EQUATEUR
Cuenca JOUR 234 :
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Il est 6h00 du matin lorsque nous arrivons enfin à destination. La route a été longue et ponctuée de nombreux arrêts ! Nous prenons un taxi pour nous diriger vers notre auberge. Arrivés sur place, il nous faut attendre jusqu’à 13h00 pour avoir la chambre. Peut-être que cette dernière est libre mais si nous voulons y avoir accès avant l’heure définie, il nous faut payer une nuit supplémentaire. Pour seulement quelques heures… C’est du vol. Nous patientons donc dans les pièces à vivre puis partons à la découverte du centre. Vers 14h00, nous sommes de retour à l’hostel, réglons pour les 3 prochaines nuits (auquel s’ajoute 12 % de taxes… bah voyons) avant de pouvoir enfin nous reposer quelques heures.
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En fin d’après-midi, nous partons découvrir le musée du sombrero. Mo a tellement insisté ! Nous apprenons que le célèbre chapeau baptisé « Panama » n’est au final pas du tout créé dans le pays du même nom mais bien en Équateur. La visite est assez rapide mais très intéressante et Sam est à deux doigts de craquer pour ressortir du musée avec le fameux couvre-chef. Après une courte réflexion, il semble malheureusement difficile de le stocker dans nos backpacks durant trois mois.

Pour finir notre journée, nous allons dîner dans un petit restaurant découvert le matin même : « Le Bistrot Francès ». Après la raclette de Lima, voici la tartiflette de Cuenca ! Un vrai régale ! Même si le propriétaire (Choletais au passage) nous précise bien qu’il ne s’agit pas de Reblochon, nous sommes conquis et il nous tarde de retrouver le goût de la véritable tartiflette à notre retour.
Cuenca JOUR 235 :
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Nous retrouvons un groupe sur la place Calderon de Cuenca pour un walking tour. Celui-ci dure deux heures et est, malgré la foule impressionnante présente, bien instructif. Après cela nous grimpons dans la cathédrale pour un point de vue sympathique de la ville et filons vers le musée Pumapungo.
Cuenca JOUR 236 :
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5h00 devant la télé et avec nos maillots bleus et blancs. Nous sommes au taquet pour le premier match de l’équipe de France en coupe du monde mais bien déçus de la rencontre. « Allez, c’est le début et cela ne peut qu’être mieux » Se dit-on à la fin du match.
Ensuite nous partons au parc « cajas » alors que le temps n’est pas forcement au rendez-vous. Le trajet est une éternelle montée en altitude pour atteindre 3800m. Les oreilles se sont bouchées de manière inhabituelle pour Sam. Lorsque nous nous inscrivons sur le registre, la pluie tombe doucement et sûrement. Nous partons et tergiversons pour la durée de la balade mais l’ondée et le vent glacial nous font opter pour la « rapide ». C’est un peu dommage puisque les paysages sont splendides, nous rappelant la Patagonie à certains moments.


Mais pour Sam, la journée n’est pas la plus positive de l’aventure. Alors qu’il n’est pas en grande forme, il se bûche comme un idiot en glissant sur un sentier en pleine descente. A voir dans une prochaine vidéo. Plus de peur que de mal, mais ses vêtements propres ne le sont plus. Lorsque nous arrivons au refuge, nous voulons nous faire un maté puisque nous en avons trouvé à Cuenca mais le pot, la bombilla et le yerba ne sont pas dans le sac. On vous le dit, il y a des jours où ça ne sourit pas…
Nous prenons le bus du retour, et, en rentrant dans la chambre, Sam ne retrouve pas le maté ! Bon, on va aller se coucher, cela ira mieux demain !
Cuenca JOUR 237 :
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Les oreilles sont encore bouchées pour Sam pendant que nous préparons nos affaires afin de libérer la chambre à l’heure. Malheureusement, la cuisine sera payante si on l’utilise après midi. Mo s’empresse de cuisiner notre petit-dej’ alors que Sam boucle et vérifie la chambre. Ouf ! Nous ne serons pas taxés, il ne manquait plus que ça ! Après, nous partons, en ce dimanche pluvieux, vers le marché non loin de là. Nous avons repéré un pot à maté et nous voulons en acheter un nouveau pour remplacer celui perdu hier. La vendeuse, une marchande d’une cinquantaine d’années, nous explique qu’elle possède des pots et des bombillas dans son magasin à quelques pas et nous propose d’y aller afin de voir si cela nous intéresse. Nous acceptons et lui emboîtons le pas. Dans sa boutique nous voyons donc trois pots à maté et trois bombillas ! Sam a les yeux qui pétillent, c’est la caverne d’Ali Baba. Nous constatons qu’une est percée donc nous en prenons deux, plus celle du stand. Nous négocions un peu le prix et discutons avec cette charmante femme qui aime bien Paris pour l’avoir visité il y a quelque temps. En partant, elle nous offre même une carte postale faite main. Très sympathique. Pendant l’après-midi nous transférons des données informatiques, écrivons et discutons avec les volontaires et vacanciers de l’auberge. Vers 21h, nous partons au terminal pour quatre heures de trajet.
Une fois notre repas engloutit, nous patientons un instant et montons dans le premier bus de notre nouveau voyage. Une heure après, Sam ressent encore ses oreilles qui le font souffrir. Demain, nous irons consulter.
Guayaquil + Puerto Lopez JOUR 238 :
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A l’arrivée à Guayaquil, il est 2h30, nous trouvons une place sur une banquette et jouons en attendant le prochain bus en direction de Puerto Lopez, ville côtière où nous resterons trois nuits. Nous attendons quatre heures et nous nous plaçons dans le bus pour le même temps de trajet.
A notre arrivée, nous allons dans un centre de santé. Le bilan est celui-ci : du sable, petite inflammation des tympans et otite pour Sam, on comprend mieux les douleurs! Mais avec quelques médicaments et un peu de repos ça ira mieux rapidement ! Le midi nous mangeons un « almuerzo » accompagné d’Israël, le responsable de l’auberge. C’est cool, il nous a conseillé et nous dégustons le repas avec lui. C’est à ce moment là que nous rencontrons José Abdulaï (ici c’est José-Abdulaï, mais au Etats-Unis et en France c’est José…) avec qui nous échangeons durant un long moment. Un homme simple et très communicatif qui a vécu en France. Un instant d’ouverture comme on les aime saupoudré d’humour et de franche rigolade.
Finalement nous rentrons dans notre chambre pour nous reposer. Demain, nous ions voir des baleines au large de la côte dans le Pacifique. Les mammifères seront-ils présents ? On l’espère.
Puerto Lopez JOUR 239 :
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Un gros petit déjeuner avec des œufs, un toast jambon fromage (fondu ! ), de l’avocat, des fraises, du raisin, de l’ananas, un jus d’orange et un café ! Ça réveil les papilles et le corps de bien belle manière et nous attendons tranquillement le guide pour le tour prévu aujourd’hui. Nous grimpons alors dans une moto-taxi et atteignons le port quelques secondes plus tard. Une fois sur le bâteau, cela secoue un peu mais ce n’est pas gênant.

