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ARGENTINE - Première partie

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Puerto Iguazù, JOUR 16 suite :

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Le passage de la frontière argentine est plus compliquée, plus long, c’est plus stricte. Mais on traverse et notre pilote enchaîne pour entrer dans la ville : Puerto Iguazù. Il tourne à gauche, à droite et il s’arrête brutalement. On tourne la tête sur notre droite : Guembe hostel, notre réservation ! Muchas Gracias senior ! ! !

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On entre très heureux d’avoir enchaîné sans encombre et assez rapidement nos premiers auto-stops sud américain. La réceptionniste nous reçoit mais ne comprend pas, nous ne sommes pas inscrits sur le listing. Et oui il y a deux hôtels du même nom dans la ville ! Elle nous dessine un schéma assez simple, on le suit parfaitement et hop nous voila arrivés à destination 10 minutes plus tard.

L’après midi est consacrée aux recherches pour la suite de nos aventures. Nous en profitons pour faire des courses, ce sera raviolis ce soir, on va se régaler. En faisant la cuisine, des japonaises veulent un tire-bouchon : bien sûr qu’on en a un ! Nous voici, bouteille de rouge ouverte et verres remplis, à essayer de tous se comprendre, avec un belge rencontré dans l’après-midi, un joyeux bordel ! Par contre, notre repas est raté, les raviolis sont pâteux et sans goût, tant pis on aura essayer !

Puerto Iguazù JOUR 17 :

 

Nous hésitons à nous lever tôt, le temps prévu n’est pas excellent mais nous réussissons à trouver l’énergie nécessaire pour. Quelques minutes plus tard, nous partons pour les chutes coté argentin puisque le soleil fait timidement son apparition. Nous partons en bus, il y a 30 minutes de route environ.

Un fois entrés dans le parc nous constatons que ce côté est voulu plus sauvage. Plusieurs chemins à pied sont compris dans le billet et nous arpentons le premier. Il nous enfonce dans la forêt où nous espérons voir des petits singes. Nous passons en dessous d’une chute puis au dessus de celle-ci. C’est impressionnant et c’est beaucoup plus atypique que l’autre coté. Nous enchaînons les deux autres chemins durant 4 bonnes heures. Immersion totale en pleine forêt et passage au pied puis au sommet de certaines chutes, même cachées, dans la verdure. Un spectacle à couper le souffle, d’une beauté rare.

Le dernier chemin nous emmène, avec un petit train, jusqu’à la «  garanta del diablo » ! L’endroit des chutes le plus assourdissant, le plus bruineux, le plus sensationnel peut-être. Nous avons pris le temps malgré la foule présente de profiter de chaque instant. Un régal, on en reste ébahi ! Toute bonne chose à une fin et nous décidons de rentrer.

C’est à ce moment que nous croisons trois français. Un couple, Joëlle et Gérard et un autre homme Jean-Michel. Le couple est pour la seconde fois en Amérique du sud accompagnés d’un véhicule aménagé. Ils ont un site aussi (papyboomglobetrotteur.com) et voyagent beaucoup. Nous échangeons tous les cinq sur les futures destinations, le voyage, c’est très sympa.

En revenant à Puerto Iguazù, Jean-Michel, en vacances en Argentine pendant un mois, nous propose d’aller boire une bière. Après deux englouties, nous partons au restaurant ! Pendant le repas nous sympathisons avec deux niçois en vacances aussi dans le coin, cette soirée prend une tournure complètement folle. Après avoir trinquer avec une bouteille de chardonnay, nous déménageons : un nouveau bar nous attend où nous savourons une bonne caïpirinha ! Alors que la soirée est déjà bien entamée, nous tranchons : on va boire le dernier verre de l’amitié. Nous voila tous les cinq, déambulant dans les rues pour dégoter notre dernier troquet. Nous restons deux bonnes heures à rigoler, parler et refaire le monde. Une sauterie mémorable ! Le réveil va piquer demain.

Puerto Iguazù JOUR 18 :

 

Le ciel est sombre et on ne pète pas la forme. Heureusement nous avions décidé de bloquer cette journée. Le temps nous donne raison. Chacun fait ce qu’il veut et on s’accorde donc un peu de glandage. C’est pas mal, surtout après les évènements d’hier soir ! On s’occupe du site (cela prend du temps c’est dingue !) et on valide notre premier couchsurfing : Nous serons hébergés pour deux nuits à Asunción, la capitale paraguayenne. On est ravis de pouvoir expérimenter cela.

