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PARAGUAY

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Trajet + Cuidad del Este JOUR 20 :

 

Nous partons pour le Paraguay remplis de bonnes ondes. Les gens rencontrés en Argentine ont été adorables et nous avons vu beaucoup de belles choses. La gueule de bois et l’aventure sont compatibles mais à quel prix. Nous galérons sur le trajet d’une heure seulement et trouvons une auberge près de la gare routière. Notre objectif est de nager dans le lac perdu de laguna blanca au milieu du Paraguay !

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Nous réservons donc un billet de bus pour réussir notre mission. En attendant nous faisons le tour du quartier… C’est plutôt calme, il n y a pas un chat. Nous mangeons dans une cantine tout près de notre chambre pour trois fois rien et c’est excellent ! Les gens sont d’une gentillesse : des femmes de tout âge nous expliquent le fonctionnement, nous servent, nous demandent si tout se passe bien. L’homme, lui, est « trésorier » et ne bouge pas de sa chaise  ! On part dans la chambre, où il y a une forte odeur d’humidité, pour bosser sur le site on a le temps. Manque de bol, internet déconne et nous ne pouvons avancer comme nous le souhaitons .

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En fin d’après-midi, on s’inquiète quand même de ne pas avoir de tampon d’entrée du Paraguay et après avoir regarder dans les bouquins, on se rend compte qu’il s’agit bien d’une erreur… Pas le choix, nous devons retourner à pied jusqu’à la frontière afin d’avoir nos précieux sésames, faute de quoi nous risquons une amende !

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Demain le départ sera à 10h00, en avant pour six heures de trajet !

Trajet + Laguna Blanca JOUR 21 :

 

Une demi seconde, c’est le temps qu’il a fallu à Sam pour s’endormir dans le bus. Pendant ce temps Mo ne ferme pas l’œil. Les bus paraguayens... c’est un sacré spectacle. Le conducteur met sa musique à fond dans le véhicule, les gens entrent et payent après lorsqu’on vient leur demander, des vendeurs ambulants font leur affaires alors que les quatre roues fonctionnent . Il y a même des voyageurs qui se retrouvent debout pendant deux heures faute de place, c’est dingue ! Une heure de retard, c’est une habitude qu’il va falloir qu’on prenne. Les bus ne sont que très rarement à l’heure !

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Pas grave, nous allons à 30 minutes, nous avons le temps. Et bien un peu plus compliqué que prévu, il n’y a plus de bus pour le lac. Les locaux sont excellents ils nous parlent en Espagnol sans articuler et hyper vite. On est à la rue, clairement on ne comprend qu’un mot sur cinq. Mais nous insistons : ils nous disent de faire du stop, même le responsable de la gare routière. Bon et bien go ! On se cale tranquillement à l’ombre (oui ici il fait 35 ° à 17h30 ! ) et on attend. Nous patientons une bonne demi-heure avant qu’un quatre-quatre nous prenne. Après trente minutes de route nous voilà à destination, croit-on !

En réalité le lac est à 4 kilomètres de la route principale. Nous marchons donc en empruntant ce chemin de terre battue ocre. En quelques minutes, nous entendons le bruit des feuilles poussées par le vent, les cris des animaux , le chants des oiseaux. Nous perdons, pas à pas, le contact avec le monde extérieur. Ce sentiment est renforcé avec la nuit tombante. En arrivant sur le site, nous prenons des photos avec des locaux : il n’ y a jamais de français ici, ou très rarement !

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Le responsable des lieux nous accueille, nous avons un hébergement pour ce soir.

Laguna Blanca + Trajet JOUR 22 :

 

La matinée est farniente. Le site autour du lac est superbe, calme et nous sommes les seuls présents. Le petit regret est de ne pas pouvoir arpenter les alentours car il n’y a pas de chemin. Mais nous en profitons pour nous poser et nous reposer sous de magnifiques parasols en paille et en bois. Il y en a sur la plage, à deux pas de notre chambre, mais aussi dans l’eau.

Après quelques heures de détente, de lecture et d’écriture nous décidons de nous mettre en route. Par 35°, Nous partons avec 25 cl d’eau afin de regagner la petite ville de Santa Rosa et grimper dans un bus pour rallier Concepcion ! Nous prenons chaud, en effet, 35 minutes séparent le lac de la route principale. En arrivant, nous devons faire du stop mais nous trouvons d'abord de l’eau et une boite de mousse de foie chaude. Une fois requinqués, nous prenons place pour le stop.

