'une des routes les plus dangereuses au monde. Pour se distraire et avoir les idées ailleurs, je retrouve Morgane qui elle non plus ne fait pas l’excursion. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement mais copieusement avant de nous mettre en route vers la Vallée de la Luna. Proche de la ville, mais à une quarantaine de minutes en collectivo quand même se trouve ce petit bout de terre creusée par les eaux, tel un canyon. Nous déambulant une bonne heure au milieu de ces roches et de ces falaises impressionnantes avant de reprendre le chemin de la ville. Le paysage est sympa même si l’on ressent malgré tout une petite déception. L’endroit devait être magique et beaucoup plus impressionnant auparavant, avant que la ville ne vienne jusqu’à sa porte. En effet, à plusieurs endroits de nouveaux bâtiments sont en construction et grignotent petit à petit du terrain sur la vallée. C'est un peu dommage. De retour dans le centre, nous filons au marché pour notre déjeuner: grand jus frais et sandwich à l’avocat (spécialité du coin !). Nous déambulons ensuite dans les nombreuses rues de la Paz avant de retourner à l'auberge pour attendre nos compères. Le téléphone n’a pas sonné… ça a dû bien se passer !
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Sam :
Il est huit heure et quart quand le mini-bus passe nous chercher à l’angle de la rue de notre auberge. Nous sommes tous les trois très impatients d’en découdre alors que le van de marque japonaise arpente les rues dénivelées de la capitale. Nous récupérons d’autres aventuriers au passage, qui eux, veulent marcher pour un trek, et avançons vers les sommets aux alentours. Un Néerlandais et un Argentin nous accompagnent pendant ce trajet d’une heure et demie. Les deux véhicules arrivés, tous les participants écoutent les consignes des guides qui sont bien huilées et claires. Faire attention, avoir des codes visuels, s’armer de coudières et genouillères et enfiler pantalon, veste et casque, tout est simple. Une fois les tests mécaniques effectués, les vêtements bouclés car la température est fraîche à 4700 mètres d’altitude, nous nous élançons comme des gamins sur l’asphalte bolivien. Dès les premières secondes, tout ce petit monde s’en donne à cœur joie en accélérant dès que c’est possible. Se baisser permet de réduire la prise au vent et la vitesse n’en est que plus belle. Lors d’un arrêt, nous demandons à un des guides notre rythme de croisière : 70km par heure, impression assurée !


Cette partie est fun et les paysages incroyables que nous voyons accentuent l’effet du génial. Nous prenons beaucoup de photos grâce aux guides qui enchaînent les clichés de manière facile et décontracte, même à pleine vitesse, dos à la route. Première pause snack où nous grignotons banane et sandwich pendant que les vélos sont réinstallés sur la camionnette. Nous roulons pendant dix minutes environs et sommes déposés dans les nuages. Le « camino de la muerte » !
Cette artère antique se dresse devant nous. De nouvelles consignes sont données et nous partons sur un rythme différent. Les nuages sont bas et ne nous permettent pas de voir le dénivelé. Heureusement ou pas puisque nous somme encore à plus de 3500m. A chaque pattes d’oies, c’est la glissade ou presque, le vide n’est pas loin. L’effet brumeux amplifie cette humidité constante et la piste semble par moment trop étroite pour que deux voitures se croisent, imaginez des camions ! Les arrêts sont minutieusement orchestrés entre réparation de frein (vaut mieux, hein!) et animation. Pendant ce temps les sportifs admirent les vues extraordinaires et s’aperçoivent du changement climatique. Les peau sont moites, nous enlevons des couches et repartons.
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Une fois que les nuages ont été éventrés, nous retrouvons le soleil et la chaleur embrumée de nos corps s’en ressent. Les mains et avant bras prennent toutes les secousses des cailloux et les courbatures commencent à arriver. Nous prenons un nouveau snack et enchaînons par la tyrolienne. Cette corde mesure 500 m entre les montagnes. Nous nous équipons tous les trois en mode « Superman » ce qui veut dire que nous seront allongés dans le baudrier tel un oiseau volant vers sa destiné. Marlène s’envole en première suivi de Sam et enfin de Théo ! Le ressenti est impressionnant ! Prendre son essor de tel manière, admirer la vue et être libre de ses mouvements tout en criant sa joie et sa surprise ! Indescriptible.