Il nous suffit d’une vingtaine de minutes de navigation pour voir au loin de grosses baleines sauter dans l’océan. Ce n’est pas croyable mais nous sommes encore loin. Le navire s’approche doucement mais sûrement. Nous sommes fous, comme des enfants dans notre cour d’école qu’est le Pacifique, et les yeux ébahis constatons ce que nous avons vu au loin. Elles sont deux. Deux énormes cétacés d’environ seize mètres de long s’amusant à bondir au dessus de l’eau. Les guides nous proposent, à ce moment, de venir sur l’avant du bateau afin d’être aux premières loges ! C’est dingue, alors même que nous les avons vu en dehors de la mer plusieurs fois, la réaction est toujours la même quand cela se reproduit : « WAHOU ! »
Mais toute bonne chose a une fin, nous redémarrons le moteur du yacht ( enfin le capitaine, hein!) et nous nous dirigeons vers le spot de snorkeling -comprenez ici randonnée aquatique avec masque, tuba et palmes – près d’ici. Aujourd’hui ce sera sans palme et malgré le temps gris, l’eau salée est douce en température. Mo s’habille pendant que Sam sort l’appareil photo, un peu frustré de devoir reposer ses esgourdes. Pendant plus d’une demi-heure, telle une sirène, Mo s’amuse dans l’eau transparente et admire les poissons et autres roches merveilleuses. Sam joue, lui, les paparazzis au milieu d’un paysage de rêve tout en visant sa magicienne nageant comme une Equatorienne. A la suite de ces incroyables activités, nous rentrons à bon port, notre chambre, afin de griffonner le carnet de voyage. Le soir est tranquille, nous irons nous balader dans les terres demain.
Puerto Lopez JOUR 240 :
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Décidément, Sam n’a pas de chance en ce moment. Il est encore plus malade que la veille et décide donc de rester se reposer aujourd’hui. Les Galapagos approchent et il ne voudrait pas être souffrant là-bas. De ce fait, Mo part seule visiter les alentours. Et c’est parti pour une demie heure de marche afin de rejoindre le terminal de bus, direction la playa de los Frailes. Cette plage est connue pour être l’une des plus belles d’Équateur. Après 15 minutes de transport et après s’être enregistrée au point de contrôle, le sentier démarre. Il s’agit de suivre la route avant de s’embourber dans une forêt dense. Et ça grimpe. Tout au long du chemin différents arrêts sont possible : des miradors, la playa Prieta, la playa Turtuga. Un dernier stop pour les plus courageux offre une vue imprenable sur l’ensemble de la baie et de la fameuse plage de los Frailes. Malgré le temps toujours grisâtre, le spectacle est magnifique. D’immenses falaises bordent des deux côtés ce banc de sable blanc. Après avoir profité de longues minutes du paysage elle redescend pour pique-niquer sur la plage. De gros pelicans sont présents et prennent eux aussi leur déjeuner en piquant à vive allure dans l’océan.

Sur le chemin du retour, elle décide d’aller dans un autre coin, non loin de là, le village indigène d’Aguas Blancas. Rapidement parvenue grâce à de sympathiques Équatoriens en voiture et moto, elle commence la visite par le petit musée de la ville. Un chemin traverse ensuite le village afin de découvrir ses vestiges avant de terminer sur une source d’eau soufrée.

Une petite heure à déambuler dans ces lieux, qu’elle trouve finalement un peu décevant. Cinq kilomètres séparent le village de la route principale, et dès sa sortie, un taxi s'arrête devant elle. Deux Américaines sont déjà à l’intérieur et l’idée serait donc de partager le prix. Mais le chauffeur ne l’entend pas comme cela et lui proposer de la ramener pour un tarif s’additionnant au prix déjà payé par les deux filles. La discussion s’installe mais la situation n’évoluant pas, Mo décide de continuer à pied, en espérant très fortement être prise en stop. C’est chose faite après quelque minutes, Winston s’arrête près d’elle en moto. Il lui propose de la ramener gratuitement jusqu’à la route et même jusqu’à Puerto Lopez.
Puerto Lopez + Guayaquil JOUR 241 :
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Une fois de plus, nous dévorons un repas matinal plus que copieux. Tels des ogres affamés et pressés de s’installer devant France-Pérou nous nous régalons, bouclons nos sacs et préparons un maté histoire d’apprécier encore plus la rencontre. Les oreilles de Sam vont mieux, la forme est encore moyenne, mais avec la tunique bleue sur le dos, il se sent pousser des ailes. Ici nous regardons l’événement sur une télévision à tube cathodique, une religion oubliée chez nous. L’écran est petit et la qualité d’image un peu faiblarde, quelques fois la connexion saute, nous laissant en plein suspense. Mais c’est très sympa et nos hôtes sont morts de rire lorsque nous nous emballons sur un loupé de Pogba ou Griezmann. Une fois le match finit, nous saluons le couple dirigeant l’auberge et fort sympathique. Le contrat est rempli pour les bleus qui iront en 8ème de final alors que nous filons vers le terminal de bus et grimpons deux secondes plus tard dans un véhicule ronronnant depuis belle lurette. Quatre heures après, nous débarquons dans cette immense ville qu’a l’air d’être Guayaquil. Nous avons réservé une auberge près de l’aéroport pour nous faciliter la vie demain. L’ambiance y est, comment dire, spéciale mais nous pouvons bien nous reposer avant de s’envoler vers l’eau turquoise de l’archipel.
Iles Galapagos JOUR 242 à 249 :
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JOUR 1 (ou 242) :
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Le vol est à neuf heures et demie mais nous devons y être avant. Nous comprenons mieux pourquoi car les sacs sont fouillés et vérifiés car la biodiversité des îles est spéciale. Nous payons les 20$ de taxes et enregistrons nos bagages. Il y a un peu de doute quant au vol puisque Sam a encore les oreilles douloureuses. Mais cela se passe bien. Nous volons au-dessus des nuages sans soucis et les retraversons à l’arrivée. Et oui, nous atterrissons sous la grisaille du Pacifique, celle que l’on connaît déjà puisque nous l’avons rencontrée à Lima et Trujillo au Pérou ainsi qu’à Puerto Lopez en Equateur. Mais il fait doux pendant que nous avons une heure de moins à l’horloge ce qui nous fait huit de décalage avec la France. Nous choisissons une auberge et nous partons découvrir la playa de La Loberia situé près du village. Après avoir engloutit notre almuerzo, nous partons en direction de cette plage d’otaries. A peine sortis, la pluie tombe, nous positivons et commençons notre mini-rando.

