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BRÉSIL - Seconde et dernière partie

Trajet + Blumenau, JOUR 30 et 31 :

 

Le bus se garnit de belle manière. Au bout de deux heures de route et deux contrôles douanier évités, nôtre bus est fouillés ! Et ça ne rigole pas. Déchargement des sacs en soute, Officier qui saute dans le bus accompagné d’un chien. Ce petit ménage aura durée près de quarante minutes. La suite est plus monotone, imaginez le bruit d’un bus roulant régulièrement, vous vous installez sur un siège inclinable à 120°, quelques ronflements et vous avez l’image des dernières heures d’itinéraires.

Arrivés à Itajai, nous réservons un bus vers Blumenau. Cela fait 22 heures que nous sommes partis d’Asunción ! Une heure et demi après, nous voilà en gare routière de Blumenau, la route jusqu’à notre auberge n’est pas encore finie ! 23H30 de trajet ! Les taxis sont idiots et ne veulent pas négocier, de plus nous sommes de mauvaise composition après ce long voyage et enfin nous éprouvons de grande difficultés à repasser au portugais ! Nous interrogeons plusieurs locaux et nous avons un semblant de réponse. Nous montons dans un bus. 24H de trajet. Ce bus nous dépose dans un autre terminal de la ville. Nous hissons nos carcasses dans un deuxième bus. 25H de trajet. Arrivés au second terminal il nous faut grimper dans un ultime bus, ce que nous faisons.

Nous réussissons à avoir de bonnes indications et descendons à cinq minutes à pied de notre auberge. Un sympathique étudiant nous indique la route à prendre. Une joie des plus simples se lie sur nos visages, marqués par la fatigue, quand nous regardons la route : Une cote énorme se dresse devant nous. 25H30 de trajet !

Blumenau JOUR 32 :

 

Après une bonne nuit de sommeil, nous decampons de l'hôtel afin d'arpenter la ville la plus germanique du Brésil. Nous avons tranché, nous marchons vers le centre historique. L'idée est excellente, il fait trente cinq degrés et la route est bien plus longue que prévue. Deux heures après nous arrivons dans le centre, les rues sont bondées, il y a des réductions et offres spéciales dans les nombreux magasins de la ville. Nous suivons notre plan et constatons enfin ces architectures nordique : maisons typiques, grande cathédrale avec son arche, présence du bois et de briques. Nous déambulons pendant quelques heures dans ces rues, certes, très marqué par l'histoire européenne, mais malheureusement trop modernisée avec ces grand bâtiments. Le repas du midi englouti, nous repartons de plus belle vers la ville germanique. Lorsque nous passons devant un coiffeur et barbier. Samuel, qui commence à voir sa touffe prendre toute la place sur sa tête, ne manque pas l'occasion d'entrer dans le salon. Quelques secondes d'explications suffisent, voilà Sam assis sur le fauteuil se faisant couper les cheveux, avec une bière offerte ! Une heure après, nous ressortons du salon, Sam est tout content de sa nouvelle tête, il ne s'est pas trop vu dans le miroir.

Blumenau est une ville tout en longueur longeant la rivière “Rio Itajai”. Il nous faut encore quelques efforts pour parvenir à cette villa germanica. En fait, c'est un aménagement ou se déroule le festival de la bière qui a généralement lieu en octobre : le octuberfest ! Nous visitons ces reconstitutions assez réalistes, gratuitement, cela nous prend peu de temps. Nous tranchons : un bière, au milieu du festival du même nom, au Brésil, est obligatoire. Nous nous installons dans un bar et savourons deux bonnes binouzes dépassant les 5° ! Une exception ici. Au retour nous prenons le bus, vu le temps mis à l'aller et l'heure qui est il est plus sage d'opter pour cette option. A la sortie de celui-ci, après avoir changé une fois de véhicule, nous nous stoppons devant le resto de chez Dalmo, un brésilien super sympa. Hier nous avions goûté ses excellentes pizzas et aujourd'hui nous voulons expérimenter ces tartines et hamburgers ! Une bonne idée pour notre ligne.

Blumenau JOUR 33 :

 

Partir tôt arpenter des cités ou endroits méconnus ? C’était pour les premiers jours. Depuis quelques semaines, notre rythme est plus relax, c’est normal, inconscient, mais tellement appréciable ! On s’adaptera aux lieux et à nos envies : pas de panique. Aujourd’hui, nous devons visiter trois musées et admirer l’autre partie du Centro Historico. Avec nos souliers bien lassés, nous ne nous lassons pas de marcher vers les édifices de la bourgade germanique.