En nous ramenant vers nos vélos, nous sommes à l’arrière d’un pick-up face aux montagnes, encore une sensation magique.
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Enjambant nos deux roues, nous repartons pour la dernière ligne droite, enfin si on peut dire. Des lacets aux roches proches les unes des autres, pointues, qu’il faut éviter afin de ne pas se vautrer. Les bras et les mains sont de plus en plus lourds mais ça en vaut la peine, cette émotion est tellement belle. Toute cette impression est décuplée lors de l’arrivée. Marlène arrive un peu après nous disant que son vélo s’est « plié » dans un virage. Les changement de véhicule fut obligatoire et aucune chute à signaler. La douzaine de fous furieux se retrouvent ensuite devant un bon repas avant de sauter dans la piscine d’un hôtel.
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Tout le monde a survécu ! Défier l’altitude et les routes dangereuses de la Bolivie en bicyclette : Check !



La Paz + Rurrenabaque JOUR 177 & 178 :
Départ pour Rurrenabaque aujourd’hui. Nous mangeons un morceau dans une bonne auberge afin de prendre des forces, retirons de l’argent et fonçons récupérer nos sacs. Nous sommes cinq à partir, Anne, notre copine belge nous ayant rejoint il y a quelques jours. Après un quiproquo, nous montons dans un bus sans les filles puisque nous ne sommes pas au même endroit. Mais elles monteront dans le même ! En voulant faire vite, nous ne nous sommes pas compris mais tout cela se finit bien. Le trajet est chaotique mais on le savait.
En saison de pluie cette route est mortel, fort heureusement pour nous il n’y a pas d’averses. Mais il faut avouer que des passages de montagnes sont dingues, sur les corniches, et au bord du précipice !
Après dix-huit heures de voyage et avoir dégringolé quasiment 3500 mètres de dénivelés, nous arrivons au petit matin à Rurrenabaque ! Tout de suite nous sentons le climat tropicale s’abattre sur nos corps épuisés ! Nous embarquons dans une moto taxi qui nous dépose dans une auberge très sympathique où nous sommes entourés de palmiers, de plantes colorées et même d’un perroquet multicolore ! Un contexte de rêve.


Rurrenabaque JOUR 179 :
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La journée s’annonce tranquille avant d’entrer en Amazonie. Nous prenons le temps de bien manger et de profiter de notre lieu paradisiaque, de notre habitation... bref d'un bon petit nid douillet.
Nous validons à cinq une excursion de 6 jours en milieu hostile. Trois jours de selva (jungle dense) et trois jours de pampa (zone marécageuse). Nous partons en mode semi survie pour les trois premiers jours et serons plus tranquilles pour les suivants même si l’on risque de croiser des caïmans et anacondas ! Le soir, nous préparons nos affaires en attendant de vivre des aventures hors du commun !
SELVA & PAMPA JOUR 180 à 186
Jungle [Selva] jour 1 :
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La chaleur tropicale est lourde en ce samedi 20 avril. Nous patientons à l’agence et préparons nos sacs. L’idée est de vider nos grands « mochilas » et de les embarquer pour le trek. Nous rencontrons notre guide, Jimmy, un homme souriant d’une quarantaine d’années, portant à l’envers sa casquette bleue claire claquettes noires et bermuda kaki. Une fois prêts, nous marchons en direction du rio afin d’embarquer sur un bateau, sorte de pirogue fine aux bords rouges, dominé par un drapeau bolivien, fixé à un bout de bambou, sur l’avant. Ce n’était pas prévu mais ce n’est pas pour nous déplaire.
Le navire fonce sur l’eau sombre du fleuve et nous nous enfonçons doucement mais sûrement dans cette dense forêt, qui de chaque coté nous propose son paysage verdoyant et rocheux. Premier stop, nous marchons au milieu des cochons, poules sur un territoire arboré où les autochtones produisent eux-mêmes la canne à sucre. Juste avant, la femme avait soigneusement coupé une orange pour Sam. Après avoir tranché la peau, mais pas le fruit, laissé de la pelure afin de la consolider, elle donne l’orange ouverte sur le dessus montrant à Samuel comment appuyer afin que le jus sorte. Une sacrée technique qui finalement est simple.