Lorsque nous parvenons sur la plage, le constat est hallucinant ! Il y a des dizaines de mammifères échoués là de façon plus que naturelle. En fait on sent bien qu’on est chez elles et non l’inverse, cette sensation est incroyable et nous pouvons nous approcher très près. Avant cela, en chemin, nous avons pu faire connaissance avec des iguanes marins. Tout de noir vêtu, ils sont partout et se camouflent aisément sur les roches de mêmes couleurs. Lunaire. Les cailloux, rochers ou falaises sont noirs car nous sommes situés sur un nid d’anciens volcans datant de plusieurs millions d’années.
Les ÎLES GALAPAGOS sont un archipel composé de 13 îles principales, dont 5 seulement sont habitées, situées à environ 1000 kilomètres au large de l'Equateur dans l'océan Pacifique. Ce sont des îles volcaniques : le point culminant est le Mont Wolf sur l'île Isabela : il s'élève à 1 710 mètres d'altitude. L’archipel s'étend sur 8 010 km² et compte environ 25 000 habitants. Les îles Galapagos ont été classées au patrimoine mondial de l'UNESCO pour la richesse et la variété de leurs faunes et de leurs flores.

Nous continuons à dévaler les pierres de laves, toujours accompagnés de ce crachin Nantais très appréciable et atteignons « Las Négritas » et oui, la falaise, d’environ trente mètres de haut, porte bien son nom. Le contraste entre cette couleur claire, et limpide de l’eau heurtant cette paroi sombre est magnifique et l’effervescence de la marée provoquant des vagues de plusieurs mètres et s’abattant sur ces caillasses nous offre un spectacle détonnant ! Parfait pour mitrailler de photos.
JOUR 2 (ou 243) :
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Il est 6h00 et nous sommes déjà debout, nous bouclons nos sacs afin de prendre le bateau en direction de Santa Cruz, l’île la plus importante de l’archipel. Deux heures de traversée nous attendent pour rejoindre l’autre rive. Nous appréhendons quelque peu car les eaux des Galapagos sont réputées pour être mouvementées. Mais tout se passe sans encombre, à l’exception de l’organisation assez mauvaise avant l’embarcation. Tous nos sacs sont refouillés, comme à l’aéroport, et les semelles de nos chaussures doivent être propres ou elles sont nettoyées. Biens sûr il n’y a qu’une seule personne à contrôler pour quatre ou cinq bateaux (d’une trentaine de personnes chacun). Une fois cette étape passée, tout le monde attend désespérement qu’on l’appelle pour embarquer, avec la peur de ne pas entendre son nom. D’ailleurs, aujourdhui Mo s’appelle Mariana.
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Une fois arrivés à Santa Cruz, nous trouvons rapidement une auberge. Nous remplissons nos sacs pour partir en direction de la plage Bahia Tortugas mais la pluie s’est invitée. Très déçue par le temps depuis quelques semaines mais surtout depuis notre arrivée aux Galapagos, nous décidons de changer de programme et filons finalement vers la station de recherche Charles Darwin où se trouve notamment une nurserie de tortues géantes. Nous sommes subjugués en voyant pour la première fois ces colosses. Mo a déjà vu des tortues marines en Nouvelle-Calédonie mais cela n’a rien à voir avec la taille de ces reptiles. Un bébé tient dans la main mais à l’âge adulte il vous écrase largement avec ses 250 kilos maximum.


Après avoir fait le tour, nous partons savourer un almuerzo composé d’une soupe de poisson et d’un ceviche tout en regardant la fin du match Allemagne-Suède.
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La pluie s’étant stoppée, nous filons sur la fameuse Bahia Tortugas. Il faut environ trente minutes pour y parvenir : sable fin et blanc, eau turquoise… le paradis au ciel gris. La mer est très agitée alors que nous longeons la baie, observant des signalements de nids de tortues, des pélicans, et des cormorans. Dans son prolongement se trouve la playa Mansa, une lagune tranquille entourée de mangroves, parfaite pour se baigner et faire du snorkeling. Mais il est presque 17h00 et la plage va bientôt être évacuée. Les pieds dans l’eau, nous profitons donc de ces courts instants lorsqu’un bébé requin à pointe noire nous souhaite la bienvenue ! Incroyable. Nous restons scotchés, le sourire irradiant notre visage. C’est sûr et certain, nous reviendrons, masque et tubas en poche, dans cette magnifique lagune.


JOUR 3 (ou 244) :
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Déjà huit mois que nous sommes en vadrouille sur les routes d’Amérique du Sud. Le réveil est encore une fois aux aurores ce matin car nous reprenons le bateau en direction de l’île d’Isabela. Un trajet de deux heures des plus mouvementées où plusieurs personnes furent malades.
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Arrivés aux abords de l’île, il faut attendre un bateau taxi, l’un des plus chers, 1 dollar les deux minutes. A notre bonne surprise, nous devons également repayer un droit d’entrée sur cette île. Dix dollars par personne lorsqu’on se rappelle que nous avons déjà payé 120 chacun pour l’entrée dans le parc national, cela nous agace un peu. Mais nous n’avons pas le choix. Accostés rapidement sur le chemin par des propriétaires d’auberge, nous ne tardons pas à nous dégoter une sympathique chambre. Le temps est toujours gris, alors nous décidons de faire le circuit de randonnée menant au mur de Las Lagrimas. Mais avant cela nous filons manger un almuerzo. Nous nous installons dans un restaurant où le menu est affiché à 6 dollars. Après avoir échanger avec la serveuse, nous nous asseyons à une table. Quelques secondes plus tard, un autre serveur vient modifier l’ardoise et le prix. Samuel voyant tout de suite ça, nous interrogeons le jeune homme qui nous informe que le repas du jour est à 8 dollars ! Nous arrivons à négocier notre repas au tarif initial et en faisons même profiter un père et son fils Italiens croiser plusieurs fois. La meilleure blague fut que finalement le menu a été affiché à 7 dollars.
La randonnée qui s’en suit est très sympa. Nous longeons d’abord une plage avant d’emprunter un chemin un peu plus caillouteux desservant plusieurs points de vue dont des miradors. Le mur de Las Lagrimas n’a rien d’exceptionnel. Il a été conservé pour rappeler l’époque noire de l’île. Isabela habitait un camp de détention et les prisonniers étaient missionnés pour le construire, sans aucune utilité, entraînant un nombre important de morts.
Sur place, nous rencontrons une Équatorienne de Quito, faisons la marche retour avec elle en échangeant et comparant les systèmes politiques, culturels et sociaux de nos pays. C’est très intéressant.
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Arrivés à la fin du chemin et après avoir fait un peu courir notre nouvelle compagne de marche, nus nous dirigeons vers la Laguna Villamil pour voir les flamants roses et les tortues. C’est bien conçu, nous nous promenons sur un ponton de bois au milieu des bassins et de la végétation, prenant des photos tout en observant encore de gigantesques tortues.
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De retour à l’auberge, bien fatigués après cette bonne journée de randonnée, nous nous posons un peu avant de sortir dîner. Le lit nous appelle et nous ne ferons pas long feu.