Mo part boire un verre avec notre retraité savoyard alors que Sam reste dans la chambre. La soirée sera beaucoup plus calme qu’hier, soyez en sûr !

Demain cap sur les rives de la ville qui séparent les trois pays : le Brésil, L’Argentine et le Paraguay.

Puerto Iguazù JOUR 19 :

 

C’est parti pour le tour de la ville aujourd’hui. Nous retrouvons Jean-Mi pour s’aventurer vers un endroit... quelconque ! On aura profité du soleil mais ce lieu si spécial géographiquement parlant (Le fleuve qui sépare les trois pays) n’a pas de beauté particulière. Ce n’est pas grave, nous décidons d’aller manger un morceau. C’est alors que nous voyons au loin Harlod notre copain belge de l’auberge. Il continue avec nous et propose d’aller voir le marché de la ville. Nous trouvons l’idée très sympa. Cinq heures plus tard et après quelques bières savourées nous décidons d’aller manger. Encore de bons moments vécus jusque tard dans la nuit (ou tôt le matin si vous préférez). Une superbe visite de la ville !

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Demain rendez-vous au PARAGUAY !

ARGENTINE - Seconde partie

ARG 2

Trajet + Buenos Aires JOUR 55 :

 

Enfin le départ ! Heureux de prendre le bateau vers la capitale Argentine, nous arrivons sur le port vers 13h. S’en suit une petite aventure afin de retrouver Micaela : une Porteña venue sur Rezé l’année passée et contactée grâce à nos amis Sandrine et Olivier. Nous réussissons à grimper dans un bus, dans celui-ci nous discutons avec une jeune femme qui nous aide grandement jusqu’à même attendre avec nous le « tren » sorte de R.E.R. Nous échangeons nos coordonnées avant de monter finalement dans un autre train.

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Après une vingtaine de minutes de marche, en passant dans le quartier chinois très animé en ce dimanche, nous débarquons chez Micaela. Elle et Francisco, son ami, nous accueillent chaleureusement, nous conseillent sur les coins à voir et nous filons nous balader dans le quartier. C’est une ville immense qui rappelle les villes Européennes : de grands boulevards, une activité incessante et du bruit. Mais c’est assez sympathique puisque c’est très vert, en effet il y a beaucoup de parcs dans cette ville. Nous marchons durant deux heures et demi. Lors de cette promenade nous avons pu apprécier différents bâtiments, églises, universités et monuments. Nous discutons avec Micaela de plusieurs thèmes dont l’économie : le salaire moyen est aux alentours de 800 euros.

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Nous en profitons pour goutter des bières artisanales. Dans la boutique, nous rencontrons un suisse, parlant français donc, qui nous explique le concept.

En testant les bières, les amateurs peuvent repartir avec la quantité souhaitée, le tout stocké dans des bouteilles en verre de différentes contenances, c’est plus écologique. Le vendeur nous explique que l’idée est en marche en France, sur Toulouse. Avis aux amateurs(trices) !

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Notre nouvelle copine argentine nous offre deux pintes pour notre plus grand bonheur. Ensuite, nous rejoignons l’appartement afin de récupérer nos sacs et prendre la direction de notre couchsurfing.

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A notre arrivée, nous sommes accueillis par Marcelo, voyageur lui aussi, qui revient d’ailleurs de deux mois en Europe. La maison est immense, nous n’avons encore rien connu de tel jusque là. Il nous explique que c’est une maison d’architecte créée par l’un des membres de sa famille. Nous prenons ensemble l’apéro et discutons de nombreuses choses, notamment du contexte actuel du pays. Il nous informe qu’une grande manifestation aura lieu le lendemain en plein centre-ville et nous déconseille d’aller vers ce quartier.

Buenos Aires JOUR 56 :

 

Premier réveil dans la capitale Argentine. Au petit-déjeuner, nous sommes accueillis par Magdalena, la maman de Marcelo qui nous montre comment faire du café « à l’ancienne ». Nous avions discuté avec Micaela du quartier Recoleta, ce sera donc notre objectif de la journée. En route pour ses rues assez riches, arborées, sa faculté de droit impressionnante, le musée des beaux arts, son cimetière historique et un centre commerciale aux allures de vieilles bâtisses. L’attraction est la Floralis Genérica de l’architecte Eduardo Catalano,fleur géante en aluminium et acier, suivant le soleil. C’est œuvre est assez exceptionnelle.