Ensuite nous nous dirigeons vers la machine à fabriquer le jus de sucre de canne. C’est un moulin / pressoir manuel de grande taille qu’il faut tourner à l’aide d’un tronc d’environ cinq mètres de longueur. Cette action permet de broyer la canne et de faire sortir le liquide. Nous dégustons tout ça et on se dit que c’est bien meilleur avec du citron.
Nous ré-embarquons et naviguons pendant encore une heure et demie. A l’arrivée la sensation d’humidité est à son comble, surtout pour Sam qui ne connaît pas ce climat ! C’est lourd et chaque mouvement fait transpirer ou presque. Les moustiques nous souhaitent la bienvenue et nous mangeons un bon repas.
Vers seize heures nous pénétrons dans la « selva » pour de bon, armés de nos bottes et sacs à dos chargés de matériels, de nourriture et suivi par un cuisinier. La première difficulté arrive vite, il faut passer dans l’eau mais avant, il faut marcher en équilibre sur un tronc. Mo s’élance mais manque de peu de trébucher. Sam n’est pas serein puisqu’il n’aime pas ce genre de défi. Mais toute la troupe se « jette à l’eau ». Un fois arrivé en fin de bois il faut en récupérer un nouveau submergé par les eaux. Mo, à cause de sa petite taille, galère à poser son pied mais réussi admirablement alors que Sam s’est trempé les pieds ! Les quatre filles et les deux garçons suivent le guide qui se marre en répétant les « putains » de Sam qui enlève l’eau de ses bottes !
Puis nous continuons, dans ce lieu sauvage, à crapahuter humectant de manière abondante. Nous croisons des singes, perchés à plus de dix mètres de haut qui recherchent un lieu pour la nuit. Deux heures d’efforts suffisent pour arriver à destination. Ce ne sera pas du surivor car nous avons un cuisinier mais aussi un camp développé avec une cuisine. Le couchage sera plus élémentaire puisque nous dormirons sous un préau de bâche entourés de nos moustiquaires ! Il faut d’ailleurs vite les installer puisque les insectes, la nuit tombée, attaquent les humains de manière agressive.

Une fois le campement préparé, nous apprécions un succulent repas cuit au feu de bois par Adali, notre cuistot attitré ! C’est alors que nous partons, lampes à la main ou sur le front, dans l’antre de la jungle en pleine nuit. Les consignes sont strictes mais usuelles. Nous regarderons au sol, pendant que Jimmy « Kani » regardera partout et lorsqu’il nous le dira, il faudra éteindre sa lampe ! Toutes les lampes ?? Nous verrons bien !
Kani est son véritable prénom, issu d’une tribu située au nord de Rurrenabaque, à une
vingtaine de jours de marche, qui veut dire arbre millénaire. Ces minutes sont croustillantes et pleines de suspense. En file indienne, nous suivons notre repère en éclairant afin de ne pas écraser un serpent ou une araignée. Tout à coup, comme durant la jour, il se stoppe, observe les alentours et repart. Encore une fois, mais là, nous éteignons tous nos torches !
Durant de longues minutes nous sommes entourés d’une multitude d’animaux, d’arbres et de bruits. Les feuillages nous surprennent de temps à autres lorsque nous nous demandons où est passé notre guide ! Les filles ne sentent plus sa présence en tendant les bras. Quelques secondes suffisent pour constater qu’il était assis tranquillement sur un tronc d’arbre à un mètre de nous.
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Finalement la balade nocturne n’a rien donné, nous n’avons pas réussi à voir de jaguar mais on savait avant le début de l’immersion que ce serait difficile d’en observer. En rentrant, nous nous approchons du lac près du campement pour constater qu’un caïman est bien là, tout près, à nous regarder. Nous le baptisons Marcelo, hilares, et partons sous nos moustiquaires.