JOUR 4 (ou 245) :
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Mais que se passe t-il ici ? Le soleil aurait-il envie de faire son apparition ? C'est donc sous ce ciel aux nuages clairs que nous nous précipitons vers la crique de “Concha Perla”! Nous avions vu ce spot sur nos recherches sur le Web. Un site gratuit et magnifique, nous sommes pressés de pouvoir confirmer. Nous dévalons un ponton dans la mangrove et arrivons à la fin de celui-ci. Quelques personnes sont dans l'eau mais nous sommes suivis de près par un grand groupe de touristes. L'idée va être de les éviter le plus possible. Nous nous armons de nos masques et tubas, avec l'envie d'en découdre et pénétrons dans l'eau fraîche de la petite baie.
Pour Sam c'est la première expérience de snorkeling mais vu comment il aime l'eau, il n‘y aura pas de problème. Le seul souci sera de voir comment les pavillons de Sam réagiront lors de la plongée. Mais nous nous élançons comme des gamins. L'eau limpide nous ouvre son monde fait de roches et de poissons ultras colorés. Les premières minutes sont aussi une adaptation pour Sam, alors qu'au même moment, Mo joue avec des otaries venues à sa rencontre, en tête à tête même !
Le bassin est grand et nous continuons d'en déceler chaque partie. C'est à cet instant qu'une tortue de mer passe en dessous de nous deux. Facile, dans son élément, elle évolue tranquillement alors que nous sommes ébahis de la voir aussi clairement. Sam qui en aperçoit une pour la première fois, ne la lâche plus, on sent qu'elle est un peu barbée d'être poursuivi pendant de longues minutes par un barbu. C'est alors que nous voyons la maman. Elle est deux fois plus grosse, immobile dans cette lagune d'eau salée, pendant que nous la mitraillons de photos. Plusieurs minutes plus tard, nous sortons de l'eau, refroidis et apprécions la chaleur de l'air alors qu'une otarie s'est posée sur un banc en poussant un touriste Anglais, lui prenant sa place sans fioriture. Ici nous sommes chez elles.




C'est alors que nous rencontrons Marine et Ugo, un couple de backpackers très sympathiques. Tous les quatre, nous échangeons sur ces merveilles de la nature que sont les Galapagos et de cet endroit complètement hallucinant. Nous retournons ensuite danser avec les lions de mer, observer les tortues et partons manger dans le “centre” du village. Après avoir attendu trois quart d'heures sans être servis, nous changeons de lieux pour être sûrs de ne pas louper notre bateau vers Santa Cruz. Toujours accompagnés du couple, nous fonçons ensuite vers le port et naviguons pendant deux heures. Lors de ce trajet, Mo se concentre afin d'éviter d'être malade pendant que Sam discute avec Magalie une tourdumondiste maintenant en visite en Amérique du Sud.
Nous voulons retrouver ce petit monde pour l’apéro mais devons prendre la température de notre couchsurfer et savoir ce que nous pourrons faire. Nous y allons d’un pas décidé et trouvons l'hostel où Robert nous a donné rendez-vous. Il nous explique, que cette nuit nous dormirons dans la chambre 1 accompagnés de Victor, un brésilien volontaire et Marjolaine une couchsurfeuse parisienne. Il nous montre alors une pièce tout en travaux et nous explique que nous roupillerons ici demain quand toutes les affaires seront déplacées. Cela nous semble impossible mais nous validons l'idée. Robert ne veux pas venir avec nous retrouver les voyageurs puisqu'il a déjà attaqué l’apéro dans l'après-midi et se sent fatigué. Après nous avoir indiqué les belles choses à voir dans les environs, nous quittons donc le lieu et retrouvons la tripoté de français au bar profitant de l’happy hour en buvant des caïpirinhas. Nous passons un bon moment mais malheureusement, Laurent, notre copain suisse ne nous rejoint pas. Une fois le repas dégusté en pleine rue, nous partons dans notre dortoir nous loger dans les bras de Morphée.

JOUR 5 (ou 246):
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Nous filons dans un bar voir le match des bleus qui en résulte un nul dans tous les sens du terme ! Nous avons un peu peur pour la suite de la compet’ tant cette équipe est lassante à voir jouer. Nous partons ensuite vers las Grietas, une gorge dans la roche volcanique, nous loin de là. Accompagnés de Magalie, une rémoise de l'âge de Sam, nous grimpons dans un bateau taxi. Nous nous baladons pendant un instant dans un paysage désertique et arrivons sur une première crique. Nous finissions notre route en descendant des marches de bois nous amenant à un ponton. Pas mal de personnes sont déjà présentes sur le site mais c'est merveilleux. Un petit détroit nous fait face, les roches orangées surplombent l'eau turquoise de ce lagon. Nous nous équipons et plongeons dans l'eau assez fraîche pour une heure de nage et d'observation.
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Nous revenons à Puerto Ayora pour déjeuner avant de repartir vers la Bahia Tortuga et la Playa Mansa pour aller observer les requins. Ce sont des bébés mais déjà très grands ! C'est impressionnant. Malheureusement la pluie s'est de nouveau invitée à la fête. Mo tente quand même le snorkeling pour voir ces dangereux prédateurs de plus près mais l'eau est devenue trop opaque. La pluie s’intensifie et nous reprenons le chemin du centre. Nous arrivons complètement trempés mais comme nous avons sortie nos affaires de la chambre le matin nous n’avons pas d’endroit pour nous changer ni prendre de douche chaude. Nous filons au Régata profiter de l’happy hour en attendant de retrouver Magalie et Anne qui est arrivée dans l’après midi de San Cristobal. Nous dînons ensemble dans la rue aux restaurants, à l’ambiance très conviviale et chaleureuse. Il est ensuite temps de rentrer prendre une douche froide et mettre des vêtements secs
JOUR 6 (ou 247):
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Le temps est un peu mieux ce matin. Va-t-on enfin avoir une journée de beau temps ? Nous retrouvons Anne pour un petit déjeuner rapide. L’idée du jour est de prendre des vélos, gentiment prêtés par Robert notre hôte, de partir en taxi dans les hauteurs de l'île puis de faire un grand tour jusqu’à une plage éloignée et revenir avec les vélos. Nous partons donc en taxi en direction du Cerro Mesa, situé seulement à 485m d’altitude. A notre surprise, nous nous rendons compte que l’entrée du site est payante. Robert ne nous avait pas prévenu. Le taxi nous dépose au mirador, offrant une vue à 360 degrés sur l’île. C'est très beau mais cela serait sûrement plus impressionnant avec une vue complètement dégagée. Nous filons ensuite voir le cratère du cerro puisqu'il s'agit d'un ancien volcan.