Après s’être posés quelques instants sur les chaises longues en bois pour apprécier le moment, Mo souhaite visiter le cimetière du quartier, reconnu pour son architecture imposante. Nous pénétrons alors dans le gigantesque lieu funéraire. En fait c’est une petite ville dans la ville où l’on distingue beaucoup de cryptes, panthéons et caveaux dans lesquelles reposent des personnages connus d’Argentine. On déambule plusieurs minutes durant, Mo prend un réel plaisir à s’engouffrer dans de multiples ruelles alors que Sam trouve ça assez rébarbatif et ne pense qu’à s’amuser. Vraiment pas le bon endroit !

Nous sortons du cimetière et nous fuyons ce quartier pour obtenir une carte de la capitale, le site d’information touristique étant fermé dans les environs. S’en suit une petite course dans les spacieuses et amples rues de la ville. Pendant une trentaine de minutes nous esquivons les locaux, slalomons entre les enfants et courons sur les passages piétons. Nous débarquons dans le quartier de la cathédrale et du congrès, le lieu des manifestations ! Et bien sûr, le point info est fermé ! Nous voici donc à quelques centaines de mètres des conflits entre les manifestants et la police. On nous avait pourtant prévenu ! Nous décampons au plus vite pour rejoindre nos hôtes dans le quartier Belgrano à 35 minutes en métro.

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Nous nous asseyons à la table du jardin et discutons avec Marcelo lorsque nous entendons des bruits assez forts. Les gens sont dans la rue ! Notre hôte nous sert à manger; de bons empanadas et du poulet mais le vacarme accompagné de klaxons se fait de plus en plus imposant ! Il part sans rien dire et nous entendons la porte se fermer à clef ! Nous voila seuls dans la maison. Nous prenons deux minutes de réflexion : Nous voulons voir ce que ça donne. Nous voyons au loin la mobilisation, les argentins réunis, chantent leur mécontentement sur un carrefour gênant grandement la circulation. Nous restons à distance mais nous ne comprenons pas ce qui se dit et nous ne discernons pas les écrits sur les pancartes. « Tu veux t’approcher ? » C’est la question que nous nous posons simultanément !

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Chose faite, nous sommes très rapidement dans la foule, deux cents personnes environ, réunies avec casseroles, tambours et sifflets. Nous observons tout ça sans vraiment comprendre mais on ressent une grande solidarité : des tout-petits, des ados, des adultes, des familles et des personnes âgées, ils sont tous là ! Nous filmons la scène, les voitures klaxonnent pour approuver l’attroupement. La foule gonfle minute après minute, c’est impressionnant, les voitures sont maintenant bloquées et même les bus font demi-tour en plein boulevard. C’est fou et ce n’est que le début, un autre cortège arrive déterminé.

 

Nous croisons Magdalena, révolutionnaire, suivi de Marcelo d’un pas engagé. C’est super de les retrouver et nous nous rendons compte de la mobilisation : la dernière loi concernant les retraites fait scandale, des manifestants ont été blessés aujourd’hui lors du rassemblement et des heurts avec les forces de l’ordre. Mais nous saisissons qu’il y a beaucoup plus, ce que nous confirment nos hôtes : le peuple gronde ! Cela fait plusieurs mois que les gens ont moins de pouvoir d’achat, qu’ils travaillent beaucoup pour pas grand-chose et que le contexte économique est compliqué. En effet le coût de la vie a triplé voir quadruplé pour certain produit !

Il est 0h30, les rues sont noires de monde, nous partons discrètement alors que la foule se dirige vers la place du Congrès.

Buenos Aires JOUR 57 :

 

Il pleut. C’est une sensation étrange de mettre un pantalon et d’enfiler nos kaways ! Les transports sont bloqués depuis ce matin..Nous partons donc sur le tard vers Recoleta de nouveau. Vu le temps, nous allons visiter le musée des beaux arts. La classe.

Internet ne fonctionnant guère chez nos hôtes, nous profitons des stations de métro pour réserver notre prochaine auberge : nous changerons de quartier en allant à San Telmo, proche du centre.

 

Nous explorons le musée durant trois heures. Il y a plusieurs secteurs spécifiques dont ceux de Rodin et Miro. Le musée est énorme, interminable mais nous sommes heureux de découvrir des œuvres et des styles artistiques que nous ne connaissons guère.