 

Après 40 minutes d’attente en plain cagnard, un routier nous prend dans son énorme engin ! Voici en trois mots ce que nous réserve l’aventure : patience, mental et joie ! Vincente, le conducteur est super gentil, nous essayons tant bien que mal de communiquer. Mo est positionner sur le siège avant alors que Sam est assis sur le matelas dans la cabine du camion. Lors de ce trajet nous avons même l’honneur d’un contrôle de police !

Arrivés à Santa Rosa, il nous faut rouler, encore. Nous comprenons qu’un bus va passer et que nous devons attendre près d’un feu sur un boulevard. Nous grimpons dans le bus pour deux heures et demi de route.

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Une fois à Concepcion, il fait nuit, il est 21h15. Nous sommes à vingt minutes de notre potentiel hôtel. Nous marchons quelques minutes lorsqu’une voiture s’arrête et nous demande où l’on va. Hésitant tous les deux, on finit par lui expliquer. Le conducteur nous conseille de continuer tout droit et nous récupère deux minutes après…

Il nous embarque et nous dépose devant notre hôtel. Nous sommes très heureux et remercions Julio pour sa gentillesse avant de rentrer dans la superbe réception du palace. Nous ressortons quelques minutes après, ce site est un peu trop cher pour nous ! Dix minutes plus tard, nous en dénichons un autre. Quelle journée !

Concepción JOUR 23 :

 

Sam a du choper un truc, il a mal au ventre et n’est pas du tout en forme. Nous consacrons tout de même notre matinée au site. Nous avons pris du retard qu’il faut combler. Nous prenons plaisir à écrire, mettre en page et insérer des photos. Mais que c’est long et fastidieux !

Pendant l’après-midi nous décidons de visiter la ville et son architecture renommée. Nous ne déambulons que quelques minutes… Sam est encore dérangé et la chaleur est intense : Près de 40°C ! Nous nous barricadons dans la chambre fraîche de l’hôtel. Malheureusement la piscine est vide, on aurait tellement aimé se tremper. Nous mangeons tout près le soir : Un resto d’un autre hôtel. Ce n’est pas une grande réussite mais nous avons eu, encore une fois, des doses assez énorme.

Concepción JOUR 24 :

 

L’aventure c’est l’aventure ! C’est fait de haut et de bas. Notre passage à Concepcion est un raté. Nous n'avons pas eu de coup de cœur particulier, ni de belles rencontres. Non pas que nous ayons des regrets mais c’est une ville assez quelconque, sans âme. De plus, la chaleur étouffante nous a empêché de découvrir les bas-fond cachés de cette cité, si elle en a.

Sam a repris du poil de la bête mais ce n’est pas encore le top. Nous restons une nuit de plus, mais changeons d’hôtel, afin de réserver une chambre pour trois nuit à Asunción la capitale du pays. Nous prenons plus facilement nos marques dans cette auberge mais nous partirons dès neuf heures demain matin. Un long trajet nous attend.

Trajet + Asuncion JOUR 25 :

 

Un autre déplacement en bus pour nous en ce vendredi matin. La compagnie avec laquelle on réserve est de qualité et l’accueil extra. Miguel, un paraguayen, dont le grand-père était français (Mr Lavande), nous offre le « yerba maté » et discute avec nous en faisant attention de parler lentement. Nous abordons des sujets sensibles comme les salaires, la politique, les religions. Un moment de simplicité mais d’échange comme on les aime. Nous voyageons dans le bus le plus confortable depuis le début de l’aventure, une machine de guerre avec café offert pendant le trajet ! Arrivés à Asunción, nous sautons dans un taxi, négocié à bas prix, pour rejoindre notre hôtel. Nous sommes gentiment accueillis par Daniela, une volontaire travaillant dans l’auberge. Le site est très beau, palmiers, coin bar et coin fumeur principalement conçu en bois, jardin verdoyant, tout ça loin du bruit même si l’on entend passer une moto de temps en temps. Notre chambre est un véritable palace, c’est assez fou ! La plus belle depuis Rio de Janeiro ! La soirée approche et nous allons au supermarché au coin de la rue. En rentrant nous cuisinons pour notre repas du soir et celui du lendemain midi aussi. Après avoir avalé nos pâtes, nous sympathisons avec deux françaises exilées.

Asunción JOUR 26 :

 

Nous profitons au mieux de notre chambre en traînant un peu. On s’y sent vraiment bien. Nous prenons le temps de voir nos proches et de communiquer avec nos amis, cela fait quelques semaines que nous ne l’avons pas fait ! En début d’après-midi, nous décollons visiter le centre de la capitale. L’air est chaud, le soleil est fort. En marchant vers l’office de tourisme, nous constatons que la ville est sale. Beaucoup de déchets sont sur le sol. Ici, il n’y a pas de poubelles à tri ou de conteneurs, juste des bacs en ferraille posés sur des poteaux. Mais la plupart des poubelles sont sur le sol et les chiens errants et le vent déploient ces ordures partout dans les rues.