Nous reprenons les vélos pour partir vers la Playa El Garrapatero. 12 kilomètres de descente dont 5 sur un chemin de terre caillouteux avant de retrouver l’asphalte. Mais au bout de 20 minutes à peine c'est le drame. Mo va trop vite, et n’arrivant pas à freiner et tourner en même temps, elle file tout droit dans un virage. Grosse chute, elle passe par dessus le vélo en faisant un beau soleil et s’avachit par terre. Elle commence à regarder ses mains quand le vélo lui retombe dessus. Sam qui l’avait attendu pile à cet endroit a vu toute la scène, le genre qui se passe en 15 secondes mais dont vous avez l'impression qu'elle dure de longues minutes, tournée au ralenti. Mo a de la chance malgré tout et s'en sort plutôt bien en atterrissant entre les pierres du chemins et juste devant un poteau électrique. Elle n’a que quelques égratignures aux mains et aux genoux, mais des marques au niveau du visage et notamment de l'œil.
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Anne qui avait filé un peu devant a interpellé un homme en voiture s'inquiétant de ne pas nous voir arriver. Ce gentil monsieur accepte de nous descendre jusqu'à l'intersection avec la route principale, où se trouve un centre de soins. Pour ne pas changer, la pluie est de retour et une fois Mo soignée, ce sont des trombes d’eau qui coulent. Nous décidons alors de faire demi tour. Nous attendons un peu avant de repartir, malgré tout en vélo.
Nous filons sur la route asphaltée vers les tunnels del Amor où nous arrivons complètement trempés. Ce tunnel de lave d’un kilomètre de long est très impressionnant et vraiment différent des grottes que nous avons pu visiter avant. Pour repartir, nous décidons de prendre le bus. Nous sommes toujours mouillés, la pluie est encore présente, ça en est assez pour aujourd'hui. Un premier bus passe devant nous mais refuse de nous récupérer. Pour ne pas perdre trop de temps nous allons au village où nous arrivons sous une très grosse averse. Nous sommes trempés jusqu'à la culotte. Un 2ème bus refuse de nous prendre. La moutarde nous monte au nez. Finalement, nous montons avec les vélos à l'arrière du troisième bus. De retour dans le centre de Puerto Ayora, nous nous rendons compte qu’il n’a pas plu ici !
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Nous quittons Anne pour aller manger. Sam décide ensuite de faire une sieste pendant que Mo retourne au centre de recherche Charles Darwin notamment pour faire tamponner nos passeports d’un beau sigle de tortue. Nous filons ensuite faire le tour de la Laguna de la Ninfas. C'est très mignon mais a priori l’eau est plus transparente le matin. Notre moral est un peu en berne. La chute de Mo est le coup de massue de la semaine.
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Nous retrouvons Magalie et Anne pour dîner et prenons le temps d'aller nous balader sur la muelle pour observer en nocturne les bébés requins à pointe noire. Il y en a des dizaines et des dizaines venus trouver leur repas du soir. Nous avons même la chance de voir des raies. Cela clôture de manière plus positive notre journée.

Nous rentrons à l’hôtel de Robert pour boucler nos affaires. En effet nous reprenons le bateau pour San Cristobal à 6h00 le lendemain. Une nouvelle surprise attend Mo qui se rend compte qu'elle s'est fait voler sa serviette microfibre. Décidément ce n'est pas sa journée.
JOUR 7 (ou 248):
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Le réveil pique un peu. Mo cherche encore sa serviette mais il n'y a plus de doutes. Nous prenons le bateau pour San Cristobal où nous arrivons 2h plus tard. Nous retrouvons l'auberge de notre première nuit puis partons prendre un petit déjeuner avant de rechercher une laverie. Nos affaires n’arrivent pas à sécher depuis plusieurs jours et il devient urgent de trouver une solution. En préparant notre linge Mo se rend compte qu'elle s'est fait voler son pull dans le bateau. Ca continue..
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Après manger nous louons du matériel de snorkeling pour aller dans un nouveau spot, Tijeretas. Nous passons d’abord par le centre d’interprétation,, qui permet d'en apprendre un peu plus sur la formation des Galapagos ainsi que sur leur histoire. A notre arrivée dans la baie, quelques personnes sont présentes mais la majorité est en train de partir. Nous devrions donc être tranquille. L’endroit est magnifique, une eau bleue turquoise entourée de falaises et rochers abruptes. Une nouvelle fois, nous jouons avec les tortues, otaries et poissons, un moment magique. Mais l'eau est assez froide, alors qu’un groupe de touristes arrive, nous décidons de partir. Nous nous posons un long moment sur la plage de Punta Carola au milieu des lions de mer. Nous savourons ces derniers instants avant de retourner à l'auberge pour préparer nos affaires.
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En ressortant dîner, nous rencontrons Marjolaine, la parisienne de notre couchsurfing de Santa Cruz, en compagnie de deux amies à elle. Nous passons cette dernière soirée ensemble. La semaine sera passée vite.
Galapagos et Guayaquil JOUR 8 (ou 249) :
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Nous ne savons pas pourquoi mais la nuit a été compliquée pour nous deux. Mo file à la panaderia pour acheter le petit déjeuner pendant que Sam boucle les affaires. Nous filons vers l’aéroport et les démarches sont beaucoup plus faciles qu'à l’aller. Le vol se passe sans encombre et nous arrivons même en avance, 13h40 au lieu de 14h00. Nous partons vers le terminal de bus non loin de l’aéroport et réservons notre billet pour le soir même. Notre véhicule pour Baños partira à 22h30. Nous avons donc 7h pour errer dans le terminal qui est également un centre commercial. L’attente est interminable et nous n’avons même pas le WiFi pour contacter nos proches ou rattraper notre retard sur le site.
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Si nous devions faire un bilan de notre semaine aux Galapagos, celui-ci serait très mitigé. En effet nous avons vu des choses magnifiques mais peut être attendions-nous trop de cette semaine. L’investissement que cela représente n’a pas été à la hauteur de ce que nous avons vécu. La grisaille, la pluie durant plusieurs jours, notre couchsurfing très mitigé, la chute de Mo et les différents vols ont pris le dessus sur les tortues et otaries. Nous espérons retrouver rapidement le soleil dans le ciel et dans notre esprit.
Baños JOUR 250 :
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Nous sortons du bus et sommes attaqués de toutes parts en posant à peine le pied au sol. Les différents hôtels et auberges de jeunesse sont représentés par des jeunes hommes qui ne nous laissent pas respirer afin que l’on séjourne chez eux. Mais les prix sont chers et nous pouvons trouver autre chose. Pour cela, il nous faudra attendre trois heures, de quatre à sept, dans la rue de la ville entourés de gens aussi étranges les uns que les autres. Une fois ce temps passé, nous réservons notre chambre, nous nous lavons (que cela fait du bien) et