 

Les tableaux de la renaissance ne nous enchantent pas des masses mais d’autres peintures nous plaisent beaucoup comme les toiles d’Emilio Pettoruti. Nous finissons l’exploration par des œuvres contemporaines aussi originales que fascinantes. En rentrant chez nos hôtes, nous constatons que les manifestations perdurent.

Buenos Aires JOUR 58 :

 

Fin de notre troisième expérience couchsurfing au goût d'inachevé. En effet les circonstances et l'ambiance dans la maison n'ont pas facilité l'échange donc nous quittons les lieux frustrés. Nous allons en direction d'un nouveau quartier : San Telmo. Nous avons choisi une auberge avec un logement privé afin d'être confort lors de ces sept nuits.

 

A notre arrivée, nous sommes surpris puisque personne ne nous présente les lieux. Nous patientons quelques instants, le temps d’observer l'état de l'établissement : une catastrophe de crasse. La cuisine est impraticable et il y a des mégots écrasés partout même sur les tables. Nous hésitons à entrer dans notre chambre ! Celle-ci est relativement propre et nous sommes un peu rassurés malgré l'odeur persistante de cigarettes. Mo veut profiter de ce temps pour laver des vêtements, nous nous rendons compte qu'il n'y a pas d'eau. Énervés nous fuyons manger un morceau. Nous sommes requinqués et profitons de ce moment pour explorer notre nouveau quartier.

 

A notre retour, nous voulons nous laver mais l'eau n'est toujours pas présente dans cette auberge. Nous demandons des explications, on nous répond que nous pourrons prendre une douche dans 40 minutes le temps que l'eau revienne. Mo réussi à se laver alors que Sam ne peut pas. S'en est trop ! Sam débarque PC en main à l'accueil afin de traduire ses dires et comprendre ce qu'on lui raconte. Nous saisissons mieux les problèmes puisque les manifestations qui ont eu lieu la veille ont bloqué les activités des salariés de nettoyage. C’est une situation difficile mais la pilule est dure à avaler. Nous espérons juste que ce sera réglé demain car passer sept jours dans un lieu comme celui-ci s’annonce compliqué.

Buenos Aires JOUR 59 :

 

Au réveil nous sommes nerveux. Il n'y a toujours pas d'eau et un petit fripon a mangé de la nourriture que nous avions stockée dans le frigo pendant la nuit. Excédés, nous négocions notre départ anticipé à l'accueil. Nous trouvons un hôtel moins cher que le précédent et beaucoup plus classe. En voyant le pommeau de douche nous sommes pressés d'être à ce soir. Heureux, nous explorons le centre et ses architectures variées. Ces “cuadras” (blocks en anglais) sont proches de notre nouvelle habitation, trente minutes à pied. Cette ville est très européenne dans l'agitation et le mode de vie très moderne des habitants. Ici ils sont atteints de nomophobie, c'est ahurissant, toujours le nez sur leurs smartphones ! Et ne vous avisez pas de passer au feu rouge lorsque vous êtes piéton. Soit on vous klaxonne soit on vous écrase ! Nous trouvons en chemin des rues piétonnes très jolies, notamment Florida, mais nous sommes surpris : les prix sont vraiment élevés et même quelquefois supérieurs à la France.

Buenos Aires JOUR 60 :

Nous voulons visiter le théâtre Colón aujourd'hui. Cet édifice de 1857, démoli et reconstruit en 1908 est un modèle du genre. Un des théâtre les plus renommés du monde. Nous pénétrons dans l'enceinte et voyons les prix de la visite : cela revient à 15 euros par billet pour une visite guidée. Trop élevé pour nous. C'est alors que nous constatons qu'un ballet aura lieu mardi. En hésitant nous nous renseignons sur les prix : 80 pesos soit 3,68 euros ! Nous réservons donc deux billets, ce sera notre premier ballet à tous les deux en Argentine, c'est génial.

Après cela nous filons en métro à Malabia. Nous avons besoin de renouveler nos baskets de ville, celles embarquées au début de l'aventure sont déjà capoutes ! Nous déambulons sous un soleil de plomb et constatons qu'il est bien difficile de faire des affaires dans cette mégalopole. Les prix sont horriblement hauts et nous sommes déçus de devoir investir. Mais à force de persuasion, nous trouvons chaussures à nos pieds. Il est temps maintenant d'essayer tout ça et de visiter le quartier de Puerto Madero. Entre port, industrie et affaire, ce coin est moderne et en plein chamboulement. Il y a aussi un parc d'une petite dizaine de kilomètres de diamètre. Nous marchons dans ce coin à l'abri du bruit et du stress ambiant pendant de longues minutes. Cela nous repose de s'écarter de cette agitation.