Jungle [Selva] jour 2 :
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Bien dormi pour Sam, moyen pour Mo et Anne est malade. Les deux M ne se portent pas trop mal et nous avalons un petit dej’ copieux avant de randonner. Nous décollons sans Anne qui restera au camp. Nous nous enfonçons dans la forêt pendant de longues heures afin d’en connaître plus sur ses secrets cachés.
Arbres médicinaux, singe cappuccino, plantes de coloration naturelle, liane d’eau, balançoire. Les sensations sont indescriptibles et les moments aussi dingues les uns que les autres. Lorsque nous trouvons la plante qui teint les cheveux, notre guide met en scène Mo, faisant mine de l’exécuter ! Quand nous trouvons de quoi boire dans les arbres, nous essayons directement à la branche. « Attention, certaines lianes sont toxiques » ! nous prévient Kani.
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Bref, nous revenons au camp, tout recouvert de violet, et rejoignons Anne qui s’est reposée pendant ce temps.
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Ensuite nous repartons pour pêcher le piranha ! Nous nous installons près du rio où nous nous faisons dévorer par les sandflies, de minuscules mouches piquant et n’étant pas déranger par le répulsif.« The Sandflies » en anglais, « mouches des sables » en français, « chitras » en espagnol : ces bestioles à peine visibles à l’œil nu sont voraces et sanguinaires. Leurs morsures démangent bien plus que celles des moustiques. Pour pêcher, nous utilisons de petites planches de bois, un fil, un hameçon et de la viande qui servira d’appât. Ce moment est super sympa malgré les nombreuses bestioles qui agressent même à travers les vêtements.
Mo est particulièrement motivée et ne lâche pas l’affaire vu que son père est un bon pécheur. Mais nous rentrons sans rien ! D’autres aventuriers ont réussi à attraper un beau poisson chat qui finira dans nos assiettes puisqu’ils ne peuvent pas en manger ! On s’en sort comme on peut !
Finalement un orage éclate et notre guide préfère ne pas s’aventurer au second camp un peu dangereux en cas d’averses, nous restons donc tous là, écoutant l’histoire d’un jeune Israélien qui a survécu plusieurs jours, seul, dans la jungle. Histoire réelle mélangée à de la fiction qui est devenue un livre et plus récemment un film. Nous en avons oublié les moustiques et courrons nous coucher.




Jungle [Selva] jour 3 :
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Nous sommes dans les starting-blocks ce matin. 5H45 le départ pour espérer croiser des espèces rares. Nous n’avons malheureusement plus d’eau mais nous nous accrochons pour les trois heures de marche. Nous disons aurevoir à Marcelo juste avant de partir. Le climat est frais, cela fait du bien de déambuler sous cette température. Nous arrivons donc au campement où il y a douche et lit pour cette dernière nuit. Nous mangeons et partons nous balader aux alentours. Durant ce moment Kani nous raconte un drame qu’il a vécu : une jeune femme est décédée, écrasée par un arbre. On sent la culpabilité alors que cette touriste n’écoutait pas les consignes données lors d’intempéries sérieuses. Et lorsque ça souffle fort, que la pluie redouble, la terre peut se soulever et faire basculer un végétal centenaire !
En rentrant, nous gouttons aux thermites sur un arbre. C’est plein de protéines nous sort Jimmy ! Ensuite, nous construisons des colliers avec une dent de caïman et des semillas qui servent de perles pour notre œuvre. Tout le monde s’y colle avec joie pendant que Kani commence, lui, à confectionner des bagues. A partir d’une petite noix de coco, il la scie, lime l’intérieur avant de poncer le tout et de graver quelque chose sur le bijou : des fleurs pour les filles, un arc et des flèches pour Sam. En plus de connaître la jungle comme sa poche ce gars est artiste ! Le soir nous restons tranquille puisque la lune éclaire puissamment la Selva. Demain, le départ est prévu à 6h00.
Jungle [Selva-Pampa] jour 4 :
Jour de transition aujourd’hui où nous changerons d’atmosphère, d’ambiance et de visuel, vous verrez. Bien installés dans la pirogue nous naviguons vers Rurre pour enchaîner avec la Pampa. Mais Mo ne se sent pas au mieux, son ventre lui fait des siennes.