repartons de suite pour manger devant le match de l’équipe de France face à l’Argentine. Et quelle rencontre ! Nous sommes avec Marine et Ugo qui nous ont rejoint pour l'évènement. Pas fans de foot, il sont comme nous, heureux de voir ce beau spectacle. Enfin des émotions avec cette équipe ! Le prochain tour sera encore plus difficle face à L’Uruguay ! Ce serait énorme de passer et d’aller en finale face à la Colombie puisqu’on y sera à ce moment. Mais nous n’en sommes pas encore là, chaque chose en son temps, et à cet instant il faut... fêter ça ! Nous prenons donc, tous les quatre des bières au soleil et filons ensuite manger un almuerzo dans le mercado central ! Épuisés par le voyage, l’attente, le match et les bières nous abandonnons nos copains pour nous reposer, écrire et publier le site. I y a beaucoup de boulot !
Baños JOUR 251 :
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Nous avons encore du travail et décidons de boucler le site en rattrapant notre retard assez conséquent il est vrai. Nous ne sortons que brièvement pour manger et se dégourdir les pattes.
Demain, nous ferons une rando avec une balançoire au sommet, ça promet !
Baños JOUR 252 :
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Nous retrouvons Marine et Ugo aux alentours de 10h près du Mercado central. Une fois que toutes les provisions sont des les sacs nous partons en direction de la casa del arbol, un lieu où il existe une grande balançoire ou l'on peut se faire bringuebaler dans le vide. Il y a 1000 mètres de dénivelé environ et nous nous élançons sur la première côte qui nous fait vite surplomber la ville. Cela grimpe bien alors que nous apprécions les premiers points de vue, sympathiques, de la « ciudad » et la vallée.

C'est un parcours moyennement balisé donc nous nous trompons quelques fois mais retrouvons toujours notre chemin. Nous débarquons alors sur deux gigantesques balançoires. C'est très impressionnant mais cela coûte dix dollars le tour nous négocions mais cela reste trop cher, nous verrons le prix en haut à la casa ! Nous continuons et arrivons à destination. C'est en fait un petit parc à un dollar l'entrée pour essayer les plusieurs bascules de différentes tailles. Nous rigolons bien et pic-niquons sur la pelouse appréciant largement le soleil présent depuis le début de la journée. Et puis nous nous installons sur le siège de l’escarpolette qui est accrochée à une branche et une petite cabane : la casa del arbol. Nous nous éclatons puisqu'un local nous pousse aussi haut les uns que les autres, enchaînant les cabrioles dans les airs et volant de la plus belle des manières. Cela n'a rien à voir avec notre méthode de poussée, lui nous envoie fort et loin nous faisant même tourner comme dans un manège. Excellent.

Nous décidons ensuite, après avoir goûté à la tyrolienne, de descendre vers Baños. Le chemin du retour est plus tranquille même si la pente est parfois bien inclinée. Lorsque nous nous posons au bar en guise récompense on ne se doute pas du temps qui va passer. Nous trinquons jusque tard dans la soirée et organisons un tour en rafting pour le lendemain. Ça s'annonce très drôle.
Baños JOUR 253:
Un peu mal aux cheveux ce matin, nous démarchons, par équipe de deux, les entreprises afin de trouver le meilleur prix pour le rafting. Nous trouvons assez rapidement et grimpons dans un bus vers 9h15. Après une heure, nous débarquons sur le site du départ, sous une pluie dense. Mais l’ondée se calme et, alors que nous apprenons les bases et sommes initiés sur terre, c'est l'heure de se jeter à l'eau.

Dès le démarrage, les sensations sont dingues. Les rapides sont forts, techniques et nous sommes tous aspergés sur le navire. Accrochés sur les boudins, nous naviguons et rigolons bien grâce à Frédérico qui assure l'ambiance tout en faisant preuve d'autorité sur les consignes de conduite. De plus, tous les membres du raft se placent à tour de rôle devant, sans rame, afin de vivre la descente au plus près de l'eau, le saisissement est parfait. Quand on est en avant poste, c'est génial, on se prend des vagues à chaque seconde.
Une fois encore ce moment passe très vite et nous sortons de la rivière afin de se diriger vers le restaurant.
Une heure et demie de traverser mémorable profitant d'un grand torrent aux différentes difficultés nous apportant un réel plaisir. Une fois le repas dévoré, nous revenons à Baños pour nous ressourcer. La soirée est très calme.

Baños JOURS 254 & 255:
Le programme d'aujourd'hui est plaisant puisque nous voulons aller voir les cascades aux alentours de la ville et pourquoi pas un zoo. Mais Mo ne se sent pas en forme ce qui affecte la motivation de Sam. La journée est placée sous le signe du glandage, en espérant que Morgane ira mieux demain.
Lorsque Mo part en direction des toilette à 5H00 le lendemain matin, Sam comprend rapidement que ça ne sent pas bon. Nous ne nous parlons pas d'odeur mais elle est malade. Fort heureusement, la responsable de l'auberge, qui est infirmière, nous donne des médicaments. Marine aide Morgane avec des huiles mais elle est au fond du lit. Pendant ce temps, Sam passe un peu de temps avec le couple Strasbourgeois en allant manger, en discutant avec d'autres backpackers et en jouant aux dés ou aux cartes. Il apprend d'ailleurs un jeu très sympa : le Cambio.
Baños et Zumbahua JOUR 256:
Départ pour le lac de Quilotoa, un lieu dont nous n’avons entendu que du bien de part sa beauté et le calme qui y règne. Arrivés en milieu d’après-midi à Zumbahua, Ugo et Sam se précipitent dans l’auberge de jeunesse où nous avons été déposés par un Équatorien difficile en affaires. Nous rembobinons : nous prenons un bus en sautant dedans, à peine après être arrivés au terminal, pressés par les locaux. Le prochain arrêt sera à Latacunga avant de repartir direct vers Zambahua car ce village est plus près de la rando tout en étant moins cher que l'autre ville.
La surprise sud-américaine est constante si bien que lorsque cela fait plus de huit mois que vous êtes sur le continent et que vous croyez en connaître les principes, vous êtes toujours surpris. Et oui, nous sommes largués sur un carrefour, un rond-point de trois voies et les véhicules en tout genre qui nous entourent. C'est fou, des locaux patientent ici ou là pendant que nous nous dirigeons vers l'autre côté de ce géantissime croisement bien conseillés par un homme habitué. Attendant gentiment le prochain bus, nous sommes alpagués par une camionnette. L’homme négocie fermement le voyage mais même si nous souffrons nous ne rompons pas. Le prix du trajet sera le même qu’en bus.
C’est pour ça qu’à notre arrivée, nous sommes heureux et souriants quant à la découverte de cet hostel calme. Le lieu est plaisant, les gens très accueillants. Nous nous installons près du feu avec maté et thé appréciant la chaleur des flammes que nous apercevons jaillir du poêle à bois. Nous sortons le « Love Letter » mais devons stopper la partie. Le jeu est devenu trop abîmé.
Zumbahua JOUR 257 :
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Chacun son tour. Sam n’a pas dormi de la nuit et préfère se reposer alors que Mo, en bien meilleure forme que les jours précédents, part avec Marine et Ugo à proximité du lac de Quilotoa. Mo déambule deux petites heures autour du lac assistant à un spectacle bluffant. Pour autant, elle n’est pas en capacité de suivre le couple durant 5 à 6h00. Les montées sont très difficiles et elle rebrousse chemin après le premier mirador pour retrouver Sam.
Le lac de Quilotoa (environ 3 kilomètres de diamètre) est un des sites les plus impressionnants des Andes Equatoriennes. Le cratère du volcan éteint abrite maintenant un lac et ses eaux turquoises reflètent magnifiquement les sommets enneigés de la cordillère. Uniquement accessible par des routes en mauvais état, cette région offre des paysages tout à fait splendides, entre montagnes et falaises, ainsi que des villages indiens restés encore authentiques. Le village principal est situé sur les hauteurs du cratère à 3920 mètres et accueille les touristes dans des auberges communautaires.