Buenos Aires JOUR 61 :

Aujourd'hui c'est Palermo du matin au soir ! Quartier de la fête à Buenos Aires, il y a aussi un parc gigantesque et le planétarium. Avec nos nouvelles chaussures qui courent vites, nous sommes rapidement sur les lieux. Nous apprécions grandement cette endroit où des animations sont organisées pour les fêtes. Les familles sont réunies autour de jeux divers et variés. Nous discernons au loin un autre coin sympa digne des plus beaux jardins de France. Après cela, nous cherchons le planétarium mais il est fermé donc nous changeons de cap et voyons de plus près le jardin japonais mais il est trop tard, celui-ci est payant et vu la grandeur, nous n'aurons pas le temps de le faire. Nous mangeons un morceau et repartons acheter nos places pour la “Bomba del tiempo” lundi soir, une fanfare de percussion à la renommée dingue ici. A la suite de ces événements nous revenons à la chambre, histoire de se préparer. En effet, nous allons à l'anniversaire de Victoria, la sympathique Argentine qui nous a aidé à notre arrivée. Elle nous a invité à rencontrer ses amis et passer un moment ensemble. Nous la rejoignons avec deux de ses amis à Palermo donc dans un bar. Nous passons une super soirée accompagnés de locaux et d'une chilienne. C'est amusant mais pas encore évident pour nous de dialoguer. On prend tout de même grand plaisir dans ce quartier que nous connaissons peu mais qui semble très vivant. Heureusement l’apéro est une langue universelle et nous rentrons assez tard en taxi.

Buenos Aires JOUR 62 :

 

Comme un mal de crâne, hein ? Et oui c’est ça de fêter les trente-et-un ans d’une Argentine ! Nous devons visiter le marché de San Telmo ce serait honteux de ne pas le faire vu que ça fait quasiment une semaine que nous vivons dans ce quartier. Surtout qu’il permet de découvrir les recoins de ce barrio historico de la ville. Plus tôt dans l’histoire ce fut d’abord un espace où vivaient les artisans puis les familles riches et bourgeoises s’y sont installées avant qu’une spectaculaire épidémie de fièvre jaune contraint ce beau monde à déguerpir. A la suite de cela, de nombreuse maisons furent divisées en appartements où s’entassèrent des immigrants.

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Cela donne une drôle d’impression : des bâtiments riches au milieu de maisons colorées. C’est à deux pas de notre hôtel, nous constatons que les locaux sont nombreux à se faufiler dans les ruelles et pénètrent généreusement dans l’enceinte du marché couvert. Nous entrons aussi, c’est un vieux hangar où des stands, essentiellement de nourriture, sont installés. Nous sortons et suivons la foule dans la rue où l’évènement se propage. Spécial, c’est notre ressenti lors de ces minutes de découvertes, nous entrons dans des galeries d’une profondeur inestimée où des exposants de tout âge sont à appâter les clients.

 

Nous continuons et faisons face maintenant à la plaza Dorrego. Encore des articles d’une variété impressionnante. En fait, on se croirait dans une brocante ou même un souk. En chemin, nous nous posons manger une salade de fruit. La gérante est super sympa, sa sœur parle français et nous restons un bon moment à échanger. Elles nous demandent ce qu’on fait pour Noël et nous invite pour le dîner. Nous devons malheureusement refuser.

Nous échangeons nos ressentis sur l’accueil argentin et elles sont très surprises de savoir que l’on trouve les gens de la capitale très sympas et aimables. Les deux frangines nous expliquent que ce sera logiquement autre chose dans les campagnes et loin de Buenos Aires. Là-bas, les locaux ont vraiment le cœur sur la main.

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Plus tard, nous déboulons chez Victoria, en retard pour changer, afin de fêter Noël. Elle habite au 13ème étage d’un immeuble dans le quartier de Palermo. Il faut une minute pour monter en ascenseur ! (Bon ok, on en rajoute ! ) Elle nous accueille, prépare le repas pendant que nous préparons des amuses gueules. Nous échangeons sur les modes de vies, l’économie, la politique et apprenons – encore – des mots en espagnol, notamment tire-bouchon : « sacacorcho » ! Mot essentiel pour s’en sortir en road-trip !