Nous voyons le Palais Ministériel, un joli bâtiment rosé entouré d’un beau parc, et les avenues principales d'Estrella et de Palma. Ce sont des rues vivantes où les commerces sont bien présents. Nous finissons notre après-midi avec l'ancienne gare Carlos Antonio Lopez. C’est dommage, nous ne pouvons pas entrer et les trajets existant par le passé pour rejoindre des petites bourgades aux alentours n’ont plus lieu d’être. En quittant le quartier de la gare, nous passons vers un parc où nous nous asseyons sur un banc quelques minutes. L’atmosphère est paisible, les oiseaux chantent et le bruit de la ville est comme effacé. En retournant vers l’auberge nous entendons un bruit au loin. Un concert a lieu dans les rues au centre du centre. Nous restons un moment à écouter la musique et boire un jus d’orange naturel.

Asunción JOUR 27 :

 

Tous les jours, c’est pareil ! C’est la réflexion que l’on se fait en partant sur le tard vers un quartier sympa : San Jeronimo ! Et oui, il est 14h30 quand nous fermons la porte de l’auberge. Nous avons traîné dans notre chambre pour notre plus grand plaisir. Lors de notre arrivée dans le quartier nous sommes ébahis, les bâtiments sont tous colorés de façon très vives, c’est beau. Nous avançons vers un mur vert et jaune. Il y a une petite porte où Sam insère sa tête de fouine : C’est un terrain de foot du même nom que le quartier. Un homme discute, sur la terrasse surplombant l’étendue footballistique, avec ses amis et nous demande si l’on veut boire un verre en le mimant. Il nous dit de rentrer, ce que nous faisons. On observe quelques minutes, en refusant le verre (et oui ça arrive ! ) et on poursuit notre visite du quartier. Ces ruelles toutes fines, ces couleurs, cette ambiance. Il y a de la magie. Pour finir, Nous montons un superbe escalier en mosaïque. Sur le chemin du retour, nous déambulons vers une cathédrale. Elle est en brique rouge et d’une taille assez impressionnante. A l’intérieur, c’est le blanc qui prédomine, toutes les colonnes ainsi qu’une bonne partie des murs sont de cette couleur. Elle est est l’une des plus anciennes du pays : Au moins trois siècles, une véritable œuvre historique ! Le soir nous retrouvons Élodie, une voyageuse orléanaise vivant à Strasbourg, et buvons l’apéro avant d’aller se coucher.

Asunción JOUR 28 :

 

Aujourd’hui, nous allons en direction des vieilles bâtisses de la ville. Nous rentrons dans les musées gratuits de la musique et du cinéma. Deux belles visites autour de la culture du pays et de la ville.

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Il ne faut pas être matérialiste pendant une aventure pareille. En effet, nous quittons une des meilleures auberges depuis le début du voyage pour vivre notre première expérience en couchsurfing ! C’est parti pour une trentaine de minutes de bus dans Asunción. Nous atterrissons près d’un poteau sur le grand boulevard près de l’auberge. Oui, les arrêts de bus sont entre des poteaux ou avant un feu… Bref c’est un peu où vous voulez ! Au moment de sortir c’est un peu la même chanson, quand vous appuyiez sur le bouton, le bus se stoppe ! Il faut donc être vigilant et savoir quand s’arrêter sous peine de marcher en cas d’erreur. Nous sortons au bon moment, au bon endroit : merci à Morgane d’avoir allumé le téléphone et d'avoir un GPS !

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Nous trouvons l’habitation de Nelson, notre hôte qui nous attend devant chez lui. Il y a un portail gris à franchir avant de monter un escalier extérieur pour renter dans son appartement ! A ce moment là il nous présente Agathe, une lyonnaise qui fait ses études au Paraguay. Ils sont en couple. Ils nous présentent un peu les règles du couchsurfing et comment ils fonctionnent. On voit alors un voisin, Victor, qui est surpris d’entendre parler français. Il nous demande, comme on lui demande souvent : « Pourquoi êtes-vous ici, au Paraguay ? » En effet beaucoup sont surpris de voir des européens se « perdre » dans ce pays. Du coup Nelson, qui apprend le français, nous explique que c’est mieux de parler Espagnol car il comprend notre langue mais il a encore du mal à la parler ! Ok c’est parfait, nous voulons apprendre donc ça nous va ! Et puis en cas de galère extrême tout ce beau monde parle anglais et les français peuvent traduire.