Deux heures quarante de trajet et nous revoilà au village. Mo fonce aux toilettes.
Nous changeons quelques affaires, notamment les chemises qui sont très utiles pour faire barrière aux insectes mais qui sont crades, comme nous d’ailleurs ! Très sympathiques, les locaux présents aident Morgane en lui faisant un maté de coca, lui donnant des bananes. Sam, après être allé à la boulangerie Française du patelin, passe par la pharmacie au cas où.

Et nous voila reparti pour environ trois heures de route ! Ce trajet est chaotique, la route est à la limite du praticable pour certaines portions. Le changement, en arrivant au resto où nous mangeons, est radical, la chaleur est puissante mais différente, beaucoup moins humide, et les gens présents en nombre hurlent leurs plaisir de partir en expédition dans les marécages boliviens. Mais pour nous cinq, le retour à la civilisation est compliqué. Heureusement notre fantastique guide nous a suivi et calme le jeu en nous expliquant les divergences et en nous racontant que l’on y trouvera notre compte.




Lorsque nous arrivons au « lodge » sur pilotis, nous sommes ravis. Cela fait trois heures que nous admirons un tas d’oiseaux, de singes (que l’on a nourrit), de tortues, de faune de flore magnifiques en plein soleil. L’arrivée, au préalable, au port était sous le signe du tourisme où beaucoup de jeunes voyageurs étaient là, patientant, avant de grimper dans un bateau. Nous n’avons pas tardé grâce à Kani qui, anticipant fort bien en sélectionnant une pirogue rapidement, nous permis de prendre le large et d’y retrouver le calme.
Lorsque nous nous installons , nous constatons qu’il y a (encore) de nombreux moustiques ! Mais que voulez-vous, ces endroits en valent tellement la peine que nous les auront oubliés dans peu de temps.
Rapidement nous redémarrons le véhicule des mers pour se poser devant un couché de soleil magnifique. Puis, après le dîner, nous continuons d’explorer cette superficie gigantesque en nocturne. Quand nous voyons un bébé croco au loin nous nous rapprochons mais lorsqu’il est dans les mains de Kani, nous sommes sur le cul. Cinquante centimètres pour un petit être de quelques mois que nous pouvons toucher, entendre son petit cri et le prendre dans les bras pour Marlène et Morgane.
Incroyable, notre accompagnateur a saisi le jeune reptile très rapidement. En le remettant à l’eau, avec l’aide de nos torches, nous voyons à cinq, six mètres de gros yeux rouges près des arbres en bordure d’eau, la maman n’était pas loin. En rentrant nous filons vite au lit, nous cacher dans les moustiquaires.
Jungle [Pampa] jour 5 :
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Nous partons chasser l’anaconda aujourd’hui ! Après un p’tit dej copieux, nous prenons la route. Le lieu est une zone humide et chaude entre terre et eau avec de grands arbres dans lesquels il faut regarder afin d’y voir un reptile. Nous repartons bredouille mais changeons de cap et sur un autre îlot nous voyons un bébé anaconda ! C’est un moindre mal se dit-on.
En rentrant nous voulons fuir les habitations au plus vite, les touristes présents sont très bruyants. Nous gobons nos repas et filons nager avec les dauphins. Oui oui, des dauphins d’eau douce ! Anne, Morgane Pablo et Sam (qui se fait attaquer par un aigle) sautent à tour de rôle dans l’eau. Malheureusement, les mammifères sont timides et restent loin de nous. Nous sommes un peu déçus mais c’est la loi de la nature ! Du coup, nous repartons pécher le piranha ! Encore raté, Kani est triste pour nous mais nous sommes ravis des expériences vécues malgré les échecs. Le soir nous nous couchons tôt pour le lever du soleil demain.