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Comme vous le savez, en Argentine le salaire moyen est de 700 à 850€ par mois. La vie est chère et il est difficile d’acheter un bien. En effet les crédit immobiliers sont à régler en pesos argentins mais calculé sur l’indice du dollar US ! Incroyable, la dépendance aux ricains est dingue.

0H00 : des pétards résonnent partout ainsi et des feux d’artifices éclatent dans la ville. C’est la méthode local afin de fêter Noël. Les gens s’embrassent aussi comme nous au premier de l’an. Victoria nous propose de monter sur la terrasse pour assister au spectacle. Encore merci à elle pour ce moment assez exceptionnel : une heure durant, nous nous régalons des feux d’artifices lancés dans le ciel de la capitale.

Nous sommes très surpris mais Victoria nous explique que c’est normal. Nous savourons notre verre de rouge alors que les différents buildings argentins s’illuminent et que les pétards résonnent dans différent lieux.

Nous rentrons vers 4h00 après une excellente soirée. Lors de notre retour, nous essayerons de la revoir.

Buenos Aires JOUR 63 :

 

Noël en Argentine, si on nous avait dit cela par le passé, nous aurions rit au nez de ces personnes. Mais à présent nous sommes bien au pays de Lionel Messi, Manu Ginobili, du bœuf, des gauchos, du tango et des grands espaces de Patagonie. Le réveil est difficile puisque nous sommes rentrés tard de notre soirée avec Victoria. Nous prenons le temps de joindre nos familles et c'est à ce moment là que l'on ressent le manque. Le fait d'être avec quelqu'un la veille, de rigoler, discuter et refaire le monde nous a empêcher d'y penser. Aujourd'hui c'est différent. Nous sommes ravis de passer du temps avec tout ce beau monde et apprécions notre journée à se poser et préparer les prochaines étapes. Le soir nous allons voir un show dingue : la Bomba Del Tiempo, une fanfare de percussions dans un centre culturel extérieur. La réputation de ce groupe de folie de 16 musiciens est vérifiée : nous vivons un moment magique le soir de Noël mélangés dans ce bain de foule aux âges variés.

Il est 19h30 lorsque nous déboulons le rythme dans la peau. L'atmosphère est bon enfant, chaude mais quasiment tout le monde est en possession d'une bière bien fraîche. Pas de demi ici, c'est une pinte ou le litre. Nous sommes dans une cour dans le quartier de Almagro. Il y a un escalier rouge venant se poser sur une partie de ce patio ce qui donne au lieu un charme particulier avec un esprit « garage » à l’ancienne. De plus un hangar ouvert est en continuité de cette espace ou un aménagement de canapés et de jeux de bar sont installés. C’est top, nous prenons une bière afin de ne pas nous faire remarquer !

20h00, il est temps de voir la foule se rapprocher de la scène et de repérer l'écran qui s'allume pendant qu'une bande son chauffe tout ce beau monde. En shorts, jupes, tee-shirts, débardeurs et tongs pour bon nombre de personnes, la pression monte et se boit alors que les odeurs de marijuana nous entourent. Le premier morceau d'introduction dure une vingtaine de minutes, la soirée ne fait que commencer. Pendant deux heures les percussionnistes enchaînent des mélodies aussi entraînantes qu’énergiques, le tout dans une ambiance dansante, chaleureuse et très conviviale. Pour chaque morceau ou plusieurs, un des musiciens se mue en chef d'orchestre afin d'organiser tout ça mais aussi chauffer le public. Des solos, des invités, des chansons de classe et une belle communion avec les spectateurs enjoués, nous sommes gâtés et rentrons, dansant, dans les métros de la capitale.

Buenos Aires JOUR 64 :

 

Nous faisons chou blanc lors de notre arrivée à l’accueil du bus touristique. Nous voulions le faire sur les conseils des gens rencontrés et à la vue de la grandeur de la mégalopole. Vacances obliges, les bus sont pleins pour la journée donc nous ferons ce tour quand nous reviendrons dans quelques semaines.

Nous décidons finalement de rentrer, de s’occuper du site et de se préparer pour aller au théâtre Colon. Ce soir, ce sera le ballet d’El Cascanueces !