Nous débutons la journée par la magnifique église « Evangélica Luterana do Espirito Santo ». Cette bâtisse blanche est colossale. Elle est construite sur une petite butte qui surplombe une partie de la ville. Nous en faisons le tour mais malheureusement, nous ne pouvons nous engouffrer dans la paroisse.

Pas démotivés pour autant nous persévérons et entrons dans le musée de la famille Coloniale. C’est intéressant, on y découvre la vie du Dr Blumenau, éponyme, pionnier et novateur de la ville. Nous restons plusieurs minutes à observer et écouter les traductions de l’audio-description.

Nous filons ensuite à la Fondation Culturel où l’on y contemple des œuvres diverses et variées : Tableaux, peintures et sculputres sur plusieurs supports comme du tissus, du carton, du papier et du bois… Bref l’exposition est déconcertante voir dérangeante pour certaines des œuvres. Ensuite, nous terminons par la visite, gratuite, du musée de la bière. Cette inspection ne durera pas bien longtemps mais nous aurons l’opportunité d’en savoir plus sur les méthodes de création et les matériaux utilisés pour produire ce fameux nectar.

Finalement, après quatre bonnes heures de vadrouille nous rentrons afin de compléter le site et préparer nos « mochilas » ! Demain départ, 10H pour se rendre à Florianopolis et sa presqu’ile Santa Catarina ! 

Florianopolis JOUR 34 :

 

Nous arrivons à la gare routière à 14h. Nos hôtes du couchsurfing sont gentiment venus nous chercher en voiture. Nous faisons la connaissance d’André, Ally et Amélie leur petite fille. Elle s’appelle comme ça grâce au film de Jean -Pierre Jeunet. Ils nous présentent leur appartement et nous montrent notre chambre. Il y a sur le lit un petit carnet avec un mot de bienvenu écrit, nous sommes conquis. André nous propose d’aller explorer une plage qu’ils fréquentent régulièrement. Nous y courrons tous ensemble. La plage se nomme « Praia do Forte » puisqu’il y a un fort datant de 1740 sur les hauteurs de celle-ci. C’est magnifique, très calme.

Nous prenons une table et une bière puis nous gouttons l’eau. On se régale de ce moment où nous restons plusieurs minutes dans une mer à 20° minimum. On échange tous les quatre en Anglais et en Français puisque André parle notre langue. C’est super sympa. Ensuite, sous un soleil omniprésent, nous dévorons des plats typiques de l’île : crevettes sautées à l’ail, huîtres semi-cuites au citron et des « pastels » sorte de briques en forme de croissant, remplies de crevettes marinées dans une sauce tomate, poivrons et herbes. Délicieux !

A la suite de tous ces évènements nous retournons à l’appartement se doucher afin de repartir goûter des « Coxhinas », beignets de poulets typiquement brésiliens. Malheureusement, notre commande n’est pas la bonne et nous nous rabattons sur des hot-dogs assez impressionnants ! ! ! Avant de nous coucher, nous inspectons la carte de l’île, qui fait 54 kms de long pour 18 kms de large, et entourons les spots les plus intéressants : On va peut-être rester plus longtemps que prévu sur l’île !

LEGENDE :

Carré Jaune : Centro                                  Cercle vert pastel : 5eme jour

Cercle rouge : 1er jour                               Cercle vert : 6eme jour

Cercle Violet : 2eme jour                           Cercles rose : 7eme jour

Carré orange : 3eme jour

Florianópolis JOUR 35 :

 

Réveil et petit déjeuner très sympathique chez nos hôtes Brésiliens. Nous enfilons des vêtements et Ally se propose de nous conduire près du « lac da Conçeicao » afin d’inspecter les environs. Nous marchons alors vers un petit chemin pour contempler un joli panorama. La balade commence en bordure du lac, le ciel se découvre et nous prenons plaisir à déambuler de la sorte. Ensuite nous voyons deux petites dunes. Nous les escaladons tranquillement et nous nous apercevons que c’est en fait une vingtaine de dunes qui sont là, posées, séparant le lac et la mer. Une petite beauté qui en suivra d’autres. Nous enchaînons en montant gentiment la route qui mène au sentier, la vue sur le lac prend forme et s’embellit après chaque pas.

 

Nous découvrons le chemin : c’est au départ une route de bitume qui va vite se transformer en terre battue et pierres de différentes tailles. Nous sommes heureux, enfin un vrai parcours avec un peu de dénivelé ! La montée dure une trentaine de minutes lorsque nous arrivons sur un spot de départ de parapente. Nous observons quelques instants les sportifs ainsi que la plage que nous distinguons en contre bas : le coin des surfeurs. Les roches nous rappellent la Bretagne et la côte de granit rose ! C’est magnifique. Nous continuons et grimpons encore un poil sur une colline qui nous offre un panorama exceptionnel ! Nous sommes encerclés par la mer. La terre ainsi que la végétation se sont engouffrées dans celle-ci. Naturellement impressionnant !