Sam de son coté travaille sur la nouvelle vidéo, l’écriture et les photos. En se plongeant, de nouveau, dans les dossiers informatiques du Brésil et de l’Uruguay, par exemple, il se dit que le temps a filé à une vitesse incroyable. Les questions d’avant départ laissent des nouvelles interrogations quant au retour et au bilan de cette aventure extraordinaire. Même s’il nous reste encore de magnifiques choses à découvrir, apprendre et vivre, nous savons qu’à partir de maintenant le décompte s’agite au-dessus de nos têtes respectives en nous alertant quotidiennement.
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Lorsque Mo revient, elle est épuisée. Ayant peu mangé depuis deux jours, elle semble au bout du rouleau. Nous partons donc nous requinquer avec un bon repas à base de riz. Ensemble, en cet après-midi éclairé et, avec en toile de fond les montagnes équatoriennes, nous bouclons entre autre, la huitième vidéo. Frissons garantis !
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Le soir, nos potes reviennent rouges comme des tomates mais les yeux pétillants après avoir adoré leur balade aux alentours du lac. Ils nous préparent une bonne soupe bien chaude ( trop sympa!) et tout ce petit monde fonce au lit afin de récupérer.
Zumbahua + Quito JOUR 258 :
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Une bonne nuit et ça repart. Nous arrivons en ce dimanche 8 juillet dans la capitale du pays. De suite, Sam adore les architectures en prenant des photos dans tous les angles possibles. Nous cherchons un lieu pour dormir à bon prix. Dix minutes plus tard, les gars gardent les sacs et les filles foncent trouver notre sésame. Elles reviennent une heure plus tard : C’est cher, loin du centre ou pas propre. C’est donc au tour des gars d’aller voir à l’opposé s’il y a un endroit pour nous. Ils réapparaissent en demandant aux filles d’aller jeter un oeil à deux pas. Quelques instants plus tard, nous voici dans une auberge sympa négociée à bon prix et très bien située. Cela mérite bien un apéro et un jeu de carte. Nous visiterons la ville demain.
QUITO JOUR 259 :
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Nous partons en direction du marché pour un petit dej’ : tortilla œuf et jus d’orange frais ! Un délice et cela cale bien.
Nous retrouvons enfin Laurent, notre Suisse national, pour le free walking tour. Mais à notre grande surprise, il y a plus de cinquante personnes. Nous rejoignons d’autres touristes et deux groupes se forment. Mais c’est beaucoup trop, dès le départ Sam n’apprécie pas cette foule, ne comprenant pas les descriptions du guide. Nous suivons, malgré tout, les moutons que nous sommes aussi et arrivons sur la « plaza grande » où l’heure de la relève de la garde a sonné ! Nous avions vu cette scène à Lima mais rien à voir ici. La place est investie et nous suivons tant bien que mal le guide accompagné des touristes aussi surpris que nous. Très vite, nous perdons (volontairement ? ) l’ensemble du groupe ; nous sommes pris entre les discours ainsi que les sons musicaux et les manifestants présents sur une partie de la place réclamant plus de considération pour les enfants disparus.
Entre pouvoir politique, disparition d’enfants, mécontentements et cérémonie en grande pompe, nous sommes décontenancés…

Nous filons à l’anglaise en direction de la basilique. Celle-ci est à trois cuadras de notre positon et nous y arrivons rapidement. Elle est immense, d’une hauteur incroyable, considérée comme le lieu de culte le plus grand d’Equateur et d’Amérique du Sud et s’impose grâce à son style architectural néogothique.
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Quito est la capitale de l'Équateur et de la province de Pichincha. Le Grand Quito du District métropolitain comptait environ 3,1 millions d'habitants début 2018 et continue de s'accroître rapidement. La ville s'étend du nord au sud sur 50 kms de longueur, à une altitude de 2 800 m, sur les flancs du volcan Guagua Pichincha (dernière éruption en 1999). Son nom vient des tribus Quitus qui précédèrent les Caras. Si on la dit « fondée » par les colons espagnols le 6 décembre 1534, en réalité les Incas s'y étaient établis quelques 50 ans auparavant, s'installant dans une zone déjà habitée depuis presque 2500 ans. Le centre névralgique de Quito se situe au nord de la ville. Plus au sud se trouve le centre colonial historique, un point de passage obligé pour tous les touristes. L'UNESCO a d'ailleurs déclaré Quito Patrimoine de l'Humanité en 1978 pour son architecture coloniale.
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Après l’almuerzo nous courrons prendre un bus en direction de la Mitad del Mundo. Il faut presque une heure pour atteindre cette petite ville située seulement à une quinzaine de kilomètres de la capitale, et à une vingtaine de notre auberge. Il existe deux musées, l’un très touristique où l’on trouve la première ligne tracée de l’équateur, et le second beaucoup moins fréquenté, où l’on trouve la ligne plus récente et plus exacte. Deux missions géodésiques ont eu lieu en 1736 et 1901, pour déterminer la position exacte de l’équateur. Et ce dernier bouge. La visite est très intéressante et en espagnol, donc avec beaucoup moins de touristes. Nous y faisons quelques expériences et apprenons de la culture Equatorienne et des différentes expéditions de calcul, notamment Françaises qui ont été faites.