Nous arrivons aux alentours de 19H30 et, novices, constatons que nous ne rentrerons pas par l’entrée principale. Et oui, chacun a payé en fonction de son placement et donc on ne mélange pas les torchons et les serviettes ! Nous grimpons les anciens escaliers en pierres polies. Polis, nous laissons passer les personnes âgées qui courent. Surpris nous ne saisissons pas pourquoi. Mais une fois tout en haut, au septième étage, nous comprenons : ici c’est placement libre, il y a peu de places assises. Mince, si on avait su, on serait venu plus tôt ! Bref, nous sommes tout de même bouches bées par cette création humaine d’une beauté rare : la grandeur, le volume, les ornières dorées, les balcons vertigineux, la coupole peinte superbement.

L’orchestre s’échauffe pendant que nous analysons tous les détails de l’arène. Tout simplement incroyable. Les lumières s’éteignent, le spectacle commence enfin. Nous sommes rassurés par le temps : deux actes de 47 et 52 minutes. En effet, nous serons debout durant la totalité du spectacle.

Sam se demande ce qu’il fait là mais apprécie l’atmosphère. Mo est enjouée et émerveillée. Nous sommes donc sur le côté gauche en regardant la scène. C’est assez prenant, même Sam rentre dedans mais nous ne voyons que la moitié de la scène, il faut bouger ! Ce que nous faisons, entre des épaules et des têtes nous apercevons enfin la totalité de la scène. Elle est énorme. Le premier acte s’achève et nous n’avons pas vu le temps passé, c’est bon signe.

Idem pour le second, on en prend plein les yeux, l’orchestre gigantesque de plus de vingt musiciens, et l’acoustique de ce monument nous font se hérisser les poils. Jusqu’au dernier plan et les acclamations du public. Grandiose ! En sortant, nous essayons de nous frayer un chemin pour voir le hall d’entrée mais de sévères gardes, sûrement armés, nous bloquent les issues. Nous ne prenons aucun risque. Dommage, on ne le verra pas. Dehors, nous restons quelques minutes à observer le théâtre illuminé et on se dit qu’on a apprécié. C’est spectaculaire et la musique apporte une sensation émotionnelle qui se décuple. A refaire ici ou ailleurs.

Nous rentrons car il faut partir dès demain. Direction la côte touristique, une dernière étape côtière avant un bon moment.

Trajet + Mar Del Plate JOUR 65 :

 

Nous décollons comme un avion cassé, en panne ou réticent. Buenos Aires est une ville remplie de défauts, c’est vrai mais nous avons adoré. Les qualités ont surpassé les mauvais points et nous sommes sous le charme. Nous reviendrons dans quelques semaines pour notre plus grand bonheur. Nous aurons donc la possibilité de voir ce que l’on a manqué, revoir les personnes rencontrées et en découvrir d’autres.

Nous imprimons nos billets de bus réservés la veille avec l’aide du garçon de la réception super sympa. Nous montons dans le métro et attendons le bus. Six heures de trajets, ça fait longtemps.

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En arrivant à Mar Del Plata, nous commençons par trouver un endroit où manger avant de filer à l'hôtel réservé pour trois nuits. Nous constatons ce que nous savions déjà : c’est une cité balnéaire touristique comme il en existe un bon nombre ! La fin de la journée sera consacrée au site et à la prochaine vidéo.

Mar Del Plata JOUR 66 :

 

Mo n’est pas en forme au réveil. Pour la première fois depuis le début de l’aventure. Ce sera donc une journée tranquille. Nous prenons quelques instants pour visiter les environs et voir ce que donne la côte. C’est hallucinant ! Les gens sont entassés sur les plages de la ville qui s’élèvent devant l’océan. En effet, beaucoup de buildings encerclent les différents lieux de baignade. Nous rentrons pour une journée qui ne restera pas dans les mémoires.

Mar Del Plata JOUR 67 :

 

Encore une journée placée sous un rythme lent. Mo est encore gênée et la chaleur extrême ne nous aide pas à bouger. Nous en profitons pour faire des recherches sur internet. Nous voulons changer d’optique pour la suite du voyage. Les visites et le tourisme, c’est super mais nous voulons vivre les choses d’une autre manière. C’est pourquoi nous nous inscrivons sur un site de volontariat. Nous créons notre profil. On verra si on peut participer dans des lieux originaux, loin des vacanciers, en dehors des sentiers battus et au contact d’une population sûrement plus naturelle.

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Mar Del Plata JOUR 68 :

 

Nous changeons de lieu aujourd’hui. Aucune réponse du couchsurfing ni du « workaway » le site de volontariat. Un peu dépités, nous avons trouvé une auberge afin de visiter un peu les environs où des sites intéressants nous attendent.