Nous apercevons, depuis plus d’une heure, une petite crique paradisiaque qui sera notre récompense après cette balade entre verdure, galet, mer, côte et chaleur. Nous fonçons vers celle-ci, après avoir fait le tour du point de vue. L’eau est encore à une température plus que satisfaisante, limpide au milieu de nul part. Nous sommes une dizaine à profiter de l’endroit.

Deux petites heures ont passé et nous agissons : en avant pour la plage au loin devant nous. Nous crapahutons vers cette rive et continuons en empruntant un petit chemin qui grimpe de façon régulière. C’est tellement régulier qu’on n’en finit plus de s’élever ! Après soixante minutes d’ascension, nous redescendons vers le village voisin. Pour une première journée de sentiers et de petite montées, nous sommes servis.

De retour à l’appartement d’Ally et André, nous mangeons un bon plat préparé par celui-ci. Nous discutons sans voir le temps passer puis partons nous ressourcer. (et soigner nos coups de soleil)

Florianópolis JOUR 36 :

 

Comme c’est bon de partir de bon matin. André nous dépose à un terminal afin de rallier le sud de l’île et la « Praia de Naufragados » ! Près de cinquante minutes de route nous attendent mais le trajet est magnifique en bordure de mer et avec un dénivelé qui nous permet d’en déceler encore plus à chaque virage. Le bus arrive à son terminus.

Nous partons donc vers la plage. Au milieu d’une flore dense, nous nous infiltrons sur un petit sentier caillouteux. La balade est très sympathique, Mo aperçoit même deux petits singes dans les arbres. Un peu moins d’une heure après, nous voici sur cette fameuse immensité : un soleil de plomb nous attend, une eau cristalline et de beaux rouleaux nous désirent aussi ! C’est un régal de s’amuser dans ces vagues pendant de longues minutes. Nous exploitons au maximum l’atmosphère de ce site particulier puis reprenons la route.

Nous voulons inspecter un autre endroit à l’est de l’archipel : Campeche et son îlot. Nous atteignons ce lieu et savourons un jus de fruit naturel ainsi qu’une « pastel » ! Nous désertons, un peu déçu du spectacle et de l’ambiance et rentrons chez nos hôtes. Et oui, il nous ont proposé de rester chez eux toute la semaine !

Nous avons accepté, un peu gêné. Ce couple est vraiment d’une gentillesse incroyable. Pour les remercier nous allons leur cuisiner des crêpes demain soir. En fin de soirée nous leur proposons de jouer à un jeu : le « Love Letter » ! Ils acceptent ! C’est très drôle car il faut traduire pour Ally mais ils comprennent très bien et nous jouons jusqu’à deux heures du matin. Le réveil va être dur, surtout pour André qui travaille tôt !

Florianópolis JOUR 37 :

 

Aujourd’hui c’est un jour de transition. Rien de prévu, chacun vaque à ces occupations : Mo se repose, Sam écoute de la musique. C’est aussi ça le voyage : intérieur ! Dans l’après-midi, Morgane file acheter les ingrédients nécessaire pour les crêpes. Pendant ce temps, Sam s’occupe du site et des photos. Mo prépare la pâte et nous partons à Décathlon (oui oui) ! Nous achetons quelques vêtements et on se dit qu’un tri va s’imposer et que nous allons envoyer un colis direction case départ !

Le soir, c’est soirée crêpes made in France ! Muito Bom ! David, le frère d’Ally est présent pour l’occasion. Ce jeune homme est photographe et a vécu à Boston pendant quelques années. Il est parti faire du vélo en Europe, excellent ! La soirée est vraiment spéciale, Sam prépare les crêpes salées en début de repas et Mo termine avec les sucrés (la bonne beurre sucre bien sûr!). Fort heureusement, tout le monde adore. Nous en profitons tous : bon repas, bon vin (nous n’avons pas trouvé de cidre), bonne tranche de rigolade, échange culturel et un petit jeu pour finir. Nous tombons de fatigue très heureux de ce moment passé.