Jungle [Pampa] jour 6 :
Réveil à 5h30 ça pique mais magnifique et magique levé de soleil bien qu’envahi de moustiques. Déjà le dernier jour de notre semaine de forêt et marécage, c'est passé très vite. Nous restons là, pendant quasi une demie heure, à profiter du spectacle lumineux hors du commun. L’effet miroir sur l’eau est superbe et intensifie la beauté du moment. Après un ultime tour de pirogue et l'observation d'un capivara, nous rentrons à Rurre. Le trajet est de nouveau compliqué mais nous arrivons dans les temps à l’agence bien accueillis. Nous donnons rendez-vous à Pablo et Kani ce soir pour boire un verre. Notre conducteur nous dépose gentiment devant un hostel avec piscine pour se poser et profiter après ces jours d’aventures. Le soir, nous retrouvons deux autres français et buvons des coups en compagnie de Pablo et Kani avant de savourer un dernier verre de l’amitié dans un karaoké où Morgane et Anne nous montre leurs talents de chanteuses.
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En conclusion de cette parenthèse amazonienne, nous pouvons dire que c'est une aventure hors du commun en immersion dans cette nature impitoyable mais tellement magnifique où nous avons été admirablement guidés. La pampa, splendide, reste plus touristique et nous avons davantage apprécié la selva, authentique, à l’atmosphère nous ressemblant plus et où on aurait pu rester plus longtemps.
Jungle bolivienne nous ne t'oublierons pas !!!






Rurre JOURS 187, 188, et 189 :
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Comment décompresser et se relaxer après une semaine de jungle et de pampa ?
Durant ces trois jours, nous profitons de la piscine et de l’air exotique de Rurre, petit village coup de cœur, en bordure d’Amazonie. Lecture, baignade, jeu de carte et bouffe ! Là-dessus on se fait plaisir. Nous changeons d’auberge pour continuer de nous reposer avant d’attaquer la route de la mort et ses quatorze heures de routes sinueuses ! Lors de ce dimanche 29 avril nous embarquons à 17h00 .
La Paz JOUR 190 :
De retour dans la capitale pour acheter des souvenirs à nos proches et visiter la ville de manière aérienne en utilisant les téléphériques de la ville. Nous marchons un vingtaine de minutes avant d’embarquer dans la ligne « jaune ». Cela nous permet de nous élever et d’apprécier cette ville aux multiples contrastes mais de manière différente. Pendant plus d’une heure nous enchaînons les lignes de téléphériques avant de manger un morceau. Les vues proposées dans ces transports en commun nous rappelle que cette mégalopole est plus qu’atypique, bâtie entre les montagne enneigé de la cordillère.
Dans l’après-midi, nous achetons des souvenirs dans les boutiques locales. Nous espérons que les objets feront plaisir à nos familles et nos proches. Nous décidons de rester un jour de plus lorsque nous découvrons que demain sera un jour férié.
La Paz JOUR 191 et 192 :
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Fatigue, stresse, nervosité et nous en passons ; cela fait pas loin de deux cents jours que nous sommes loin de chez nous, loin de nos familles et de notre quotidien. Le voyage au long court n’a rien de vacances comme nous connaissons après avoir travaillé durant l’année. Nos corps, fatigués, sont des métronomes et nous devons les écouter le plus possible. Nous sommes malades tous les deux et restons cloués au lit. La prochaine fois nous ferons attention à ce que nous mangerons ! Nous utilisons nos faibles forces pour publier le site. Demain nous verrons ce que ça donnera !
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Le réveil n’est pas vraiment mieux le lendemain matin. La nuit a été un peu meilleure mais nous sommes toujours malades et nous sentons très faibles. Tant pis nous allons encore repousser le départ vers le lac Titicaca. La journée s’alterne entre dormir et s’hydrater. Nous n’avons même pas faim.
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La Paz JOUR 193 :
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Nous avions prévu d’envoyer un colis hier mais nous avons finalement décalé. Ce n’est pas encore la grande forme ce matin mais nous nous motivons. Il faut que l’on recommence à manger, petit à petit. Après un rapide petit-déjeuner, nous prenons un taxi pour nous rendre à DHL, à l’autre bout de la ville. Impossible de faire partir un colis par la poste Bolivienne qui ne fonctionne plus depuis plusieurs mois. Nous décidons de revenir à l’auberge en colectivo : les bus locaux, ça permet encore de découvrir de nouveaux quartiers. La fin de la journée sera consacrée à nous reposer, cette sortie matinale nous ayant épuisé. Nous validons notre départ pour le lendemain. Il est temps de quitter La Paz, ville que nous n’avons pas particulièrement appréciée et que nous aurions déjà dû quitter depuis plusieurs jours.