Nous y allons en bus, le chauffeur nous indique l’endroit où descendre mais il nous reste encore vingt bonnes minutes de marche avant d’arriver à l’auberge. L’accueil y est très sympathique et cette fois-ci on nous présente bien le lieu. Le quartier est vraiment très tranquille. Nous repartons à la recherche du supermarché le plus près pour pouvoir prévoir nos repas des prochains jours.

Après avoir erré un long moment dans les rues avoisinantes, nous trouvons une petite épicerie. La propriétaire est vraiment très sympathique et discute avec nous. Elle a vécu plusieurs années en Espagne.

De retour à l’auberge, nous préparons notre premier repas de pâtes de la semaine…

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Mar Del Plata JOUR 69 :

 

Aujourd’hui nous sommes le 31 décembre et on ne peut pas vraiment dire que notre motivation soit à son comble. Nous partons vers le centre-ville pour longer les nombreuses plages. Elles sont toutes bondées avec des parties privatives où tentes et piscine des hôtels sont mélangées. C’est vraiment impressionnant à voir et le panorama qui se dégage au fur et à mesure de notre marche donne encore plus de profondeur. Nous nous posons quelques instants, profitons de la vue puis faisons marche arrière. La soirée sera tranquille, des pâtes et un bon film.

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C’était le programme initial. Arrivés à l’auberge, après un long trajet en bus car nous avons raté l’arrêt, il y a déjà du monde dans le salon. Très rapidement on nous demande ce que nous avons prévu pour le soir. Nous voilà finalement avec une quinzaine de personnes, Argentin, Mexicain, Espagnol, Chilien, pour un énorme barbecue de nouvel an. Un « asado » comme on l’appelle ici. Un très bon moment qui se terminera tard pour Mo (encore un peu malade) et très tard pour Sam qui suivra la petite troupe vers les bars de la plage.

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Mar Del Plata JOUR 70 :

 

Bonne Année à tous ! Comme régulièrement en France, le 1er janvier n’est pas forcément une journée très productive. Il en sera de même ici pour nous.

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Mar Del Plata JOUR 71 :

 

Dernière véritable journée sur Mar Del Plata. Notre apathie de la veille ne peut pas durer. Sam avait repéré depuis plusieurs jours un parc aquatique. Maillot de bain portés, sac sur le dos, c’est parti pour cette nouvelle journée d’aventure et de jeux d’eau. Le parc semble vraiment pas mal sur le plan mais la réalité argentine rattrape les choses. On se rend rapidement compte que de nombreux toboggans sont fermés. Chose assez surprenante quand on pense que l’on est en plein été 

Avant de rentrer, nous apercevons une grande animation sur une place. Il y a une « exposition » des véhicules des forces de l’ordre Argentine : voiture de police, hélicoptère, quad, etc. Fred va être aux anges, nous allons pouvoir compléter sa collection de photos.

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Le soir, nous philosophons autour d’une bière. Qu’avons-nous retenu de cette première partie de voyage ? Nos attentes sont-elles à la hauteur ? Que pouvons-nous faire afin de réussir là où nous avons échoué jusqu’à maintenant ? Après ces premières semaines d’aventures, en partie très positives, nous avons des frustrations, des manques et la volonté de faire les choses différemment. Ce n’est pas le voyage ou le changement de lieu qui permet d’évoluer, de penser autrement et de vivre. C’est intérieur et centré sur l’individu. Ce sera donc à nous, à Mo, à Sam d’agir pour trouver les clefs.

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Mar Del Plata + Trajet JOUR 72 :

 

Aujourd’hui nous quittons cette ville, sans trop de regret. Nous avons envie de découvrir les terres et la pampa Argentine. Notre nouvelle destination sera donc Tandil, à 2h30 d’ici.

Lors de la montée dans le bus, une locale nous alpague et nous donnent des conseils sur la ville. Elle est guide touristique. De suite nous lui parlons de notre volonté de participer ici ou là en échange d’un logement ! Elle trouve cela intéressant et à la sortie du bus, nous prenons un taxi ensemble. Elle nous indique, par ailleurs, à l’aide d’un plan de la ville, les activités du coin et les endroits à voir. Anahi nous propose de patienter un peu, avec ses connaissances elle pourra sûrement nous aider.

Le soir nous mangeons juste à coté de la place centrale, ce patelin à l’air sympa comme tout.

Pour découvrir les récits des jours suivants en Argentine, cliquez ici

MOCHILAS JUNTOS

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