Florianópolis JOUR 38 :

 

Le Nord. On veut en voir plus de cette superbe île. Direction les Praia Brava et Inglese, des plages très fréquentées, parait-il. Il nous faut quasiment une heure de bus pour rallier cette région de l’île. Les « on dit » étaient vrais ! Brava est déserte mais nous sentons bien que c’est un endroit très touristique et qui doit être noir de monde l’été. La Praia Inglese est encore plus touristique. Nous traversons ces deux plages en trois heures et nous apprécions notre récompense à l’arrivée : deux bons jus de fruits naturels et deux pastels à la crevette (beaucoup moins bonnes que les premières dégustées ! ).

Florianópolis JOUR 39 :

 

C’est l’heure des braves. Nous roulons, assis dans le bus, chaussures de randos serrées, déterminés pour cette journée qui s’annonce intense. Le point de départ de notre rando se trouve au sud de l’île à Pantano do Sul. Nos démarrons donc de ce lieu. Dès les premiers pas, ça grimpe dur, il y a des escaliers qui nous aident à nous élever. Le premier objectif est d’atteindre la plage de « Lagoinha Leste ». A peine un quart d‘heure est passé lorsque Mo sursaute devant Sam. Un serpent. Enfin nous en voyons un. Il est figé, vert et jaune et nous fixe longuement avant de ramper tranquillement vers la jungle. Parfait nous avons eu le temps de le prendre en photo. Ces bestioles sont curieuses, et nous interrogent beaucoup même si cela ne rassure pas.

Bref, nous enchaînons les montées, essentiellement infiltrés dans une forêt dense. C’est superbe, calme et assez physique mais logiquement cela devrait être le plus dur du parcours.

Après trois quart d’heures de descente, nous posons les pieds sur le sable. Nous débarquons sur une longue plage, peu large mais presque déserte ! Il y a deux personnes qui surfent et deux autres qui sont assises sur le sable fin de Santa Catarina. C’est vraiment joli : à gauche, en regardant la mer, nous distinguons un monticule sec, formé de roches et d’herbes alors qu’a droite, cela ressemble plus à ce que nous avons traverser à savoir une jungle épaisse et humide. Nous sommes en forme, mangeons un poil et repartons de plus belle. En effet le temps est couvert et nous sentons même deux trois goûtes, on ne veut pas traîner.

Nous affrontons la nouvelle difficulté avec beaucoup d’ambition alors que le soleil commence à timidement se montrer. Une vingtaine de minutes nous suffisent à prendre de la hauteur et au soleil de faire étalage de sa puissance. Nous mettons de la crème solaire, buvons un coup et repartons. Cette seconde partie est plus technique avec un chemin très inégal constitué de grosse roches qu’il faut des fois escalader ! Mais c’est splendide. Nous avançons sur les corniches, en bordure de mer : impressionnant ! Mo ne regarde pas en bas et il y a certains moments où elle se dépêche de passer d’un point à un autre.

Lorsque nous entrons de nouveau dans la forêt nous sommes en action depuis 3h environ. La dernière partie est aussi surprenante, quelques fois nous ne savons pas où est le chemin, c’est vallonné et nous en prenons plein les mirettes ! 4H30 pour une balade exceptionnelle ! Nous voyons au loin le village final. On y parvient sereinement et on se pose, se délectant d’un bon jus naturel et en dévorant notre repas emmené pour l’occasion.

Nous ne traînons pas car la journée n’est pas finie. Nous filons chez nos hôtes afin de se reposer et se préparer : ce soir c’est soirée Samba !

Ally et André nous ont proposé cela et nous avons accepté de suite, on a hâte de s’immerger dans cette ambiance. Nous partons vers le nord de l’île près de San Antonio et nous pénétrons dans une sorte de cabane en bordure d’océan. Toute en bois, elle donne sur la route mais l’espace de danse est en contre-bas, après avoir descendu une vingtaine de marches, où une terrasse accueille les fêtards. Nous choisissons une table et prenons un verre en profitant : c’est une soirée sans enfant ! Nous apprenons quelques pas de samba, apprécions l’atmosphère et passons encore un moment mémorable. Nous rentrons très tard vers l’appartement, demain nous allons visiter le centre de la ville.

Florianópolis JOUR 40 :

 

Réveil un peu dur ce matin, surtout pour Samuel qui a mal aux cheveux. Nous nous dirigeons alors vers le « downtown » afin de découvrir les beautés qu’il recèle. André nous attend au marché avec Amélie. Nous arpentons donc les rues avec Ally, qui nous montre de bien jolies choses : le théâtre, ancien bâtiment historique de la ville, la cathédrale, vieille bâtisse aux accents portugais, un ficus vieux de plus de deux siècles planté au milieu d’un parc et soutenu par des poteaux ainsi que le terre plein construit afin de gagner en espace. C’est intéressant et Ally est heureuse de nous raconter tout cela.