Nous rentrons ensuite, après avoir mangé de bonnes pizzas ou l’attente aura été impressionnante. Demain un grand jour nous attend et nous repérons un Hostel français , tenu par un breton pour admirer cette demie-finale de coupe du monde.
Quito JOUR 260 :
On est chaud, chaud bouillant comme on dit. La matinée est calme entre petit déjeuner et détente pour les uns et les autres. Mais à midi et demi, les choses sérieuses commencent et nous courrons dans l’hostel à deux pas de là. Nous entrons dans un bâtiment magnifique, classe et lumineux. Une femme, à l’accueil, nous dirige vers l’endroit où aura lieu la retransmission. Nous nous engouffrons dans un couloir, entourés de mur blanc, apprivoisant, sûrs de nos pas, un vieux parquet marron clair où les rayons du soleil se reflètent créant une lumière aussi belle que cette journée. Une fois les escalier descendus, nous arrivons dans le salon : une pièce avec une grande télé, un bar au fond, un espace joliment aménagé, des gens assis, bouteilles de vin rouge et verres remplis près d’eux. Ici c’est « bonjour » pour tout le monde, il n’y a que des Français c’est fou. Nous posons nos affaires sur une table élevée histoire d’être en hauteur et filons au jardin fumer une clope. L’extérieur est carrément d’enfer avec plusieurs terrasses et un bel espace vert. Nous sommes sous le charmes de ce lieu alors que la Marseillaise retentit et que tout le monde chante, déjà stressé par l’enjeu.
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Les première minutes sont plus que difficiles mais l’équipe de France réussit mieux sa fin de premier acte. Bref, comme ce n’était pas annoncé, il n’y a pas de but. L’équipe qui inscrira un but gagnera puisque ce sera quasi impossible que l’autre revienne au score. Sur un corner, la France marque, tout le monde est aux anges ici, avec des « allez les bleus » et nous en passons. Que d’émotions mon cher Thierry. A partir de ce moment là, même si nous avons peur, nous sentons que les bleus sont puissants et qu’ils ne lâcheront pas ce précieux, ce but si important à leurs yeux, à nos yeux. Nous souffrons autant que les joueurs dans les dernières minutes, apprécions les gestes incroyables d’un gamin de dix-neuf ans et célébrons dans une liesse incommensurable la qualification en finale ! Putain c’est beau.
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3ème finale en vingt ans pour le foot Français. Nous ne sommes pas heureux des résultats depuis longtemps maintenant mais là, il faut avouer que cette équipe joue avec le cœur et elle gagne. Pour plaire, il faut de la détermination et un poil de réussite. Il faut aussi des rebondissements ainsi que du caractère et nous les avons vécus avec ce match historique contre l’Argentine. Maintenant il s’agit d’aller au bout et de ne pas faire comme il y a deux ans et cette défaite que personne n’a oublié, il se profile une finale au allure de duel européen. Vivement !
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L’euphorie est partout et les bières coulent à flot. Mo discute avec des filles en trip, elles aussi, contactées sur le net pour se retrouver. Sam « refait le match » avec des parisiens, les gens ont le sourire et les photos sont prises dans tous les sens.
Il est l’heure pour nous de manger, nos ventres remplis de houblon ont besoin de solidité afin d’affronter cette soirée placée sous le signe de la fête. Après avoir englouti un gros sandwich, nous filons acheter du rhum et fêtons ce beau moment tous les quatre en jouant aux cartes. Sur le tard nous voulons festoyer dans la ville mais aucun endroit ne nous ouvre ses portes, nous revenons nous coucher, frustrés mais ravis de cette journée qui restera à part dans le voyage.


Quito JOUR 261 :
Journée placée sous le signe de la récupération, comme pour les joueurs, mais pas pour les mêmes raisons. Nous bullons, sentons encore nos cheveux sur nos têtes. Cette tête qui résonne fort mais qui se remémore tout ce bruit indolore et les efforts consentis par les joueurs. Nous partons demain pour Otavalo et son marché mythique. Mo veut absolument y aller et ça tombe bien nous avons des cadeaux à acheter. Nous bouffons une grande plâtrée de carbonara dans un petit resto devenu notre QG gastronomique, préparons nos affaires et dormons, oui il ne faut pas oublier.
Quito + Otavalo JOUR 262 :
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Des œufs, tomates, oignons, sandwich jambon fromage, un café et un jus de fraise : la journée commence bien. Les sacs sont bouclés et nous voila partis vers de nouveaux horizons. Au revoir Quito, nous t’avons appréciée même si nous ne t’avons pas bien visitée.
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Nous grimpons dans un bus à une minute de l’auberge. Le trajet est long, nous sommes debout avec nos « mochilas » sur le dos au milieu de la foule, dense, du bus. Plus le temps passe plus nous avons de l’espace, et au terminus, nous descendons pour monter dans un autre véhicule. Quinze minutes plus tard nous pouvons nous installer : deux heures nous attendent avant d’arriver au prochain village. Nous resterons là-bas une nuit afin de passer la frontière vendredi si c’est possible.
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Lorsque nous arrivons, nous trouvons rapidement notre gîte d’étape et fonçons manger un morceau. Nous sommes frustrés de ne pas pouvoir joindre nos proches qui doivent dormir. Mo part au marché pendant que Sam boucle le site. Demain, direction la Colombie, le dernier chapitre d’un voyage haut en couleur.
Otavalo + Ipiales JOUR 263 :
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Sam a travaillé sur le site jusqu'à très tard, le réveil est dur malgré que Mo l'ai laissé dormir un peu plus. C'est vraiment frustrant de s'investir autant pour ce projet d'écriture, d'informatique et de vidéo car c'est prenant et fatiguant. Nous n'étions pas obligés de le faire et si on devait repartir pour si longtemps on ne le referait pas… C'est trop d'investissement pour ne pas avoir assez d’échanges sur ce qu'on fait, de plus, le matériel transporté est lourd, fragile et nous sommes toujours sur le qui-vive afin de le protéger. Il n'y a pas d'idéal pour relater des histoires, des faits et c'est vrai que nous ferions autrement si c'était à refaire.
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Bref, nous prenons un taxi qui nous dépose sur la panaméricaine pour récupérer un bus direction Tulcan, ville frontalière. La chance nous sourit car le taxi s'arrête et un bus est juste derrière. Nous chargeons rapidement nos backpacks et c'est reparti. Une fois arrivés à Tulcan, nous devons reprendre un taxi pour nous rendre au poste frontalier à 15 minutes environ. Et c'est maintenant que le plus dur commence. Des files d'attentes ici ou là dans plusieurs directions nous font face. Bien aidés par les conseils du chauffeur de taxi, nous nous dirigeons rapidement vers la file la plus courte où il y a déjà beaucoup de monde à patienter. Mo demande confirmation à un policier mais il n’y a bien qu’une file unique pour les entrées et sorties du territoire. L'organisation de cette frontière est médiocre, les Vénézuéliens doivent s'enregistrer sanitairement dans un premier temps avant de faire la queue. De temps en temps, nous voyons des responsables douaniers faire entrer des civiles, des familles ou des enfants : c'est aussi une preuve de la désorganisation. Mais nous y arrivons. Pour entrer en Colombie ça paraît plus simple. Une file pour les Vénézuéliens et une pour les autres nationalités.
Nous faisons tamponner assez rapidement nos passeports et sautons dans une camionnette pour rallier le centre d’Ipiales où nous passons la nuit, près du terminal afin d'y aller le plus facilement possible demain matin.
En route vers notre dernier pays: la Colombie !