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On passe un petit moment à faire connaissance et on part dans le centre de la ville. Nous avons déjà fait une partie mais nous avions oublié de visiter un musée gratuit : Le Centre Culturel qui se trouve dans l’ancienne Assemblée du pays. C’est très intéressant, nous voyons, dans un premier temps, au rez de chaussé, l’histoire des différentes tribus paraguayennes ainsi que leurs costumes et leurs coutumes. Au même niveau nous observons des tableaux des peintres du pays.

 

Dans un second temps, à l’étage, nous visitons l’ancienne chambre des députés et une pièce sur l’immigration historique du Paraguay ! Il y a plein de détails sur les moyens qu’avaient les migrants pour entrer dans le pays et des lettres témoignant de cette immigration. Une pièce captivante et passionnante avec en fond musical, La vie en rose, d’Édith Piaf.

Finalement et c’est peut-être le plus surprenant, nous assistons à l'un des plus grand contraste depuis le début du voyage. Au bas du musée qui était l’assemblée, se trouve côté fleuve le plus grand bidonville de la ville. Nous somme effarouchés de voir un tel spectacle. C’est assez incroyable ! Une des image que vous n’oubliez pas !

 

Après cela, nous courrons alors au supermarché, il nous faut faire des courses pour se faire à manger, et rentrons à l’appartement de nos hôtes. Nous passons une super soirée en mangeant un bon petit repas à base de pâtes, la base.

Asunción JOUR 29 :

 

Nous décidons, grâce aux conseils avisées de Nelson, de se diriger vers Cerro Lambaré afin de gravir une colline et apprécier un joli point de vue. Nous quittons l’appart et filons vers l’ouest de la ville en bus. Le monticule est à quelques pas et nous montons par la route, le sentier étant infesté de moustiques. En haut un édifice assez énorme recouvre le plateau où une vue à 360° nous propose un ravissant panorama. Le ciel, chargé de nuages, et le vent agacé, nous offrent un moment de communion avec la nature. Nous redescendons et prenons le bus pour valider notre nouveau trajet : Nous partirons demain vers le Brésil !

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En rentrant chez Nelson et Agathe, nous nous installons dans le lit afin de regarder les futurs hôtels. Sam s’endort alors que Mo est au taquet. Victor et Nelson partent faire des courses : ce soir c’est apéro, barbecue et invités paraguayens au programme, on s’en réjouit d’avance !

Les invités arrivent, deux couples, avec lesquels nos hôtes sont allés randonner il y a quelques jours, et nous voila à tous discuter. Les cocktails préparés par Nelson font un tabac et l’ambiance est géniale. Nous essayons de nous faire comprendre et les paraguayens font de même en parlant lentement et en mimant beaucoup. Il font même l’effort de parler français un petit peu.

La viande arrive, ici c’est tout un rituel, tout est préparé avec grande attention. La viande est marinée dans une sauce ou se mélange huile vinaigre, différentes herbes et piments. Pour les cocktails c’est pareil, nous coupons tous les fruits histoire de se servir quand on en a envie. On peut vous le dire, un cocktail ici c’est bien meilleur qu’en France, les fruits n’ont pas le même goût, c’est dingue !

On se régale donc de ce bon repas et nous plaisantons ensemble dans une atmosphère simple et bonne enfant. Nous parlons de notre site et de suite ils sont au taquets. Des gens vraiment sympathiques.

Mais il est déjà tard et tout ce petit monde rentre chez lui. Nous restons encore quelques minutes à discuter et nous allons nous coucher. Demain c’est 20 heures de trajet et mille kilomètres à parcourir.

Départ d’Asunción, JOUR 30 :

 

Nous filons, mais pas à l’anglaise, en remerciant Nelson et Agathe pour leur accueil. Pour une première expérience, c’est une réussite. Nous remercions toutes les personnes croisées pendant ces deux jours, ils ont été d’une générosité incroyable.

Nous grimpons dans notre bus en direction de Itajai au Brésil. En effet il n’y a pas de bus qui aillent vers notre destination. Nous serons obligés d’embarquer dans un autre bus. Le début de voyage se passe plutôt bien, nous dormons une bonne partie et apprécions la vue des places les plus en avant du bus : Et oui nous sommes trois à l’intérieur pendant près de six heures ! Ensuite cela se complique un peu, il nous faut passer les frontières, avoir les tampons et bien sur laisser des voyageurs monter à leur tour dans le véhicule. Nous mettons un peu de temps à avoir les visas. Mais la circulation est dense. Environ deux heures après, nous débarquons au Brésil.

 

Fin des aventures au Paraguay. Suivez le carnet de voyage ici.

MOCHILAS JUNTOS

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