Nous rejoignons André et gouttons le fameux sirop de canne à sucre. C’est très sucré mais c’est frais. Ensuite nous partons en direction d’une plage encore inexplorée. Avant d’y parvenir nous passons chez les parents d’André et faisons connaissance avec eux ainsi que son frère Chico ! Le papa de notre hôte offre même un maillot de l’équipe locale de foot : Avaï ! Sam apprécie beaucoup le geste même s’il sera bien difficile pour lui de trahir le FC Nantes ! Pendant ce temps, Mo goute une spécialité locale, sorte de riz au lait mais avec du maïs, elle trouve ça succulent !

 

Finalement nous partons pour la plage de pêcheur de » Pantano do Sul ». En arrivant nous pénétrons dans un restaurant servant des plats typiques à base de poissons, de haricots rouges et de manioc. C’est délicieux, nos papilles sont en émoi de toutes ces saveurs ! Le poisson est cuit de trois manières différentes : frit, pané et en sauce.

Nous allons ensuite nous posés sur la plage, mais les nuages ont pointés le bout de leur nez et seul André à le courage de se baigner. Des petits bateaux reviennent de la pêche nous offrant un spectacle inattendu. Une véritable technique et une entraide des habitants de ce village pour remonter les barques sur la plage.

Ensuite, les poissons sont directement pesés et répartis dans de gros bacs. Les oiseaux, attirés par tout ce mouvement sont désormais nombreux, nous encerclant.

Après la plage, Ally et André nous font découvrir un dernier endroit, le « Lagoa do Peri ». Un lieu charmant, familial où y règne une véritable tranquillité. Nous partageons ce moment apaisant face au soleil couchant et Amélie prend plaisir à courir au bord de l’eau.

Florianópolis JOUR 41 :

Aujourd'hui c'est barbecue ! Nous courons chez le papa d’André afin de manger avec les familles du couple. Nous sommes un peu stressés mais enchantés de la proposition. C'est un moment très convivial où tout le monde rigole et discute alors qu’André prépare les grillades. C'est un vrai professionnel, le barbec est imposant avec un foyer énorme et de grandes broches avec lesquelles il nous cuisine les viandes de manière magnifique. Nous avons même goûté le cœur de poulet, typique au Brésil ! C'est bon, pas commun chez nous mais délicieux. Toutes ces viandes sont accompagnées de salades, radis géants, poivrons, riz, sorte de piémontaise maison et manioc préparé. Extra !

C'est un peu différent par rapport à chez nous. Dès qu’une viande arrive, les gens de servent et dégustent le tout. Ce n'est pas comme chez nous où nous mangeons tous ensemble. Un fois que tout est cuit la, c'est le cas mais ça ne dure pas longtemps. Mais c'est sympa comme repas. Nous filons ensuite à la la gare routière. Nos hôtes, décidément géniaux, sont de la partie afin de traduire et nous aider. On se rend vite compte que ce n'est pas aussi simple que prévu. Bref, nous ne trouvons pas de ticket pour l'Uruguay, il nous faudra passer par Porto Alegre et enchaîner par Chui la ville frontalière. Encore un gros périple nous attend !

Florianópolis +Trajet JOUR 42 et 43 :

Ce n'est qu'un au revoir. Nous quittons Floripa émus et ravis de notre semaine. Nous espérons bien recevoir cette petite famille en France qui sait ? Nous grimpons dans le bus direction Porto Alegre. Six heures après, nous réservons tant bien que mal un autre billet pour Chui. Nous mangeons un morceau et attendons trois heures avant de monter dans le car de nuit.

Au petit matin nous arrivons dans cette ville frontalière qui est fantôme. Cela nous fait penser à un western, un vent assez fort, le bruit des volets sur les fenêtres, des papiers qui volent au dessus d'une route en gravillons. Ça sent le duel tout ça ! Il ne manquait plus que de croiser Clint et ça aurait été le pompon.

Excusez notre égarement, nous arrivons à trouver une réservation pour Punta del Diablo, en Uruguay. Avec de la chance, provoquée bien sûr, de l'observation et de la patience nous avons notre sésame. Nous montons de le bus et quittons définitivement le Brésil, la larme à l'œil.

Ce pays est, pour ce qu'on en a vu, exceptionnel. Les gens sont d'une gentillesse et d'une générosité à faire réfléchir n'importe qui. Bref, alors que nous n'en sommes qu'au début de notre voyage, nous avons vraiment adoré ce pays, ses recoins et nos rencontres fortes en émotions.

La suite en Uruguay, cliquez ici !

MOCHILAS JUNTOS

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