Départ de Nantes
Nous partons donc le 23 Octobre, décollage à 19h50 direction Rio de Janeiro, avec une étape à Casablanca.
J-2 :
la radio résonne dans la maison de Fabienne, nôtre hôte depuis un an. Les basses de la musique pénètrent dans nos ventres et nous comprenons que le stresse monte. Dans quelques heures nous serons à l'autre bout du monde pour un bon bout de temps, seuls. Cette sensation est inexplicable, le cœur bat à cent à l'heure, le cerveau est en ébullition et le temps est un ennemi. Ce temps qui durant l'année fut une vaste blague quand nous répondions "Le départ ? nous avons le temps c'est dans 6 mois ! ! !" Il y a comme un décalage entre physique et intellect, comme si l'acte présent n'existait pas, comme si c'était un rêve. Cette sieste féerique dure depuis très longtemps et nous attendons fermement la pose du premier pied sur le sol brésilien. Vivement.

Jour J :
Le calme avant la tempête, nous ouvrons nos paupières pour régler les ultimes détails. Dans huit heures nous serons dans l’avion au départ de l’aéroport de Nantes. Pour marquer le coup, le père de Mo sa tante, sa sœur, son neveu et sa nièce se retrouvent chez la mère de Sam autour d’un bon repas. Entre rigolade, stresse, agacement et énervement l’heure a sonné, nous partons donc en direction de l’aéroport où nous retrouvons d’autres personnes qui nous ont fait la surprise d’un dernier au revoir.
Alerte anecdote : au moment de l'enregistrement des bagages, l’hôtesse nous annonce que nos deux vols sont surbookés ! (pratique courante sur toutes les compagnies aériennes) Nous risquons donc de rester bloquer à Casablanca. Fort heureusement tout c'est bien fini et le vol s'est passé normalement (voir page Brésil)
Après avoir séchées nos larmes comme nous le pouvions, le décollage arrive enfin. La nuit ne fait que commencer pour nous. Morgane a pris l’avion plusieurs fois lors que Samuel expérimente sa troisième. Nous traversons l’aéroport de Casablanca, Morgane en tête, qui se faufile dans la foule. En un rien de temps nous voici dans notre deuxième avion… Pourvu que les bagages suivent !
Nous posons nos pieds sur le sol Brésilien en attendant de voir si nos sacs ont fait de même... L'histoire débute !