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La Paz + Copacabana JOUR 194 :
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Ça y est, c’est le départ. Nos « mochilas » de nouveau chargés, nous gobons un petit déjeuner et filons en direction de la gare routière. Notre timing n’est pas vraiment bon, le dernier bus du matin est déjà parti, il nous faudra donc attendre le début d’après-midi.
Après 4 heures passées en bus sur une route magnifique, incluant même une petite traversée en bateau, nous voici arrivés au bord du lac Titicaca, dans le village de Copacabana. Nous trouvons une auberge assez rapidement mais pour une nuit seulement. Une énorme fête aura lieu le lendemain dans la ville et l’auberge est complète. Après s’être installés, nous repartons donc à la recherche d’une chambre pour les deux prochaines nuits. Très vite, nous nous rendons compte que cela va être très compliqué : beaucoup d’hôtels affichent complets, et ceux ayant encore de la place proposent des prix triplés. De retour à notre auberge, nous prenons le temps de réfléchir. Que faire : partir directement vers le Pérou, rester seulement cette nuit, prolonger notre séjour mais d’une nuit au lieu de deux…
Nous réussissons finalement à organiser notre programme. Il serait dommage de ne pas profiter de cette fête locale, chose que nous n’avons pas encore vécu en Bolivie, mais pour couper la poire en deux, nous ne resterons qu’une nuit supplémentaire sur Copacabana. La frustration s’est quelque peu emparée de nous en cette soirée. On le savait mais ce petit village est vraiment très touristique et une grande partie de sa population n’est pas très agréable en cette veille de week-end festif.
Copacabana JOUR 195 :
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Il est 8 heures et quelqu’un frappe à notre porte. Mo va ouvrir au gérant de l’auberge qui nous informe que le check-out approche (8h30). Surprise, Morgane explique que l’affiche à la réception indique une sortie à 10h00. L’homme ne veut rien entendre, informant que son hostal est full et qu’il faut qu’il prépare les chambres. Après une longue discussion, il nous demande de quitter les lieux à 9h00 dernier délai. Une journée qui commence plutôt bien…
A 8h59 nous partons en direction de notre nouvelle chambre, réservée tardivement la veille. La musique est déjà bien présente dans les rues. Nous déposons nos affaires puis ressortons pour manger et profiter de la fête de la Cruz. En fait cela ressemble à un énorme carnaval mais de 9h – 10h du matin jusqu’au lendemain matin. De nombreux orchestres sont présents pour accompagner le défilé de différentes associations. Les costumes sont vraiment magnifiques, aux couleurs pétantes et au travail minutieux. On comprend qu’il y a malgré tout un thème commun à tous les groupes, les costumes sont semblables mais avec des teintes différentes et des accessoires supplémentaires. Nous nous interrogeons sur ce travail : Est-ce que chaque personne confectionne elle-même son habit ? Et d’où viennent toutes ces personnes qui remplissent les rues ? Ce ne sont pas que des habitants de Copacabana.


Chaque groupe passe devant une tribune où il est récompensé d’une belle coupe. Nous restons plusieurs heures à observer tout cela et ça ne s’arrête pas.
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Après déjeuner, nous décidons de changer un peu de décor et de prendre de la hauteur. Nous nous dirigeons donc vers le mirador situé en haut du Cerro Calvario, à 4018 mètres d’altitude. Le chemin démarre près du port, la vue est impressionnante au fur et à mesure que nous grimpons et par moment, nous sommes à la limite de l’escalade. Une petite épreuve plutôt sympathique pour aller profiter d’un super coucher de soleil. Nous savourons l’instant, accompagné d’une bonne bière et de la musique retentissante de la ville.
En redescendant, nous empruntons le chemin en escalier nous menant directement sur la place où se termine le défilé. La fête bat son plein, les locaux commencent à être bien amusés. Il faut dire que la bière et le whisky coule à flot depuis 10h et il est déjà 18h passé. Nous faisons un dernier tour avant de partir manger, repas typique pour Sam et lasagne géante pour Mo. L’attente est assez longue, mais l’ambiance locale, la table de ping-pong et le babyfoot rendent le délai moins dérangeant. La fête continuera jusqu’à très très tard.

Copacabana [Ilsa del Sol] JOUR 196 :
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Nous partons vers 8h00 pour prendre le bateau, nous descendons les rues, encore animées, de la ville. Nous grimpons dans la barque pour un voyage d’une heure et demie. Nous naviguons sur ce lac le plus haut du monde et constatons son immensité. Nous arrivons sur l’Isla del Sol, une zone touristique mais où nous observons l’authenticité. Nous montons sur les hauteurs de l’île en commençant par les nombreuses marches qui débutent de la plage pour se terminer à quelques cents mètres plus haut. Nous traversons le pueblito Yumani fort en caractère et en ruelles de pierres. La vue est déjà magnifique et nous progressons sur ce chemin de pavé en ayant perdu les autres voyageurs et en s’élevant encore. L’objectif est de prendre un petit dej’ que nous mettons du temps à trouver… Mais cela en valait la peine ! Nous sommes accueillis par de sympathiques locaux, dont une jeune fille, qui nous sert gentiment des « panequeques » au miel et à la banane ainsi que des œufs frits et un thé. Le tout devant une étendue d’eau aussi impressionnante qu’élégante.
Le lac Titicaca est dingue. Sa longueur est de 190 kilomètres, sa largeur de 80 kilomètres. Situé dans les Andes, à 3 812 mètres au-dessus du niveau de la mer, il a une profondeur moyenne de 107 mètres et une profondeur maximale de 327 mètres. Plus de vingt-cinq rivières se jettent dans le lac qui compte 41 îles dont certaines sont habitées. Le volume d'eau contenu est de 893 km3 (soit 893 milliards de mètres cubes). Ses eaux bleues sont de l'eau douce. Il est rempli d'eaux provenant du ruissellement pluvial et de la fonte des neiges. De loin en loin, sur les îles naturelles, on observe des cultures en terrasses, soigneusement séparées par des murs de pierres sèches et des haies de cactus, ainsi que des villages. La longueur totale de ses rives est de 1 125 kilomètres. Un mastodonte !

De là, il faut marcher vers le cerro le plus haut du sud de l’île : Le « Palla Khasa » à 4065 mètres d’altitude. Nous restons, le temps d’apprécier l’atmosphère et la vue en profitant chacun de manière différente. Mo part prendre des photos au sommet en grimpant sur un mirrador pendant que Sam trouve un coin entre deux moutons pour se poser et apprécier le spectacle.
Mais nous repartons de plus belle afin d’aller à l’opposé , vers l’autre cerro « Quenuani » ! Point de vue différent tout comme le sentier emprunté arboré de multiple arbres, plantes et fleurs. L’inverse de l’autre aussi sec que venteux.
Mais le temps passant, nous devons repartir car nous ne voulons pas rater le bateau histoire d’être sûrs de grimper dans notre bus direction le Pérou ! Nous redescendons donc de l’île où nous ne visiterons donc que la partie sud. En effet, un conflit sévi depuis un certain temps pour des raisons politiques, culturelles et philosophiques. Le nord de l’île ayant coupé les liens touristiques avec le sud. Nous avons observé que le calme est plus présent qu’un conflit brûlant. Une volonté sûrement, de faire passer ses idées alors que l’effervescence continue normalement dans le sud !
Nous repartons donc, et arrivons à Copacabana pour préparer nos sacs et s’envoler vers Puno. Le trajet est magnifique mais nous arrivons en pleine nuit à la frontière. Les points douaniers se passent très bien, nous entrons sans soucis dans le pays des Incas mais nous attendons durant vingt bonnes minutes notre bus. Avec les sacs à l’intérieur, on se demande, en compagnie d’autre voyageurs, ce qu’il se passe. C’est tout simplement la générosité de notre chauffeur qui aidait un collègue. Nous roulons dans la nuit tombée très tôt et pointons le bout de nos nez à Puno pour repartir dans un trajet de nuit vers Arequipa, ville coloniale à la gastronomie renommée !
Pour suivre la suite de notre périple, direction le PEROU !
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